| Editorial | 01.01.2008 | crabouif |
Bienvenue dans ce site dédié à la construction d’une maison en paille. Il a pour but de partager notre expérience de construction d’une maison qui, il faut le dire, n’est pas conventionnelle.
Nous sommes une famille de la région de Neuchâtel et nous allons donc construire une maison en paille, en grande partie en auto-construction. Nous allons sans doute, dans cette riche aventure, avoir plein de problèmes auxquels nous allons devoir trouver des solutions.
A ma connaissance, en Suisse, il n’y a pas d’auto-constructeur de maison en paille qui a tenu un « carnet de bord » public de sa construction. Remarquez que si vous en connaissez, je mets volontiers un lien sur ce site.
Nous avons pu constater que la France est bien fournie en matière de sites, blogs et forums, et c’est vraiment très utile pour se faire une bonne idée et avoir de bons exemples. Toutefois, la Suisse n’est pas la France, surtout en matière de construction. Nous avons donc déjà goûté à ces différences et je crois qu’il est important de partager nos expériences « suisses » afin qu’elles soient utiles à d’autres.
Je vous souhaite une bonne lecture et j’espère que nous pourrons répondre à une partie de vos interrogations ou simplement vous faire découvrir une autre manière de construire puis d’habiter...
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Aujourd’hui, on a pas fait grand chose dans le volume de travail, mais on a fait de grandes choses...

- Fig 1 : Elements de l’arche
Vous l’aurez compris, on a fixé la lisse basse de l’arche (1), levé l’arche (2) (à deux, vous noterez la performance...) et fixé les « pilliers » (3).
Pour le petit truc : pour fixer la lisse basse, on a utilisé des grosses visses (8 x 200), et là, ma super visseuse a commencé à patiner. On a alors pris la perceuse à percussion à laquelle on a fixé notre embout Torx et la vis est rentré comme dans du beurre !
Quand on a levé l’arche, après de grands efforts, on a eu un petit problème : elle ne passait plus sous la poutre, c’est peut-être dû à la compribande qu’on a pas oublié... On a donc décidé de mortaiser la lisse basse pour la descendre un peu.

- Lisse basse mortaisée
- Là où l’arche viendra poser.

- Arche en approche de son emplacement
Puis on a enfin fixé définitivement l’arche, encore avec de bonnes grosses visses.

- Et la voilà définitivement fixée
Restait donc à faire et fixer les piliers. Pas facile car je voulais mortaiser la lisse basse et l’arche pour la fixer. Le problème est que pour mortaiser dans l’arche on est à l’envers et l’arche est ronde. Je n’avais pas trop le choix car pour trouver l’emplacement du pilier dans la rondeur de l’arche, il fallait aller à fil à plomb. Mais qu’à ce là ne tienne, on a mis des guides et on a défoncer tout ça ! Pour ce qui est des ajustements fins j’ai utilisé ma « Dremel » qui m’a déjà bien rendu des services.
Après la découpe à la bonne longueur des piliers, on les a entrés à la masse et vissés pour le point final.

- Mortaise pour le pilier en bas

- Mortaise pour le pilier dans l’arche

- Un pilier en pleine pose

- Et voilà le travail !

- Elle est pas belle cette arche ?
Avant de commencer le chantier, quelqu’un que j’avais rencontré m’avait donné une idée : faire des « échafaudages à l’ancienne ». J’avais donc fait l’acquisition de perches, consoles et plateaux afin d’en construire.
Historiquement, je voulais les monter dès le début, mais la vie du chantier en a voulu autrement (pour les détails voir ici).
Le murs en paille étant de plus en plus haut, il est grand temps de les monter. Et donc, on a commencé à le faire. On a installé 5 perches et fini de monter le côté est de la maison.
Pour les installer, on pose les perches sur des planches et on s’assure qu’elles ne vont pas glisser. Puis, on a coupé les perches à la bonne grandeur et on les a vissées aux chevrons du toit. Pour la répartition des étages, on est parti d’en haut et on les a mis tous les 2 m.
A cette adresse il y a un document qui donne des normes : http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/s/rsg_L5_05p03.html.

- Des perches posées et en attente

- Fixée aux chevrons

- Le pied d’une perche

- Échafaudage est

- Les consoles

- Et voilà le travail
Mon feeling me dit qu’on va avoir un petit soucis : en effet je vais faire faire l’enduit extérieur à la guniteuse et je crois qu’il leur faudra plus d’espace pour pouvoir gicler l’enduit avec leur lance... Affaire à suivre, d’autant plus que je les vois bientôt.
Autrement, pour des raisons professionnelles, je ne peux travailler qu’un jour sur le chantier cette semaine. Le prochain chantier participatif se rapprochant déjà, on a fini l’ossature du rez supérieur.

- La porte-fenêtre est
- Qui donnera sur la terrasse est.
Nous étions 10 (11 avec le cuisto) et on a bien avancé.
L’objectif pour ce participatif était de monter un maximum le mur nord et refaire le mur sud-est qui ne me convenait pas. En effet, lorsque j’ai monté l’ossature pour la paille, j’ai fait en sorte qu’à l’angle il y ait une petite botte (36 cm x 36 cm). Le problème est que c’est difficile de faire tenir des petites bottes dans un angle. Pour le mur sud-ouest, nous avions prévu de mettre une botte entière à l’angle et ça marche comme ça. Ma foi, désolé pour le chantier participatif du 21 avril, mais on a refait une partie du boulot. Il faut aussi dire que c’était un peu la journée test...

- Façade est
- On distingue que l’angle ne bave plus...

- Façade sud
- Là aussi on distingue le mur en bas à droite qui a été refait.

- Façade nord
- Ouaaaahhhh !

- Et la façade ouest
- L’angle sud ouest a aussi bien avancé.
Pour ce chantier participatif, comme je l’avais prévu, on s’est réorganisé :
J’ai acheté une visseuse (même qu’une de plus c’est bien). La prochaine fois, je demanderai aux bénévoles qui en ont une de la prendre avec.
On avait même une deuxième tronçonneuse et ça nous a bien aidé. Il y avait moins d’attente pour rainer la botte.
On avait trié les bottes et ça, ça nous a bien aidé. Pas toujours car il y avait quelques erreurs, mais quand même.
On avait fini l’ossature pour le chantier. Ce qui m’a permis de rester présent avec les bénévoles.
On a adapté l’ossature aux bottes et non pas l’inverse.
Il n’y a plus que des bottes entières qui font l’angle.
Petit problème, nous avons construit l’ossature en fonction des bottes que nous avons triées et que nous avons cru avoir dans les bottes non triées. Mais on s’est rendu compte assez vite que nous avions une pénurie de bottes de 110 et 115 cm. Pour le moment nous comblons la différence avec une galette [1].
Assez vite, les bénévoles ont ralé que ma tronçoneuse ne coupait pas bien. Je suis donc vite allé chez Jumbo pour acheter des chaînes pour la tronçoneuse. Quelle galère ! Il y avait au moins 30 modèles de chaînes, et les vendeurs (qui se faisaient rares) ont eu de la peine à me la trouver. D’ailleurs, je l’ai plus ou moins trouvée tout seul (merci Internet et mon smartphone...).
Ce que je peux encore améliorer :
Donc demander aux bénévoles de prendre une visseuse s’ils en ont une bonne.
Organiser une tronçoneuse de plus.
Essayer d’être plus précis avec la taille des bottes. Et trouver des bottes de 110 et 115 cm !!
Avoir des chaînes de tronçonneuse en réserve.
A midi on a eu droit à une excellente paella. Merci Laurent !
Dans les petites expériences, on a essayé de couper une botte dans sa longueur. Résultat, la tronçonneuse a grillé (aïe, c’était pas la mienne...) !
J’ai aussi eu la visite de mon conseiller en électricité et on reparlé du concept qui risque de revirer sur de la domotique. Mais ce sera sujet d’un autre article en temps voulu.
Une journée bien bien remplie et complètement satisfaisante !
Un grand merci à Nicole, Sabine, Isabelle, Didier, Flavio, Lukas, José, Laurent, Caryl et Robert [2] !
Notes [1] Quand la botteleuse fabrique les bottes, elle tasse plusieurs paquets de paille tour à tour. Ensuite, elle met une ficelle autour de tout ces paquets pour former la botte. Ces paquets d’environ 10 cm d’épaisseur sont appelés "galettes".
[2] Yvan, y comprendra.
Bon, pour être prêt pour le chantier participatif, il nous reste à poser l’encadrement de la porte-fenêtre ouest, la porte d’entrée de la maison, l’encadrement de la chambre est et quelques éléments d’ossature.
Le problème est que pour diverses raisons, on a une journée plus courte...
Bon ben au boulot alors !
On pose l’encadrement de la porte fenêtre, pas de soucis (on a même pensé à la compribande, ça vient, ça vient...), puis la porte et enfin on s’attaque à l’encadrement de la fenêtre de la chambre est.

- Façade ouest
Comme je l’ai dit dans mon précédent article, je dois revoir ma technique de pose pour cet encadrement ! Bon, après une nuit pleine de bons conseils, voici comment on a procédé : On a simplement monté l’ossature et l’encadrement au sol puis on l’a ammené à son emplacement final. Hormis une petite erreur de 10 cm sur la hauteur de la deuxième planche d’ossature (ah hemmm, ce qui fait que l’encadrement n’était pas très plat, mea culpa...) tout s’est passé comme prévu et du coup on a pu finir tout ce que je voulais faire pour le chantier participatif de demain ! Yesssss !

- Façade est
Donc demain paille, paille, paille !
C’est agréable de travailler au soleil...
Aujourd’hui, on continue l’ossature afin d’être prêts samedi pour le chantier participatif.
Pis surtout, on commence à mettre la compribande qu’on a oubliée sur l’encadrement de la baie vitrée au sud... ! Etant donné qu’une partie de l’ossature était déjà montée, l’encadrement rentre tout juste. Donc, si on met la compribande comme ça, elle risque d’être arrachée au passage de l’ossature. Donc, décision, on fait une petite rainure et la compribande fera le reste... Vous comprendrez mieux par l’image :

- L’ossature déjà ajustée
- Et le cadre prêt à être installé.

- La rainure pour la compribande

- La compribande dans la rainure

- La baie vitrée ouest

- La baie vitrée est
Puis, on a fini toute l’ossature de la façade nord pour le rez supérieur.

- La façade nord
- Il manque le hublot que j’installerai quand la paille sera au bon niveau.
Ensuite, on a posé l’encadrement de la fenêtre de la future chambre des enfants. Pour ce faire, on a pris beaucoup (trop) de temps. On l’a d’abord posé sur des bottes de paille (dont la hauteur est à peine plus basse que celle de l’encadrement) puis on a affiné la hauteur avec des taquets. Je ne crois pas que c’était la meilleure solution. Il faut que je réfléchisse à une solution plus simple pour l’autre côté.
On a failli encore oublier la compribande, mais ce coup là on y a pensé juste juste à temps...

- L’encadrement de la chambre des enfants
Pour la façade ouest, il nous reste à poser une porte-fenêtre et la porte d’entrée de la maison. On verra ça demain.
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