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Hublots empaillés !

Non, je ne suis pas taxidermiste, mais mes hublots sont bel et bien empaillés !

Il y avait tout d’abord le hublot du rez supérieur (pour la salle de bain) qui était resté en suspens, parce que je ne savais pas trop comment le faire. Bon ben il faut bien se décider un jour ! Alors je vais faire comme ça : je vais caler la paille dessous et dessus, puis pour ce qui est des côtés (qui sont trop fins pour les faire en paille), je vais faire l’isolation avec un autre matériau plus maléable (mon idée est le béton de chanvre).

Botte sur le hublot du rez sup.
On ne voit pas très bien car il est à la limite de l’échafaudage.

Pour le deuxième hublot, là on a pu mettre de la paille tout autour. De plus, comme expliqué dans l’article précédent, on a mis les fixations définitives du hublot dans la paille. Pour la planche qui traverse le hublot, on va la découper au dernier moment, quand on aura mis l’escalier ou quelque chose qui la tienne à l’ossature porteuse.

Tenue du hublot dans la paille
Ca fait d’une pierre deux coups.
Découpe d’une botte pour le hublot
Le hublot empaillé !
Vue de derrière
On fera les finitions en temps voulu...

Demain, petit chantier participatif. J’espère qu’on finira tout le gros de la paille.

Pa-paille, mais pas à la fou-fourche

Voilà, on a fait de la paille à « donf » !

On approche de plus en plus du toit et donc des détails les plus hardus ! Evidemment sous le toit il y a une pente, il y a aussi des chevrons et les chevrons font qu’on doit faire comme des crénaux dans la paille, et donc c’est beaucoup de découpes, et donc c’est beaucoup de temps et de patience...

Pour la combine du jour, et à la demande de l’artisan qui va faire l’enduit extérieur, on a commencé à mettre des petit « pieux » dans la paille qui sortent de 3 à 4 centimètres. Ces pieux ont pour but de porter un peu l’enduit extérieur pour diminuer le risque de l’éventuel fissurage (mine de rien l’enduit fait son poids !).

Un pieu
Qui devra porter un peu l’enduit.

On a fini de poser tout ce qui est bottes pleines ! Il ne reste plus que les bottes compliquées : sous le toit et sous le balcon.

Je pense que la semaine prochaine, on aura fini définitivement ce qui est de la pose de la paille.

Une fois n’est pas coutume, les photos vont montrer ce qu’il reste à faire :

Reste le passage sur l’échafaudage
Reste la ligne des pans du toit
Reste les chevrons est

Grand merci à Sylvia, Isabelle, Didier, Nico et Flavio !

Dernière ligne droite !

On est presque au bout ! Mais va-t-on arriver à finir la pose de la paille ce soir ?!

Bon on attaque. On commence par faire les dessous du balcon, mais c’est long car il faut découper l’emplacement de chaque solive dans les bottes, et les faire suffisamment juste pour ne par créer de passage d’air !
Ben moi je trouve que l’on peut se féliciter ! C’est pas mal du tout !

Les solives dans la paille
Sous le balcon
On voit ici qu’on a dû "croisillioner" de ficelles pour que la botte découpée tienne.
Les solives vues de dessus
Juste sous l’arche.
On met quand même la paille un peu à l’abri...

Une fois fini on a nettoyé le 1er étage de la paille restante (vu qu’on en aura plus besoin ici). C’est très agréable et réjouissant de retrouver ce grand espace !

Quel bel espace !

Allez allez, encore 4 allèges à empailler !

Bon avant de faire ces allèges, on doit nettoyer la montagne (non non je ne plaisante pas !) de paille en vrac qui vient de nos travaux du 1er. Bon ben au boulot et ce n’était pas rien ; on doit tout descendre au rez inférieur. On a bien transpiré !

La montagne de vrac !

Une fois nettoyé, on attaque. Bon ben on a réussi à en faire 2. Les deux dernières seront pour demain...

Fenêtre ouest
Fenêtre est
Petite journée pour une grande étape !

Une petite journée car on a commencé en fin de matinée et on a fini en milieu d’après-midi.

Mais, mais, mais, on a fini de poser la paille !! Ça y est l’enveloppe de paille est finie !

Il nous restait les deux allèges du rez inférieur sud. Chose qu’on a faite avant midi, puis pour fêter ça, on s’est bu une bonne bouteille !

Allège sud-est
L’allège est la partie sous la fenêtre.
Allège sud-ouest
Les 2 allèges

Au final, on a un excédent d’environ 250 bottes de paille que je veux évacuer au plus vite afin de pouvoir attaquer la prochaine et grosse étape : l’intérieur !

J’ai fait un seul téléphone à la première ferme aux alentours (env. 500m à vol d’oiseau) et ils ont tout de suite été intéressés. Ils sont venus voir et c’est vendu ! Ils viennent chercher la paille (et le tas de vrac) ce week-end.

Donc la semaine prochaine on va prendre au moins une journée pour nettoyer la maison et faire un petit entretien des outils.

Il reste quand même quelques menus travaux avant de faire l’enduit extérieur : bourrer un maximum les espaces vides et planter les micro-pieux qui soutiendront l’enduit.

Conclusion (intermédiaire)

Pour conclure la pose de la paille, je dirais que ça a pris plus de temps que je croyais car j’ai sous-estimé plusieurs points :
 La mise en place : en effet avant chaque partie de mur, et plus on était en hauteur, on construisait un « pont [1] » afin de se mettre en sécurité, et ça, ça prend du temps !
 On a aussi dû construire les échafaudages pour pouvoir faire une pose optimale de la paille et en toute sécurité.
 La technique que j’ai choisie est assez gourmande en temps (chose que j’ai sous-estimée). Il faut rainurer chaque botte puis visser la latte qui tiendra la/les bottes de la rangée.
 Les découpes (longueurs et formes spéciales) dans les bottes prennent plus de temps que ce que j’avais imaginé.

Bref, je crois que j’ai tendance à sous-estimer le temps de construction et je crois aussi que j’ai été influencé par l’isolation du toit qui elle n’a pris qu’une journée. Ce qui me parait logique vu que je n’ai pas d’expérience dans ce domaine et que je me réjouis d’y habiter...

Mais somme toute, je suis très content (maintenant que c’est fini) d’avoir fait ce choix car mes murs sont robustes, il n’y aura pas de problèmes de tassement de la paille et les jointures entre les bottes sont bonnes !

Le choix de la technique a aussi été influencé par notre choix de style de fenêtres. En effet, nous souhaitions les avoir un maximum à l’extérieur pour avoir de grandes tablettes de fenêtre à l’intérieur.

En gros si c’était à refaire, je crois que je ne changerais rien à part quelques petites adaptations de construction de l’ossature et peut-être qu’il faudrait prendre un peu plus le temps d’adapter la structure (architecture) aux dimensions des bottes.
Au niveau du temps, ma foi on a fait le choix de prendre le temps de construire et c’est très bien ainsi.

Pour conclure la conclusion, je suis très content !

Notes

[1Petit échafaudage.

Réception de la cheminée

On a commencé la journée par un peu de nettoyage de la paille dans les étages, pour pouvoir faire ce qui suit...

Le dessus des voûtes nettoyés
Ça fait un bien de les (re)voir comme ça !

Donc j’ai reçu la cheminée ! Mais pas sans mal... En effet la cheminée est arrivée mardi alors que je n’étais pas là. Le transporteur qui ne parlait pas un mot de français est arrivé avec un camion à hayon et un transpalette de grande surface...

Hayon de camion

Le problème est que vu la pluie battante de mardi, le transpalette, le chemin de terre qui va jusqu’à la maison et l’humeur arrangeante du chauffeur, les palettes sont restées chez mon voisin ! Merci Angelika pour ton aide et désolé pour le dérangement !

 Pour le bon conseil : il faut être présent à la réception des marchandises ! Les transporteurs ont une fâcheuse tendance à faire n’importe quoi !

Les palettes en attente chez mes futur voisins

Bon ben on sait ce qu’on va faire en plus aujourd’hui ! On a donc déplacé les palettes pour libérer la place. On en a profité pour directement faire la répartition des éléments de la cheminée dans les étages, comme ça c’est fait !

Les éléments au rez supérieur
Les éléments au rez inférieur
Nettoyages

On a déjà commencé à nettoyer hier et on va aller plus en profondeur aujourd’hui.
Ça a aussi été une journée pleine de rendez-vous (poêlier fumiste, électricien et charpentier).

Bon pour commencer, on a nettoyé les galets du hérisson ventilé et ils en avaient bien besoin !! Pour ce faire, j’ai loué un souffleur-aspirateur à feuilles que j’ai mis en mode aspirateur.

L’aspirateur

Eh ben je crois que je préfère passer l’aspirateur sur mon tapis ;-). C’était assez pénible car la paille c’est un peu comme les confétis, ça se faufile partout et en profondeur.
On a trouvé une technique pour aller chercher la poussière de paille en profondeur : pendant qu’un fait l’aspirateur, l’autre retourne les galets avec une pioche.
On a passé quelques heures à faire ça, armés de masque, pamirs et lunettes de protection (ouaip, le filtre de l’aspirateur n’est pas très fin...) et je crois qu’on va recommencer juste avant de faire la chape en béton de chanvre.

Avant

Allège sud-est
L’allège est la partie sous la fenêtre.

Après

Le galets nettoyés

Mais pour être clair et pour le conseil du jour, ceci est une technique palliative. Ce qui aurait dû être fait est :
 Soit mettre les galets juste avant de couler la chappe de béton de chanvre.
 Soit protéger les galets avant de faire la paille.
Personnellement j’aurais choisi la deuxième solution. Le pire est que j’y ai pensé, mais la flemmardise a gagné...

Au niveau de mes rendez-vous :
 J’ai trouvé un poêlier-fumiste qui m’a l’air parfait pour mon projet. Il a l’air très compétent, intéressé par le projet et ouvert au « coatching » pour l’auto-construction ! De plus, j’ai un très bon feeling avec. On a déjà un début de projet pour le PDM [1] et on a vu ensemble les détails pour la cheminée (sa position et l’emplacement des entrées des divers poêles). Je ferai un article en temps voulu pour expliquer plus en détails le projet du PDM.
 Pour l’électricien, même chose. Il est ouvert à l’auto-construction et m’a conseillé un système que je crois que je vais prendre. Même chose, je ferai un article en temps voulu.
 Pour le charpentier, on a vu ensemble quelques points dont le chevêtre pour la cheminée ainsi que des renforts pour le PDM (eh oui on compte environ 2 tonnes pour le PDM).

Demain, on fait justement le chevêtre et on coule la fondation de la cheminée. Le but étant de monter la cheminée la semaine prochaine.

Notes

[1Poêle de masse ou poêle à accumulation.

Préparatifs pour le canal de cheminée

On commence par finir l’échafaudage ouest. En effet, le pont d’en bas n’avait pas été fini car on en avait pas besoin vu que les murs en paille étaient déjà finis à ce niveau quand on a monté les échafaudages. Mais, comme aujourd’hui on a une fine équipe qui vient paufiner les murs (bourrer les vides et planter les pieux), on doit les finir. Ce qui est chose faite !

Suite de quoi, on a attaqué la préparation pour le canal de cheminée. La première chose que je voulais faire était de vérifier au fil à plomb si le chevêtre de cheminée dans le toit était au bon endroit (je ne pouvais pas le faire avant car il y avait des bottes de pailles...). Ouf ouf, c’est bon !

Puis on a marqué le passage de la cheminée jusqu’en bas (toujours au fil à plomb) pour déterminer l’emplacement du chevêtre au rez supérieur ainsi que l’emplacement de la fondation de la cheminée.
Une fois fait, on a attaqué le chevêtre et mis les renforts pour porter le PDM [1]. Pour les renforts, on avait une poutre de construction de la bonne section qu’on a pu récupérer.

LE chevêtre
Autour du chevêtre, ce sont les renforts.

Bon le chevêtre fait, on a pu faire la fondation. Un petit coffrage, quelques réglages et hop on coule. On a quand même mis quelques barres de fer pour la forme.

La fondation de la cheminée coulée

Pendant tout ce temps, les vides dans la paille ont été bourrés et les deux tiers des murs ont des pieux. Merci à ces dames !

Un grand merci à Manu, Sylvie, Isabelle et Flavio.

Notes

[1Poêle de masse

1er élément

Ça y est, on attaque la cheminée !

Après avoir décoffré la fondation, on place le premier élément qui est la base de la colonne. Il doit être pico-bello à plomb et à plat. Les éléments suivants en dépendent !

Voilà qui est fait. Maintenant on va attendre que la colle soit sèche pour mettre les éléments suivants.

Le premier élément
Qui prend son temps pour sécher !

En attendant on est allé déplacer deux perches de l’échafaudage qu’on avait mal placées et qui sont trop près de la maison pour pouvoir poser l’enduit.

Ben ça nous a pris du temps pour faire ça... Mais bon c’est pas la seule chose qui prend du temps : en milieu d’après-midi, quand on avait fini, on est allé voir notre 1er élément de la cheminée et lui alors il prend vraiment son temps pour sécher ! Bon ben on attend encore et en attendant, on va finir les encadrements de fenêtres ayant la lisse basse en pente (trop compliqué à vous expliquer ici...).

La suite de la cheminée est donc pour demain.

La cheminée chemine

Aujourd’hui on a eu la participation de Nicole qui va aussi faire une maison en paille et qui veux goûter aux joies du chantier. D’ores et déjà un grand merci pour ton aide !!

Enfin le premier élément est sec. On peut attaquer la suite ! On se prépare et on pose le plus gros (et donc le plus lourd !!) élément : celui qui a la porte de ramonage. Et le voilà posé et réglé.

Le premier élément
A droite, la porte de ramonage.

Puis directement une spécialité : on a une introduction pour un conduit d’une vieille cuisinière à bois que je veux mettre dans la cave (ou plutôt notre futur carnotzet). Il faut donc faire un trou dans le mur de briques à la bonne hauteur. Voilà qui est fait aussi.

Le trou dans le mur de la cave
Vue de l’intérieur de la cave
L’introduction en attente

Directement en dessus, il y a l’introduction pour le petit poêle d’appoint du rez-inférieur. On y voit aussi la futur porte de nettoyage de la gaine pour l’air frais [1]. Selon mon poêlier-fumiste, ça peut être utile pour nettoyer le trop plein d’éventuelles toiles d’araignées ou autres...

Introduction poêle rez inférieur

Et vlan, on passe au rez supérieur. Après un rapide téléphone avec mon poêlier-fumiste, il me confirme que l’introduction est à 1.75 m minimum au dessus du plancher fini. Un rapide calcul et il sera à 1.76 m :-D... Parfait !

Le rez supérieur et son introduction pour le PDM

Et re-vlan, on passe au premier. Mais là on arrive en fin de journée. Pour finir, on met en place des gabarits qui nous aideront à mettre les éléments directement d’à plomb et à leur place.

L’entrée au 1er
Une vue du canal
Etat final avec les gabarits

Pendant tout ce temps, Nicole nous a vissé des renforts dans les planches sous les chevrons, ce qui n’était pas facile vu que c’est du travail au-dessus de la tête (les bras en haut). Elle a aussi fini nos encadrements de fenêtre.
Encore merci Nicole.

Notes

[1L’air frais sert à permettre une combustion optimale l’ors d’une flambée. Les poêles modernes sont équipés d’introduction pour l’air frais.

On monte sur le toit

La cheminée va bientôt sortir de la maison. Il faudra donc que l’on monte sur le toit, de plus, la trémie de la cheminée est encore bouchée.

Par conclusion, on doit :
 Se mettre en sécurité et donc monter un pont de couvreur à l’est. Il sera aussi utile pour le ferblantier qui vient dans 2 semaines et pour la pose des panneaux solaires.
 Ouvrir la trémie de cheminée.

On attaque donc le pont de couvreur. Pour ce faire, on remet 4 perches à l’extérieur de la maison qui auront pour rôle de nous faire une barrière au dessus du niveau du toit. Puis on a mis les plateaux et enfin les barrières. Ca nous auras quand même pris la matinée et le début d’après-midi.

Le pont de couvreur fini
Ou presque, il manque encore un petit peu de barrières.

Bon maintenant, on fait l’ouverture de la tremie de cheminée.
On commence par repérer son emplacement et enlever les tuiles. Puis on a coupé les lattes à tuiles. Le charpentier qui nous avait fait le chevêtre avait eu la bonne idée de nous tracer l’emplacement de la trémie sur les panneaux d’étanchéité.
Reste à découper les panneaux d’étanchéité. On a fait tout un mic-mac pour le faire (que je ne vais pas vous expliquer ici, ça ne vous apporterait rien), et seulement à la fin on a eu la lumineuse idée de sortir la tronçonneuse (c’est ça qu’il faut retenir...). Donc si c’était à refaire (ce qui sera le cas pour la trémie du velux), on ferait la découpe à la tronçonneuse depuis dessous.
A part ça, j’ai trouvé que ces panneaux d’étanchéité (en bois compressé) faisaient vraiment du chenis ! De plus au niveau écologique je ne les sens pas (je dis pas qu’ils ne sont pas écologique, mais juste que j’ai pas le feeling avec). Je crois que si je recommençais la maison, je ferait toute cette couche avec des planches posées à clin en faisant bien attention que les noeuds soient étanches.
On a aussi perdu pas mal de temps à agrandir un peu la trémie du côté est car le chevêtre était au final à peine trop contre la cheminée. Ce qui fait que la distance de sécurité entre le haut du chevêtre et la cheminée n’était pas respectée.

La trémie
A droite on voit notre découpe pour l’agrandir afin de respecter les consignes de sécurité.

Fin de journée, on a eu bien chaud sur le toit !

Demain on finit la cheminée.

La cheminée est finie !

Voilà, on peut enfin finir notre cheminée.

Pour commencer on fixe le support pour trémie de toit. En effet les représentants de la cheminée m’ont proposé un système métalique qui fixe la cheminée dans la trémie du toit. Les avantages sont qu’on ne doit pas couler de béton et on peut mettre à la place de la laine de pierre ou de verre, ce qui améliore l’isolation autour de la cheminée.

Le système métalique
Posé et en attente du passage de la cheminée.

Donc une fois ce système fixé, on a préparé la colle et on a empilé nos éléments. Et on est arrivés sur le toit.
Le passage du chevêtre n’a pas été des plus facile.
De plus, pas de chance, on est arrivé au bou de la colle juste avant le dernier élément... J’ai dû aller faire quelques achats pour pouvoir finir (j’en ai profité pour acheter de quoi faire du béton de chanvre, mais ça c’est pour demain...).

Ça y est on sort !
On est sur le toit !

Voilà, le dernier élément est 75 cm au-dessus de la tuile de faîte. On est dans les normes (50 cm, ici la directive, point 6.8 p. 14) !

Maintenant reste à mettre le chapeau en métal.

Et voilà, la cheminée est prête. Reste à faire la ferblanterie pour l’étanchéité au niveau des tuiles.

La voilà avec son châpeau
Evidemment bâchée tant que le ferblantier n’est pas passé.
Préparation pour les enduits extérieur

Les murs vont bientôt être enduits et l’entreprise Pittet Artisans qui fera le travail est venu voir sur place les prérequis pour enduire. Je dois donc encore :
 Peigner la paille pour enlever les brindilles qui ne tiennent pas afin que l’enduit ait une bonne accroche.
 Améliorer et finir le bourrage des vides dans la paille.
 Finir de planter les pieux qui aideront à porter les enduits.
 Finir l’habillage du hublot du rez-supérieur.
 Rectifier la position de quelques bottes afin que les murs soient droits et que l’appuis pour l’enduit sur les semelles en béton soit dégagé.
 Rectifier quelques échafaudages pour que toutes les parties de murs soient accessible.
 Couper (raccourcir) la languette autour de l’arche à 3 cm.
 Trouver un moyen de faire un languette autour des hublots pour éviter des courants d’air.
 Mettre des supports en attente pour les descentes de chénaux.
 Poser les boîtiers et tubes électrique pour les prises extérieur.

Alors aujourd’hui on va « peigner la paille », faire le « bourrage des vides » ainsi que l’« habillage du hublot ».

Par chance j’ai deux personnes motivées qui sont venus m’aider. Ils vont prendre ce qui concerne la paille. Pour peigner il va falloir en fait gratter toute la surface avec les doigts (habillées de gants bien sûr).

Une fois fini ils ont attaqué le bourrage des vides.

Pour ma part je vais faire l’habillage du hublot. Pour le faire, j’ai décidé d’utiliser du béton de chanvre.

On commence par mettre des clous pour que le béton de chanvre soit lié au bois.

Les clous

Puis on fait le dit béton. C’est la première fois que je fais du béton de chanvre, mais j’en ai déjà posé sur un autre chantier, ce qui fait que je sais à peu près la consistance que je dois avoir. Bon pour la recette, j’ai un à peu près d’explications et je ferai avec. On mettra de l’eau, dans laquelle on mettra environ trois doses de chaux aérienne (nekapur) et environ une dose de plâtre d’électricien (fixit 101). On mélange tout ça afin d’obtenir une bonne crème pas trop liquide, puis on ajoute le chanvre afin d’obtenir un mélange un peu pâteux. Attention la prise est relativement rapide (dû au plâtre). La recette risque de changer avec le temps, mais je vous tiendrai au courant.

L’ajout des copeaux de chanvre

J’avais déjà eu beaucoup de plaisir la première fois que j’en avais posé. Je confirme c’est un matériel extraordinaire, ça sent bon et, comment dire, c’est carrément apaisant (et je vous jure que j’en ai pas fumé ;-) ).

Pour la pose, il faut mettre la « pâte » et bien la tasser avec un bâton.

Pour faire l’arrondi à l’intérieur, j’ai utilisé des chutes de découpe des éléments des hublots que j’ai vissées ensemble, et c’est extra !

Attention, ne pas oublier de se protéger avec des gants plastiques (type gants de ménage) car la chaux brûle ! Attention aussi aux yeux !!

Ce qu’il y a aussi de magique, est qu’on peut décoffrer tout de suite, sans attendre que le béton ait pris.

Une partie déjà faite
On a fait les trois quarts
Qui sont déjà décoffrés !

Un grand merci à Frédéric et Jeremy pour leur participation et surtout par cette chaleur !

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