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Débâchage et première cloison

Je crois que les tempêtes de neige son définitivement passées (quoi que on ne sait jamais...). J’ai donc décidé de retirer les bâches pour que ça respire là-dedans.

J’avais aussi envie, si le temps nous le permettait, de commencer les cloisons du rez inférieur et supérieur.

Pour pouvoir faire les cloisons, il a d’abord fallu déplacer, pour la énième fois, le bois pour la construction des murs en paille, puis nettoyer la paille en vrac et enfin déplacer une vingtaine de bottes. En effe,t tout cela se trouvait droit à l’emplacement des cloisons !

Pour le bon conseil, mettez toujours la paille sur des palettes pour garantir l’aération. On a eu la surprise de trouver de la paille en vrac qui commençait à pourrir (rien de grave mais quand même). Je l’avais laissé sur le hérisson ventilé en me disant que justement il étais ventilé... Mais apparemment il y a eu condensation pendant l’hivers.

Pour ce qui est des bâches, vu le mal qu’on avait eu à les mettre je me suis bien dis que ce ne serait pas si facile de les enlever.
Comme pour la pose, la bâche sud a été assez facile à enlever. Pour le reste, ça allait être coton. D’autant plus que cette fois-ci on a plus d’échafaudages. J’ai donc été acheter une échelle suffisamment grande pour aller jusque sous le toit.

Heureusement, à midi, du renfort (deux personnes) est arrivé. Du coup on a fait deux équipes : une qui débâche et l’autre qui fait les cloisons.

Résultat, tout a été débâché et une cloison est montée (il faut encore la régler).

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Ça fait du bien de la voir comme ça !
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Pliage des bâches dans le champ du voisin

Pour les cloisons, en fait, hormis leur rôle évident de séparation de pièces, elles auront aussi un rôle porteur et de contrevent. La lisse basse doit donc poser sur le béton.

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Lisses basses

On a découpé toutes les poutres puis on est allé la monter à un endroit à peu près plat.

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Montage au sol

Une fois fait on l’a posée et vissée juste pour qu’elle tienne. On fera les ajustements et le vissage final mercredi.

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Et voilà la première cloison

Un grand merci à Claire et Lukas !

Une buanderie se pointe

Mais aussi un bureau et un atelier...

En effet, la structure des cloisons du bas est prête.

On a tout d’abord enlevé les deux visses (désolé Claire :-) ) qu’on avait mises la dernière fois car durant mes nombreuses réflexions quotidiennes [1], j’ai pensé que c’était mieux de la fixer contre la solive qui se trouve juste en dessus, puis de combler les éventuels espaces (qui n’étaient pas si éventuels) par des cales d’épaisseur. Après l’avoir fait, je peux dire que pour moi c’était la bonne décision, d’autant plus que, par après, j’ai constaté que les solives (posées par le charpentier) elles-mêmes étaient posées sur des cales d’épaisseur.
Donc pour l’installer, on a procédé comme suit :

  1. On l’a positionnée au centre et sous la solive et vissée ainsi. Pour la soulever et la coller à la solive, on a mis une poutrelle sous la cloison puis on a utilisé le principe du bras de levier. Pendant qu’un la soulevait, l’autre la réglait à coup de marteau, puis la vissait.
  2. On a pris le fil à plomb pour positionner le bas et on a vissé.
  3. Ensuite on a calé sous la cloison aux zones où elle doit poser.
  4. On a mis les éléments statiques (colonnes sous la grosse poutre) qui reprennent les charges afin d’éviter un fléchissement de la poutre d’en dessus. Ceci va nous permettre de retirer l’étais.
  5. Et pour finir on a mis des contrevents. Ceci nous permettra de retirer tout ceux qui traînent autour et dans la maison, et qui nous embêtent bien dans nos divers travaux !
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La première cloison finie
On voit bien ici les colonnes sous la grosse poutre.

Pour faire un pilier ou une colonne de soutien (qui reprend des charges quoi) je vous conseille de couper la poutre un peu trop longue, puis de la raccourcir à la scie à onglet petit à petit (même très petit à très petit). Elle ne doit pas pouvoir rentrer à la main, sinon elle ne va rien porter et ne va donc pas tenir son rôle. Nous on l’a même installée à la masse !

Sur la bonne lancée, on a monté la deuxième cloison et on l’a réglée selon le même procédé.

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La deuxième en préparation
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Les cloisons contreventées
Pour les néophytes, ce sont les planches en biais...
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Les trois pièces
A gauche le bureau, la buanderie au milieu et l’atelier à droite...

Ayant encore un peu de temps, on a commencé à s’installer sur les voûtes pour construire les cloisons du rez supérieur.

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On s’installe sur les voûtes

Je suis content de cette journée constructive !

Notes

[1Ouais, là je crois que clairement, si vous voulez faire de l’auto-construction, vous allez avoir le cerveau qui va se mettre en ébullition quasi constamment...

Les cloisons du rez sup.

Bonne journée productive. On a fait les deux cloisons du rez supérieur. Mon fils a sa chambre ! Ouais, il y a encore à faire jusque là...

Ces cloisons sont quasi dans l’alignement des cloisons du rez inférieur, mais un étage plus haut. Je dis « quasi » car le soir avant, on est venu voir, avec ma femme, les cloisons finies du rez inférieur et on s’est fait la réflexion que la salle de bain pourrait bien être un peu petite. Vu que j’avais prévu de construire les cloisons du rez sup. le lendemain, il fallait se décider et vite ! « Branle-bas de combat » et grandes discussions. On s’est retrouvé chez nous, dans une pièce, à simuler en grandeur réelle la taille de la salle de bain en mettant des scotchs et en déplaçant des meubles. Bref, on a décidé d’agrandir la salle de bain de 10 cm, et donc de réduire les 2 chambres à coucher attenantes de 5 cm.

Pour ces cloisons là, on s’y est pris un peu autrement. Primo, on devait les encastrer en partie dans la solive, secundo les cloisons ne sont pas juste sous une solive. Bref, j’ai décidé de d’abord fixer la lisse basse à niveau et alignée sur les solives du dessus.

Pour encastrer la lisse basse, il fallait faire une entaille dans la solive puis mettre des taquets pour agrandir la surface de pose (vu qu’on a décidé d’agrandir...).
Petit truc, pour couper droit dans la solive, on a mis une pièce de bois devant pour que la tronçonneuse puisse s’appuyer dessus.

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Le guide de la lame
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Et voilà le travail !
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La cale qui agrandit la surface de pose
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Les lisses basses sont posées

Ensuite, on a découpé la lisse haute et les montants. Puis, on a monté la partie haute qu’on a posée sur la lisse basse déjà fixée. Là, on a été obligé de visser les montants en bas en « guèpe » [1].

On a eu un petit problème quand on a voulu mettre la deuxième cloison : des palettes qui supportent la paille au dessus occupaient la place de la cloison. Bah pas de soucis, un petit coup de tronçonneuse et c’est réglé !

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Petit problème résolu

Pour finir, les poutres qui reprennent les charges du dessus, et les contrevents.

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Ces cloisons finies, on est enfin libéré des contrevents provisoires et surtout de ce pilier provisoire moche et qui passe au milieu de la voûte et de la fenêtre de la cave. Ni une ni deux, on l’a tronçonné !

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Jeux des différences
Trouvez LA différence !
Notes

[1Visser en guèpe c’est visser en bied.

Un début de plancher

Après l’électricité, on a donc commencé le plancher.

Pour le plancher j’ai un impératif fixé par le charpentier : je dois mettre les planches à 30° pour faire du contreventement, ce qui complique un peu les choses et qui pour changer va nous prendre un peu plus de temps...

J’ai pas mal réfléchis à la composition du plancher. Le plancher doit faire au moins 27 mm d’épaisseur car nous voulions - pour l’esthétique - avoir des solives assez écartées. Après plusieurs demande d’offres, j’ai constaté que du chêne massif de 27 mm est hors de prix (entre 120.- et 160.-) le m2. De plus vu que je dois le mettre à 30° nous avions des doutes sur l’esthétique de la chose. Il y a aussi un autre problème, une fois le plancher posé, si c’est du plancher de valeur, on doit bien le protéger, vu qu’on a encore pas mal de travaux à faire...
Après plusieurs discussions, on a pris la décision de mettre un plancher « statique » en sapin catégorie C [1] que j’ai eu pour 21.- le m2. Suite de quoi nous poserons dessus une couche résiliante [2] et un plancher en bois massif pour la finition.

Un autre impératif que ma femme a fixé est que le plancher ne grince pas. J’ai acheté un livre sur l’isolation phonique écologique afin détudier les possibilités d’isoler phoniquement. Il y a justement un paragraphe qui traite du grincement et il dit en gros qu’il faut mettre une bande résiliante sur la solive (la fameuse bande que j’atandais vendredi) et mettre de l’huile de parafine (qu’on trouve en droguerie) sur la crêtre (du rainé-crêté) de la lame.

Bon ben à l’attaque, on coupe, on huile, on pose, on coupe, on huile, on pose, on coupe, on huile, on pose... Et on marche dessus et ça grince déjà ! Aaaarrgh !! Mission loupée. Apparemment le façonnage du rainé-crêté a un peu de jeu sur certaine lames et du fait qu’il y a plus de 80 cm entre les solives, la planche plie et frote sur l’autre => ça grince. L’huile ne sert à rien ici. Je la met quand même pour la forme. Peut-être est-ce dû à la qualité du bois ? Enfin je ne sais pas.
Bon je relativise car il va encore venir la couche phonique résiliante et le plancher définitif qui lui sera de sûr de bonne qualité (enfin je l’espère...).

Voilà, en un peu moins d’une après-midi on a fait environ 1/3 de la surface du rez supérieur. Au début on a eu pas mal de complications et de découpes. Les dernières lammes on été rapides à poser.

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Vue de dessous
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A 30°
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On verra mercredi prochain ce qu’on fait...

Parallèlement, ma femme et une de ses copines on commencé à poncer les encadrements de fenêtre.

Un grand merci à Carole !

Notes

[1Les catégories sont la qualité du plancher. A = Excellent, pas ou très peu de noeuds, B = Bon, avec quelques noeuds, C = Le reste et donc des noeuds...

[2Couche phonique servant à absorber les bruits d’impacts.

La plancher continue

Aujourd’hui, pas grand chose à dire, hormis ça avance...

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Sinon, on a eu la chance d’avoir l’aide de Aël, qu’il en soit chaleureusement remercié ici !

Bonne fête la Suisse !

Oauis on fête la Suisse aujourd’hui ! Et tout le monde a congé ou presque...

Après une semaine de vacances bien méritée, on a pris une décision : on va couler les chappes en béton de chanvre le samedi 11 août, mercredi 15 et jeudi 16 août. D’ailleurs si vous souhaitez apprendre à poser du béton de chanvre en chappe, c’est l’occasion de participer !
Ce qui nous a fait prendre cette décision est que nous allons louer le malaxeur de l’entreprise Pittet Artisans. Le même qu’il on utilisé pour faire l’enduit en terre sur nos façades. Donc ils le laissent simplement sur place un fois l’enduit fini.

Mais, mais ! Avant tout ça il faut poser tout ce qui sera noyé dans le béton de chanvre ! A savoir : l’évacuation des eaux usées (tout à l’égout), Les tuyaux d’eau sous pression et les tubes électriques. Un sacré bouleau à faire avant le samedi 11 août !

Bon pour ce qui est d’aujourd’hui, nous avons fini le plancher du rez supérieur.

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Le plancher du rez supérieur fini

Nous avons aussi commencé à faire les différents travaux pour pouvoir couler la chape en béton de chanvre :
- On a mis les plaques de liège (8 cm) pour isoler le point faible qui se trouve entre la fondation et la paille. En effet à cet endroit le froid passe facilement.

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Plaques de liège
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- On a fait une petite dalle pour porter un pilier qui lui-même portera une solive qu’on coupera prochainement (trémie d’escalier oblige...).

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Coffrage pour la petite dalle du pilier

Un grand merci à Nicole qui est venu nous aider encore une fois aujourd’hui !

Quelques finitions avant la chape

Petite journée. Nous avons marqué le mètre fini [1] Pour ce faire, j’ai fait l’acquisition d’un petit niveau laser et c’est vraiment bien utile.

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Mètre fini

On a reçu la livraison du chanvre. Avant que le camion arrive, ayant maintenant un peu d’expérience et sachant que c’est un camion à hayon, on a préparé une « voie » pour déposer les palettes et surtout pour que le livreur puisse rouler avec son trans-palette dessus.

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Le palettes sur notre support
25 m3 de chanvre !!

Suite de quoi j’ai peaufiné mon électricité et nous avons fait un peu de nettoyage.

Notes

[1Le mètre fini est une ligne représentant le niveau 1 mètre en dessus du sol fini (ex : 1 mètre en dessus de votre carrelage).

Nettoyage du hérisson ventilé

Une de ces bonne journée bien déprimante ! En gros, on a passé la journée à essayer de nettoyer en profondeur les galets du hérisson ventilé.

Pour le faire on a finalement utilisé un aspirateur de chantier « normal », car la souffleuse/aspirateur n’est pas assez puissante...

Après 6 heures à croupis, on a réussi à nettoyer qu’une pièce. Dos cassé, crevé, déprimé, j’ai abandonné. Bou hou houuuu ! Bon il n’y aura que moi qui sait qu’il y a de la paille dans mes galets ;-).

Donc pour le bon conseil (je crois que je l’ai déjà dis, mais je le redis), soit mettez vos galets juste avant de faire la chape (ça ne m’aurais pas pris plus de temps, même à la brouette et ça aurait été bien plus gratifiant !) ou protégez les efficacement dès que possible !

Cloison et peaufinage

Durant mes travaux d’électricité, j’ai constaté que le dernier boîtier que je devais mettre n’avait point de support. En effet il manquait un bout de cloison ! Ni une ni deux j’ai commandé le bois pour la faire et je l’ai reçu ce matin.

Donc on a commencé par monter la dite cloison puis finir l’électricité.

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La cloison
Voilà que mon futur atelier est bouclé.

Ensuite on a peaufiné les préparatifs pour le chantier participatif du lendemain.

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Un pont pour brouette
La chape est commencée !

Voilà une étape qui était attendue. Voilà aussi une journée qui était géniale, fatigante, constructive et éducative !!

Nous étions 10 « padawan » et notre maître Pascal Pittet.

Donc aujourd’hui le but est de faire la chape en béton de chanvre de 20 cm d’épais. Pour ce faire, nous allons commencer par faire le remplissage sur 16 cm, puis nous allons changer de mélange pour faire la finition de 4 cm à niveau.

Pour commencer la journée, nous avons débarqué le malaxeur et nous l’avons installée à l’endroit qui nous paraissait le plus sensé.

Puis Pascal nous a expliqué comment faire le mélange :

  1. Mettre un ballot de 200l dans le malaxeur
  2. Mouiller jusqu’à ce que la chanvre soit ait une apparence « doré »
  3. Ajouter un sac de chaux hydratée (aérienne)
  4. Mouiller
  5. Ajouter un sac de plâtre d’électricien (FixIt 101)
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Sac de chanvre
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Mouillage
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Sac de chaux et de plâtre

Ensuite à grand coup de brouettes, on amène le mélange à l’intérieur. La il faut le tasser, et pour ça il suffit de marcher dessus.

Il faut alors régler le niveau de cette première couche. Pour ce faire, j’ai utilisé mon nouveau niveau à faisceau laser que j’ai réglé sur le mètre fini. Puis j’ai préparé des « bâtons à niveler » en prenant un bout de latte de 1 m 20 et en faisant une marque à 1.07 m [1] et à 1.03 m [2]. Ces marques servent voir le niveau avec le laser. Quand le laser est sur le trait, on est à niveau ! Pour mettre la matière à niveau, on utilise des râteaux.

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Remplissage

Une fois fait, on fait les « réglées ». Pour ce faire on change le mélange. On ajoute au mélange initial un sac de chaux, 120l de sable à chape (sable avec 20% de gravier de 8) et on mouille plus.
Ensuite, avec ce mélange, on fait deux lignes d’environ 4 cm d’épais. On y pose deux planchettes (env, 20 x 15) à chaque bout, qu’on tape avec notre bâton pour l’enfoncer jusqu’au niveau final (trait à 1.03) précis. Puis on prend une « règle à tirer » et on met la réglée à niveau en s’appuyant délicatement sur les deux bouts de bois.

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Règlées
Lignes en béton de chanvre à niveau

Une fois les réglée faites (2 ou 3 selon la surface), on remplis autour des réglées et on met la surface à niveau avec une règle en s’appuyant sur les réglées.

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Finition à la règle
Et dans les règles...
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Et voilà, on a pu faire une pièce et les couloir. Mercredi on continue.

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Au final
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Un grand merci à Nicole, Isabelle, Pascal, Flavio, Stephan, Stephan (c’est pas une erreur, il y en avait 2...), Christophe, Didier, Caryl, Michel et notre cuistot Laurent !!

Notes

[1Niveau de la première couche = mètre fini + 3 cm de finition (plancher, catelles ou autres) + 4 cm de la dernière couche de la chape.

[2Niveau de la première couche = mètre fini + 3 cm de finition (plancher, catelles ou autres). Soit sur la chape finie.

On continue la chape

Aujourd’hui on a continué à faire la chape du rez inférieur. On a fini la première couche (16 cm), mais tout juste. En effet on a pu faire une dernière machine avec le dernier sac de plâtre qu’il nous restait et on a eu un misérable petit sceau de matière de trop... Ouf ouf ! Du coup, j’ai directement réservé de la chaux et du plâtre pour demain.

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A la buanderie on a une spécialité. En effet on aura une grille d’évacuation au milieu de la pièce (le gros tube noir) et pour que l’eau arrive jusqu’à la grille, il va falloir mettre de la pente (je veux min. 3%). Pour le faire, j’ai rajouté des marques à mes « bâtons à niveler ». Après un bref calcul, on a définis qu’il devait y avoir 5 cm entre le haut et le bas. Donc j’ai mis les marques à 2.5 cm et 5 cm afin de pouvoir vérifier le niveau en bas, au milieu et en haut de ma pente. Et ça a bien marché.

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La buanderie et ses pentes

La chaux ne sèche pas vite, ça on le savait déjà, mais vraiment pas vite. L’un d’entre nous en a fait l’expérience en marchant dessus. On réparera ça demain...

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La marque du fautif ;-)

Donc demain, on commence par aller chercher le plâtre et la chaux, puis on fait la couche de finition.

Un grand merci à Adriano et Caryl qui nous ont bien rendu service.

Ça y est ! La chape est finie !

Le rez inférieur est quasi à niveau ! Il manque juste la couche de finition (plancher, dallage, etc...). Bon, il faut maintenant laisser le temps à la chaux de bien sécher. Et elle prend le temps ! Je ne vais pas la blâmer car prendre le temps de faire les choses fait partie intégrante du projet...

La couche finale de la buanderie a été assez pénible à faire à cause des pentes qui mènent à la future grille d’évacuation. Mais bon, une fois de plus, il suffit de prendre le temps...

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Le nouvel accès à la cave...
En dessous, la chape de la buanderie qui est en pente pour que l’eau coule jusqu’à la grille (tuyau noir).

Pour la petite combine. Pour grandement aider à tirer le béton à la règle sur le réglées, on a mis un feuillard métallique fin et souple (moins de 1 mm) sur la réglée. Ceci empêche la règle de s’enfoncer dans la réglée et améliore la glisse.

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A la règle !
Nivelage à la règle. On remarquera les supports en métal qui sont bien pratiques !
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Il ne reste que ce petit coin

Ensuite on a barricadé les entrées pour ne pas avoir la bonne surprise qu’un passant qui passe nous laisse un souvenir non désiré...

Un grand merci à Eric, Caryl et Laurent notre cuistot qui avait envie de nous refaire une p’tite bouffe.

Coup de gueule

Aujourd’hui un coup de gueule à celui qui croit être plus léger que l’air ! En effet je suis allé sur le chantier et j’ai constaté des traces de pas dans ma chape toute fraîche !

Il y en a un/une qui manque pas d’air. Cette personne a réussi à outrepasser le panneau « chantier non autorisé », que la porte était clairement barrée, qu’on a construit un pont pour ne pas marcher sur la chape et que, quand on marche sur quelque chose de mou, on peut quand même se poser la question et ne pas faire le tour de l’étage en laissant ses petites traces...

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Le nouvel accès à la cave...
En dessous, la chape de la buanderie qui est en pente pour que l’eau coule jusqu’à la grille (tuyau noir).

Enfin pas très maligne cette personne ! Runtudju !!

Ce que je prends pour moi, c’est que je n’ai pas mis de panneau « béton frais ». Et donc pour le conseil du jour, quand vous faites ce type de travaux, barricadez l’accès et affichez clairement qu’il y a du « béton frais » !

Encore le plancher, mais du 1er

On attaque le plancher du 1er étage. C’est le deuxième plancher, mais aussi le dernier...

J’ai décidé de mettre en « stand by » la chape sur les voûtes pour plusieurs raisons : nous n’avons pour le moment pas de malaxeur et nous ne sommes pas au clair sur certains détails (en particulier dans la salle de bains).

Une des choses qui nous a pris beaucoup de temps est d’enlever le plancher provisoire et déplacer nos affaires qui se trouvaient dessus...

J’ai évalué qu’en une journée, on a fait environ 15 m2 (y.c. l’enlèvement du plancher provisoire).

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Voilà, après une journée de travail
Gentiment mais sûrement

On continue le plancher. Du coup on a maintenant suffisamment de place pour déplacer notre établi et les affaires qu’on veut garder en haut sur le plancher. On y est aussi plus en sécurité !

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Plancher pour changer

Je fais des vers sans en avoir l’air...

Bonne petite journée avec ma femme que je remercie ! On a pu fermer la partie au nord de la trémie de l’escalier. Objectif de la journée atteint !

Je pense que la semaine prochaine on va finir et je me réjouis de voir ce 1er étage dans sa configuration finale...

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Au fond, le nord de la trémie
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Ca commence à faire une bonne surface !
Le stock diminue

Planche après planche, le plancher avance.

Mais il y a encore beaucoup de chenis (chutes de découpe, palettes et diverses planches) qui reste sur le plancher provisoire. Je passe donc une partie de la journée à déblayer tout ça.

Bon je suis content, tout est déblayé, et maintenant on voit l’ouverture donnant sur notre futur salle à manger (du 1er au rez-inférieur) !

Plus je pose le plancher, plus je vois mon stock qui diminue, et ça m’inquiète car j’ai le sentiment que je ne vais pas en avoir assez... On verra demain.

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C’est recouvert jusquà la trémie de l’escalier
Ça se confirme, rupture de stock !

Bon ben j’ai pu avancer et paf, il me manque du bois : 4m2 !!! Aaaargh !
Un petit téléphone à la scierie et par bonheur, il en ont en stock (catégorie B, un peu plus cher, mais bon pour la quantité...). Ni une ni deux, un petit voyage à la scierie et me voilà de retour avec mes 10 planches (j’en ai pris plus pour être sûr ;-) ).

Mais avec tout ça j’ai compris mon erreur : en effet lors de la commande du plancher, j’ai calculé (enfin sketchup) la surface à recouvrir et j’y ai ajouté 10% pour les chutes. Cependant, comme je pose mon plancher à 30°, il y a beaucoup plus de chutes...

Donc pour le petit conseil du jours, si vous posez du plancher de travers, je dirais qu’il faut compter 15%, voire 20% de plus que la surface à recouvrir dans votre commande.

De temps en temps, il y a des planches qui on travaillé et qui font un peu la banane et qui donc ne veules pas s’emboîter dans leurs copines. On peut assez simplement leur suggérer de se mettre à leur place avec un bras de levier. Le plus simple c’est par l’image...

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Bras de levier
Ne pas oublier la protection...

Sinon, il est fini mon plancher ! Et je suis content.

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Et voilà le travail !
On distingue derrière l’ouverture pour la galerie.
Dernières mise en place avant coulage

Voilà, c’est le dernier moment pour être sûr que tout y est, car dès demain, on recouvre les voûtes de béton de chanvre !

Bon alors si je reprends ma liste, je dois :
- Tirer une gaine pour le réseau et la téléphonie à la salle à manger => ça c’est fait !
- Prévoir un boîtier de dérivation pour les luminaires au rez-inférieur => ça c’est fait !
- Tirer un tube d’eau sous pression et une évacuation pour le poêle de masse => ça c’est fait !

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Ajout de l’évacuation pour le PDM
AU milieu de l’image, le tube qui revient a été greffé...

- Des tubes pour pour le circuit d’échange => ça c’est pas fait. Ça attendra et on passera par ailleurs que sur les voûtes.

Je me suis aussi assuré que tout ces tubes et gaines soient bien fixés. En effet, s’il bougent, dans le béton de chanvre, à la longue ça va se tasser autour du tuyau jusqu’à faire une bonne différence en surface... Donc pour le bon conseil, si béton de chanvre alors bien tout fixer !!

Vu qu’on est au rez-supérieur (1 étage plus haut), il faut que l’on puisse monter le béton de chanvre pour le couler ! Qu’à cela ne tienne, on a construit un pont !

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Pont pour monter les brouettes

Voilà, on est prêts, demain sera une grosse journée !!

Coulage de la première couche

Voilà, on coule !

Bon ben pas grand chose à dire. Pour la technique c’est la même que celle qu’on a fait pour le rez-inférieur à un détail près : au lieu de mettre de la chaux aérienne (qui durcit au contact de l’air), on a mis de la chaux hydraulique (qui durcit au contact de l’eau). Ça devrait durcir plus rapidement ! D’ailleurs la chape du rez-inférieur n’est toujours pas sèche !! Si ça se trouve, elle le sera après celle-ci...

On a presque tout fini, il nous reste juste la salle de bain. On essaiera de finir demain en plus de la dernière couche.

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Et voilà, on attend la dernière couche
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La salle de bain au milieu qui est encore en chantier

Un grand merci à Lukas pour sa précieuse aide !!

La deuxième couche

Voilà on attaque la couche de finition. On est un peu fatigué de la grosse journée d’hier, mais on y fous !

On fait les réglées et on tire à la règle.

Une journée stressante pour moi car on a la machine jusqu’à mercredi et la semaine prochaine je ne peux pas travailler comme prévu. On dois donc finir aujourd’hui si je veux respecter ma règle « jamais le dimanche » !

Ben on a pas fini... Reste encore une fois de plus la salle de bain.

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A la réglée !
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Ça c’est fait !

Un grand merci à Nicole, Isabelle, Didier et Flavio pour leur précieuse aide.

L’exception qui confirme la règle !

La rèle : Jamais le dimanche !
L’exception : vous l’aurez compris, on est dimanche !
La confirmation : j’aime pas travailler le dimanche (surtout qu’il ne faisait pas beau).

Restait environ 4 m2. On les a fait (une machine) puis il a fallu tout nettoyer à fond pour rendre le matériel.

Bon ben maintenant c’est fini ! Le voûtes ne sont visible que par dessous maintenant et c’est très bien comme ça ! Je suis content.
Heuuu fini ou presque, car la partie de la douche n’est pas coulée, pour cause qu’on avait pas encore reçu le siphon qui doit être noyé dans la masse... On fera ça plus tard.

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On a tout barricadé
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Fini !

Je dirais que tout le gros oeuvre horizontal est fini, il faut maintenant faire le vertical (cloisons et enduire la paille à l’intérieur).
Mais avant tout ça, on doit fignoler deux ou trois points pour la venue des fenêtres qui sont actuellement en fabrication et deux ou trois autres choses pour l’enduit de finition.
Suite de quoi on va faire les panneaux solaire pour boucler définitivement le toit et pouvoir enlever les échafaudages.

Pour la petite histoire, cette fois-ci ce n’est pas quelqu’un qui a marché dans le béton frais, mais un chat :-) !

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Runtudju
Cette fois-ci c’est un chat qui est venu visiter ;-)
Cours privé pour les enduits terre crue

Etant néophyte dans à peu près tout ce qui est dans le futur, et comme dans le proche futur nous allons commencer à faire les enduits intérieurs, et comme il se trouve qu’un spécialiste se trouve justement en Suisse ces jours-ci, et comme il a accepter de jouer les prolongations le dimanche, ben voilà on suis un cours privé sur notre chantier.

Tout d’abord un petit explicatif de la technique d’application que nous avons choisi. Pour l’accroche de la terre aux murs ou aux cloisons, nous allons appliquer les enduits sur des paillons (ou canisses) [1].

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Paillon
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Canisse

Donc dans un premier temps il faut accrocher le paillon au mur. C’est là que je suis bien content d’avoir mis mes planche à fleur des murs intérieurs. Ceci permet d’agrafer le paillon sur du bois, ce qui est bien plus solide. Pour les parties qui sont sur la paille, on met des grosses agrafes maison (bous de gros fil de fer d’environ 20 cm plié en deux) que l’on plantes à travers le paillon dans la paille.
Evidemment il faut agrafer sur le petit fil de fer composant le paillon. Encore évidement, loi de Murphy oblige, le petit fil de fer n’est jamais aligné sur la planche... Bon pour ça il y a un petit truc : il suffit de mettre un fil de fer contre le paillon et d’agrafer. C’est tout bête, mais il faillait y penser.

Une fois le paillon posé, il faut mettre la première couche de terre, pas plus épaisse que le paillon et très brute.

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Application du corps d’enduit

Une fois cette couche appliquée, on peut mettre la deuxième couche qui celle-ci doit être plane.

Puis on peut enfin faire la couche de finition ou alors peindre selon les souhaits.

Autrement, je suis plutôt content car pour préparer cette journée, j’ai analysé ma terre en faisant un échantillon. J’ai donc tamisé ma terre avec un tamis de 2.5, puis je l’ai un peu mouillé et je l’ai étalé en une couche de 1 cm sur une planche.
A propos de tamis, je sais pas si c’est moi, mais c’est la croix et la bannière pour en trouver en Suisse !! On en trouve chez Landi mais il faut les commander et il n’y a que du 5... Bon en cherchant sur internet, j’ai trouvé cette entreprise (HSB) qui est apparemment spécialisée. L’inconvénient est qu’il faut se déplacer à Berne...

Le résultat est que ma terre est bien assez argileuse !! Même trop, il faudra que je la coupe avec du sable. Bonne nouvelle !

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Test de ma terre
Si la terre fissure c’est qu’elle est trop argileuse. Ce qui est largement mon cas !

Reste plus qu’à la tamiser. Là, il faut encore que je trouve une bonne technique, car la terre on la tamise soit très sèche (ce qui est râpé vu la saison) soit très mouillée, ce qui est plus fastidieux...

Un grand merci à Bruno Gouttry pour nous avoir transmis un peu de son savoir.

Notes

[1Ce qui différencie le paillon de la canisse est que le paillon est fait de roseaux (ou autres) complets, tandis que la cannisse est faite de demi roseaux.

On fini notre terre d’apprentissage

Tout d’abord on a fini notre bardage sous le toit.

Ensuite on a fini la terre qui nous restait de la fin du cours. J’en ai profité pour remplir de paille (donc isoler) une niche dans notre structure en briques terre cuites, ce qui a permis de mettre la terre sur le mur ouest du bureau.

Autrement j’ai eu pas mal de rendez-vous ce qui m’a bien freiné dans la construction pure...

On s’installe

Maintenant qu’on se retrouve enfermés dans la maison, on a juste envie d’y rester, surtout vu la saison qui s’annonce... Donc pour passer d’un étage à l’autre, il faut qu’on s’équipe !

Bah, qu’à ce la ne tienne, on se fait un petit escalier...

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Escalier provisoire
Pour passer du rez-inférieur au rez-supérieur
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Autrement j’ai étanché et calé provisoirement les dessous de portes en attendant que ce soit fini proprement.

Je suis un peu inquiet car en calant la dite porte, j’ai constaté que la botte de paille y attenant était bien mouillée ! J’ai constaté que l’échafaudage renvoyait beaucoup d’eau quand il pleuvait, et ce à cause d’une bâche qui descend du toit. Ni une ni deux on a tout de suite modifié la position de la bâche. Vu qu’on a des murs perspirant, la paille doit pouvoir sécher. A surveiller de près !!
Ce qui est aussi intéressant, c’est que l’enduit en terre qu’on a mis en dessous et qui recouvre la zone incriminée, ne sèche pas et est donc très humide. En fait elle fait très bien son rôle et pompe l’humidité qui se trouve dans le mur.

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Calage de la porte
C’est la planche en bas. SI on regarde bien on voit aussi l’enduit en terre qui n’a pas la même couleur (à gauche).

On a aussi isolé et fermé la trémie de la cheminée pour que le ferblantier puisse faire sa garniture.

L’écoulement de la douche est installé

Aujourd’hui on a fini d’installer le siphon et donc l’écoulement de la douche. On a mis les différentes pièces et on a coulé le béton de chanvre qui manquait. On a bien fait attention à mettre suffisamment de pente autours de l’écoulement pour être sûr que l’eau s’écoule...

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Le fond de la douche

Pour faire le béton de chanvre, on a dû trouver une technique, car nous n’avions plus le malaxeur pour faire le mélange. Nous avons donc pris un gros bac et un malaxeur à main. Après plusieurs expériences, j’ai trouvé ce qui me convenais le mieux :

  • faire des petites quantités, pour que le malaxeur puisse bien mélanger.
  • commencer par faire une espèce de barbotine en mélangeant l’eau, puis la chaux et le plâtre.
  • ensuite incorporer petit à petit le chanvre.
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Malaxeur à main

On a profité pour directement reboucher une tranchée qui avait été faite pour la pose d’une porte au rez-inférieur.

Les cloisons sont toutes contreventées.

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Cloison contreventée

Des piliers on été poncés pour qu’ils soient « acceptablement » propre pour être peints.

On a aussi fait un escalier provisoire pour monter au 1er. Et ça c’est très cool. C’est fou come des escaliers, même provisoires lient les étages (vous me direz que c’est leur rôle...) et donnent tout de suite une ambiance plus casanière.

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Escalier qui va au 1er

Un grand merci à Aël et Yvan pour leur aide !

Remplissage de cloisons avec de la terre

Pour certaines cloisons, j’ai décidé de les remplir en faisant une espèce de pisé. Ceci pour isoler phoniquement, faire de la masse thermique et gérer l’hygrometrie (surtout pour la salle de bain).
J’ai donc décidé d’en mettre dans les cloisons de la salle de bains (pour l’humidité) et vers le poêle de masse pour (pour l’inertie thermique et la transmission de la chaleur dans les chambres derrière).

C’est quand même un travail qui est pénible et long. Il faut d’abord cribler la terre pour enlever les gros cailloux, puis la transporter à l’étage, coffrer, remplir par petites couches et bien tasser.

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Ça se remplis

On a aussi fini de fermer la trémie de la cheminée. Le ferblantier peut maintenant finir son travail...

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La trémie de la cheminée est fermée
Les cloisons avancent

Avant de parler des cloisons, il faut que je dise que l’enduit extérieur est fini ! Et il est sacrément beau et du coup on est très content !!

Sinon, on a monté les éléments pour les cloisons au 1er.

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Le fond de nos futures toilettes sèches

On a aussi continuer à faire les joints silicone, mais ce n’est encore pas fini, faute de rupture de stock...

On a aussi comblé les vide dans la paille du côté des murs intérieur.

Un grand merci à Rocco pour sa précieuse aide !

Plein de petites choses

Aujourd’hui, on a :

- fini les joints autour des fenêtres.
- isolé les entrées de la cheminée

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L’entrée pour le PDM isolée

- continué le remplissage des murs avec la terre
- fait quelques nettoyages nécéssaires
- et j’ai fait quelques achats de matériel pour la suite

Je vous avait aussi promis de vous tenir au courant de la technique pour la pose de joints silicone.
Alors, j’ai un peu changé la technique et c’est mieux. Je fait donc dans cet ordre :

  1. mettre du ruban adhésif sur l’encadrement et sur le cadre de la fenêtre
  2. mettre le joint
  3. faire pénétrer avec le doigt
  4. enlever le ruban adhésif qui se trouve sur le cadre de la fenêtre
  5. gicler avec de l’eau savonneuse et lisser avec le doigt pour faire tout joli
  6. enlever le ruban adhésif qui est sur l’encadrement

Encore une fois un grand merci à Geoffrey pour son aide !!

Remplir, remplir !

Voilà, on continue à remplir les cloisons de terre. C’est quand même long... On a même par encore tout à fait fini, mais ce samedi, je suis sûr que ce sera fait !

Bon ben du coup, ça ma décidé de ne pas cribler ma terre pour faire les enduits et j’ai donc acheté 6 tonnes de terre qui est arrivée aujourd’hui.

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La cargaison livrée
Je le redis, il faut être là à la réception de la marchandise !

Je le re-dis : il est impératif d’être présent et de bien se préparer pour recevoir le matériel ! Si je n’avais pas été là, je ne sais pas où j’aurais retrouvé la terre. Et allez déplacer des « big-bag » de plus d’une tonne !

Avec la terre, j’ai aussi reçu des panneaux isolants en chanvre. En effet, je vais faire une petite partie des cloisons en chanvre pour freiner
le son et surtout gagner du temps (d’ailleurs j’ai déjà fait une partie). Ce n’est pas le meilleure frein acoustique, mais il me suffira amplement...

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Un caisson rempli de chanvre
Ça va nettement plus vite ;-)

Pour couper le chanvre, je n’ai pas encore la bonne technique. Je l’ai fait pour le moment avec un couteau à pain... Mais je ne suis pas convaincu. En cherchant un peu j’ai trouvé qu’un bon moyen serait de le faire avec une meuleuse et un disque diamant (voir ici la preuve par 9). Je vais essayer et je vous redirai.

Un grand merci à Nicole pour sa précieuse aide !

Premier feu !

Ça y est j’ai branché ma première source de chaleur au bois à la cheminée ! Il s’agit d’un vieux potager de la marque Sarina qui faisait partie du lot avec l’achat du terrain. Selon l’ancien propriétaire, il n’a été utilisé que quelques fois pour des raisons de WAF :-).
Mon poêlier-fumiste m’a expliqué ce qu’il fallait regarder pour voir s’il était en bon état. Il faut surtout voir si les briques réfractaires dans le foyer sont en bon état, et effectivement, elles sont comme neuves !! L’historique du potager semble donc vrai ?!
Pour le brancher j’ai acheté des tube métalliques fait pour ça, ainsi qu’une réduction pour le branchement dans la cheminée. Il faut bien mesurer les diamètres des différents embranchements !
J’ai aussi bouché les autres entrées de la cheminée avec des bouchons prévus à cet effet.
On aura pour combustible la myriade de déchets de bois de construction. Recycling, recycling !

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Le potager
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Et voilà, la cheminée fait son travail !

On a aussi continué à remplir les cloisons. avec la terre, mais aussi avec la laine de chanvre. Pour celle-ci, comme je l’avais dit précédemment j’ai essayé d’utiliser une meuleuse munie d’un disque en diamant pour découper les panneaux. Résultat : c’est extra ! Pour moi c’est donc un bon moyen.

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La découpe des panneaux de chanvre à la meule

Toutes mes cloisons du rez-supérieur sont donc remplies ! Il faut maintenant mettre les paillons et enduire avec la terre.

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Terre en partie et chanvre de l’autre

Pour que la terre sèche et aussi pour maintenir la maison chaude (pour évacuer l’humidité), j’ai mis des petits chauffages à ventilateur et c’est assez efficace : mes cloisons en terre sèchent (par contre je me méfie de la facture d’électricité...) !

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Cloisons qui commence à sécher
On voit ici le flux d’air chaud qui a séché le milieu du mur (partie claire).

Un grand merci à Didier qui une fois de plus est venu m’aider !

Cloisons et paillons

Pour ce qui est des cloisons, on a continué de faire celle des toilettes sèches au 1er. Celle-ci devient un peu plus compliquée à faire, car il y a la pente du toit. Pour la faire, on a d’abord fixé la lisse haute sous le chevron, puis on a monté la lisse basse avec les montants et on a assemblé le tout. C’est plutôt bien allé.

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La cloison

Suite de quoi on a continué à fixer les paillons aux murs en prévision de l’enduit.

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Un paillon en place

Pendant la pose de ceux-ci, j’ai constaté que mes cloisons n’étaient pas tout à fait finies : pour que je puisse mettre mes paillons partout, il manque le cadre de porte ainsi que les tablettes de fenêtres.
On a donc posé les paillons et on s’est attaqué aux cadres de portes (mais pas longtemps car c’était déjà la fin de journée) !

Un grand merci à Laurent pour son aide !

Les petites erreurs commencent à sortir...

Voilà, je continue mes cadres de portes pour les chambres du rez-supérieur. En analysant un peu plus la chose, je me suis dit que ce serait bien que le paillon aille se coincer un peu derrière celui-ci, histoire que ça ne bouge plus et que ce soit propre. J’ai donc défoncé les montant pour faire une rainure.
J’ai fixé les cadres en mettant les visses par derrière, en traversant l’ossature. Pour ce faire, j’ai pré-percé le passage de la visse et j’ai mis un bout de scotch sur mon embout de visseuse pour faire un repère pour la profondeur de vissage. Tip top ! On ne voit pas une visse et ça tient du tonnerre.

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Au sol pour défoncer

Pour les petites erreurs, j’ai constaté que l’ossature n’était pas très épaisse autour de la porte, ce qui a pour effet d’avoir le cadre qui rentre de 2 cm dans la cloison (dans l’angle) et que mes boîtiers électriques sont tout collés au cadre de porte (aaargh !).
Donc pour le bon conseil, pensez à vos cadres de porte dès la conception. Je dirais qu’il faut compter au moins 10 cm entre les murs (ou les boîtiers électrique) et le vide pour la porte...

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Bien fixé...
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...mais un peu près du cadre !

Bon ben on va faire avec. Pour les boîtiers électriques, j’ai encore la possibilité de creuser la terre après et de remettre un boîtier à côté...

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On s’arrange et voilà quand même le travail...

Pour finir, j’ai fini l’ossature à la hauteur du cadre et j’ai mis de l’isolation en chanvre pour boucher le tout. C’est bon je suis paré à finir mes paillons dans les chambres !

Et un pilier, un !

Aujourd’hui, j’ai voulu continuer de faire les tuyaux d’évacuation au 1er. Mais je suis assez vite tombé sur un petit soucis de matériel. Je n’avais plus de manchons...

Je me suis donc rabattu sur la préparation de la venue du poêle de masse.
Pour faire celui-ci, je dois d’abord couler une dalle en béton de minimum 12 cm (c’est obligatoire). Celle-ci fera aussi office de 1re marche pour l’escalier.

J’ai commencé par préparer des petits élément pour faire le coffrage. Je vous les présenterai en temps voulu...

Avant de couler la dalle, je dois mettre un pilier qui va soutenir la dernière solive avant la trémie car je dois la couper si on ne veux pas se mettre la tête dedans quand on montera/descendra les escalier d’en bas.

Donc j’attaque le morceau, qui est relativement lourd... J’ai tracé en bas sur notre petit socle la verticale de l’emplacement au fil à plomb, puis j’y ai fixé un pied réglable. Ensuite j’ai placé la poutre et je l’ai réglée. Pour finir le tout, j’ai mis des longues visses qui traversent la solive et qui la tiennent par dessus.

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La poutre/pilier !
L’escalier passera à droite de celle-ci. Comme l’escalier provisoire, mais en mieux...
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Le pied réglable
Pa-paillons-lé-lé

Voilà, on continue à poser les paillons. L’agrafeuse chauffe !

En posant le paillon qui se trouve dans les chambres et contre la paroi où il y a la porte, j’ai pris conscience que si je voulais rectifier mes boîtiers électriques, c’était maintenant ou jamais ! Bon ben alors c’est maintenant...

Zou, je creuse la terre à côté des boîtiers existants, puis je fais de bon gros trous sur les boîtiers, je mets les clips et la terre [1], et je visse un deuxième boitier à côté.
Ça c’est fait !!

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Le boîtier décalé
La petite erreur est rattrapée...

Et je continue à mettre mes paillons. Après avoir mis tous les murs pleins, il me reste les murs qui ont les fenêtres. Mais avant de mettre les paillons, il faut finir quelques petits détails :
- Il faut isoler entre le cadre de fenêtre et les embrasures.
- Il faut mettre les tablettes de fenêtre.
- Et isoler sous la tablette de fenêtre.

Bon je ne vais pas faire ça maintenant, mais pour voir si l’idée que j’ai eu il y a quelque temps est valable, je vais essayer sur une fenêtre : « proof of concept » !
Donc l’idée est d’utiliser des bandes en laine de chanvre que j’avais acheté pour mettre entre les solives et le plancher, que j’ai reçu trop tard et que donc je n’ai jamais mis... Bref j’ai un carton plein de ces bandes qui font 5mm d’épais. L’espace entre l’embrasure et le cadre de fenêtre faisant en moyenne 1cm, si je la plie en deux, elle est juste parfaite. Donc je l’enfonce avec mon double-mètre. Là je constate que c’est quand même profond. Bah qu’à cela ne tienne, j’en met 2 couches, j’en ai assez de cette bande... Puis une fois mis, je tasse tout ça au fond.
Ensuite le paillon viendra se glisser entre l’embrasure et le cadre jusque contre la bande en chanvre, qui lui-même sera enduit.
Pour le reste, ce sera une autre fois.

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Bande de chanvre
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Enfilage de la bande de chanvre
Je la pousse entre le cadre de fenêtre et l’embrasure avec un double-mètre.

Pour la pose des paillons, il faut les agrafer aux montants en bois avec du fil de fer. Pour notre bonheur, il y a déjà du fil de fer dans le paillon. Pour notre malheur, il n’est vraiment pas toujours sur le montant en bois... Pour palier à ça il suffit de mettre un fil de fer à l’extérieur qu’on agrafe.

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Le paillon coincé derrière le cadre de porte
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Un fil de fer pour tenir le paillon au montant
Notes

[1Les tubes blindés que j’utilise doivent être reliés à la terre pour évacuer les champs électro-magnétiques.

Une journée à « paillonner »

Voilà, ça « paillonne » ça « paillonne » !

Dans les spécialités, j’ai terminé le « paillonnage » du hublot de la salle de bain. Pour qu’il reste bien autour de l’embrasure, J’ai eu l’idée d’agrafer un fil de fer autour du hublot. Dans le béton de chanvre les agrafes tiennent très bien. Puis j’ai découpé le trou dans le paillon à la Dremel. Je ferai l’embrasure avec de la toile de jute.

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Pour info aussi, j’ai planté des agrafes dans la terre tassée des cloisons et étonnement ça marche suffisamment bien pour tenir certains endroits de recouvrement qui rebiquent.

A la fin de la journée, j’avais fini les deux chambres et la salle de bain (sauf là où il y a les fenêtres).

Coffrage pour la dalle du poêle de masse

Selon les normes en vigueur, le poêle de masse doit être posé sur une dalle en béton d’au moins 12 cm d’épaisseur. Le poêle étant à côté de l’escalier qui fera le lien entre le rez-supérieur et le 1er, je profite de faire directement la 1re marche.

Il faut encore avant de monter le coffrage que je définisse la forme de la première marche. Mine de rien, j’ai pris un bon moment pour définir la forme finale de cette dalle.

Après de savants calculs, j’en arrive à une hauteur de dalle de 18.2 cm de hauteur. Je cale donc mon niveau laser et j’attaque le coffrage.

Pour ce faire j’avais préparé à l’avance des équerres en bois pour tenir les planches à l’extérieur du coffrage.
La première marche est un peu arrondie, j’ai donc serré mes équerres et j’ai utilisé de l’OSB qui est plus souple et qui donc peut être tordu.

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Le coffrage
La partie arrondie en avant plan est la première marche de l’escalier.
Pilier pour la dalle en bois

Les escaliers devraient venir en janvier. On va faire des escaliers maçonés voûtés qui seront doc faits comme les voûtes (photos sur le site des artisans). Il faut donc que tous les éléments porteurs soient en place.

Dans ces éléments, je dois faire une petite dalle qui fera office de palier pour l’escalier qui va du rez-inférieur au rez-supérieur. De plus elle fera la plateforme d’entrée dans la maison. J’ai décidé de faire cette dalle en bois.

Pour la construire, je vais prendre des planches d’une section de 25 mm x 145 mm et les clouer en quinconce avec des clous de 8 (pour que le clou traverse au moins 3 planches). Cette petite dalle sera posée sur deux traverses et un pilier.

Aujourd’hui, je m’attaque donc à faire la structure porteuse de la dalle (pilier et traverses).

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La structure porteuse
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Structure porteuse vue d’en bas
Tape, tape !

Voilà suite à la structure porteuse je peux attaquer la dite dalle.

Je commence donc par fixer la première planche sur l’arasée en béton avec des chevilles à frapper.

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Puis une par une je cloue mes planches pour composer ma dalle. Je n’avais pas beaucoup de temps aujourd’hui, je n’ai pu faire que 25 cm de dalle.

Je cloue les planches à la main, car ma dalle n’est pas bien grande, c’est fun de clouer et ça me fait le sport de fêtes(!), mais si vous décidez de faire une plus grande dalle, je vous conseille vivement la cloueuse pneumatique ! Pensez aussi qu’à partir d’une certaine taille il faut des joints de dilatation...

Tabernacle !

Pour finir la dalle en bois, on commence la journée par clouer, mais à deux. Ça va quand même plus vite... Puis une fois la dalle en bois finie on a remonté les escaliers provisoire et remis des barrières.

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La petite dalle finie
On voit bien les planches clouées ensembles.

Ensuite on a continué à poser les paillons.

Un grand merci à mon ami François qui vient du Canada et qui a pris un moment pour venir m’aider.

Paillonnage technique

Bon voilà j’entre dans la pose de paillons dans des endroits plus techniques : là où il y a des fenêtres...

Bon avant de mettre les paillons, il faut isoler les cadres de fenêtres. Ben rien que ça, ça prend du temps. J’ai amélioré ma technique : j’ai fait un petit outil pour tasser le chanvre entre le cadre de fenêtre et l’embrasure (voir photo ci-après) et ça marche plutôt bien !

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L’outil pour tasser...
Le côté qui a un angle est pour faire les coins.

Pour la première fenêtre, j’ai mis de la toile de jute dans les angles pour palier au défaut du paillon. Puis après avoir mis les paillons, j’ai constaté que si je faisais ça bien, il n’y en aurait pas besoin.

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Paillons faisant l’angle

Aussi, dans ma conception, je fais en sorte que le paillon aille se coincer dans l’espace entre le cadre de fenêtre et l’embrasure (contre l’isolation), puis la terre viendra fermer cet espace.

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Paillon coincé entre le cadre et l’embrasure

Pour faire tenir les paillons sur la paille, j’ai fabriqué des « agrafes » avec du fil de fer (diam. 2.8 mm) plié en deux. J’ai laissé la courbure naturelle de la bobine sur les branches de l’agrafe ce qui a pour effet que les branches se croisent quand on les plantes dans la paille et ça renforce la tenue.

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Une agrafe
Presque une tonne de terre

Aujourd’hui j’avais un équipe motivée à poser la terre. Ben qu’à cela ne tienne, on mettra de la terre !
On va donc attaquer l’enduit de corps.

Dans l’idéal, il faudrait préparer de la terre le soir avant pour qu’elle se dilue bien avec l’eau. Bon je n’ai pas eu le temps, mais pour faire bien on a directement malaxé 3 bacs. Pour le malaxage, il faut d’abord mettre l’eau afin d’éviter que la terre s’attache au fond du bac.
Le temps de préparer les bacs a permis au premier bac de se reposer une peu. Pour la suite, on avait un bon roulement : il fallait environ une heure pour utiliser un bac, ce qui laissait le temps aux autres bac de se reposer. Chaque fois qu’un bac était vide, on le refaisait directement, même sur la fin de la journée, comme ça j’ai déjà de la terre toute prête pour la semaine prochaine (il suffira de la remalaxer et éventuellement y ajouter un peu d’eau).

Pour l’application, il n’y a pas vraiment de règles. Le bon usage dirait qu’il faut partir d’en bas puis remonter, mais lors de notre petit cours on a vu qu’en tout cas avec notre manière de faire ce n’était pas si important. Notre « coach » nous a même expliqué que lui il commençait au milieu du mur, puis en haut et pour finir il faisait le bas, car il pouvait ainsi récupérer la matière qui tombait pour faire le bas... Ce que nous avons essayé de faire, mais comme nous étions 3 - voire 4 en fin de journée - on avait plutôt tendance à répartir le travail selon la disposition des échelles :-)...

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Une paroie qui a déjà bien avancé
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Un grand merci à Isabelle, Christophe et Stephan !

« Pi » quoi encore

Poser les paillons sur les endroits plus techniques tel que les fenêtres prend plus te temps. Enduire ces dits paillons aux même endroits prend aussi plus de temps, et la différence est très nette...

Tout d’abord, pour protéger mes fenêtres, j’ai scotcher une bande de papier sur le cadre de fenêtre en laissant mon estimation d’épaisseur d’enduit libre.

Pour enduire, un des coins spécifique, est autour des cadres de fenêtre. La je souhaite faire bien attention de bien remplir avec la terre afin d’étanchéifier un maximum. Et ça il faut prendre le temps de le faire.

Quant à « Pi » (le titre), la formule pour avoir le pourtour d’un cercle est bien utile, mais il faut calculer et mesurer juste...
Donc autour du hublot de la salle de bain, j’ai mis de la toile de jute (car plus souple pour des forme non conventionnelles). Pour calculer la longueur de la toile à découper, j’ai donc pris Pi x Diamètre, mais j’ai un peu fait au pif : en gros j’ai 90 cm de diamètre x Pi (3.14, que j’ai arrondi à 3) = 2.7 m => 3 bon pas (env 1 m par pas) et j’y suis...
Résultat...

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Mauvaise utilisation de Pi...
Elle est un peu floue, mais parlante...

... il manque 20 cm... A ma décharge c’était tard le soir...

Un grand merci à Nicolas pour son aide et sa bouteille ;-), il s’est justement collé aux détails de fenêtres...

Armé !

Bon voilà, j’en ai marre de repousser cette dalle pour diverses raisons valables. Bref je prends les choses en main et je décide d’armer et de couler cette fichue dalle. Problème : je n’ai pas de béton. Pour le béton, il y a plusieurs possibilitée :

  1. aller le chercher, mais il faut un petit camion.
  2. se le faire livrer, mais c’est très cher (la livraison).
  3. le faire soi-même, mais je n’ai pas de gravier à béton, ni de bétonière.
  4. acheter des sac de béton sec à gâcher, mais c’est un peu plus cher et c’est lourd.

J’opte pour la dernière solution qui me parait la plus réaliste avec les moyens que j’ai.

Bon je peux donc maintenant armer tout ça. Le maçon du village m’a dégoté un bou de treillis (merci Christian !!) et j’ai tordu quelques barres en épingle pour renforcer l’angle obtu (au fond sur la photo).
Quelques découpes dans le treillis avec une « pince-coupante » on le pose sur des paniers pour le maintenir à hauteur, on met en place les épingles et le tour est joué.

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Voici ma dalle armée

Maintenant je vais m’occuper de ce béton ! Je file chez mon fournisseur qui vend des sacs de 40 kg (!) et je lui en prend 20 (que je prends en 2 voyages car ma voiture n’aurait pas supporter 800 kg d’un coup, en tout cas c’est ce que croit la police...). Trimbaler tout ça j’usqu’au rez-supérieur et je crois que j’ai mon cottas de physique pour aujourd’hui... De plus on a plus assez de temps pour couler, on fera ça demain.

Bon il me reste quant même du temps. Je vais donc finir de mettre mes tablettes de fenêtre et enfin mettre les paillons sur ces paroies.

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Une tablette de fenêtre
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Et voilà le dernier mur de la chambre empailloné

Demain matin on coule !

Coulé !

Aaaahh voilà enfin le jour du coulage de cette dalle. Je dois dire que je l’ai attendu ! Mais me voilà content.

Bon, vu que je n’ai pas de bétonière, je vais gâcher le béton avec mon malaxeur dans une bassine près du coffrage afin de pouvoir verser tout ça dedans. C’est même pas trop mal, ça fonctionne bien. Pas plus que deux sacs à la fois (80 kg), sinon ça devient franchement pénible à malaxer... Il ne faut pas mettre trop d’eau non plus car nous allons vibrer le béton.

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Le dispositif de coulage
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Vivré à l’aiguille

Assez vite, la dalle a été coulée, ce qui me laisse pas mal de temps pour faire d’autres choses.

Je vais commencer à appliquer la deuxième couche de terre dans les chambres. Mais là attention, il faut en mettre assez, et dès que la matière est un peu plus dure [1] on doit mettre encore une couche et aplanir à la taloche (ce sera pour demain). Je ne vais donc pas faire trop de murs.

Quand on fait de la terre, il faut toujours s’assurer que la couche précédente est humide (voire mouillée). Je sors donc mes vaporisateurs que j’avais acheté dans ce but. Mais c’est lent : pschit ! pschit ! pschit ! pschit !... Soudain me vient une idée ! J’ai un kit d’outils pour l’air comprimé et dedans il y a un pistolet à peinture. Mais c’est biensûr !! Hop, ni une ni deux, je monte tout ça et c’est top ! Ça va vite et cerise sur le gâteau c’est amusant...

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Vaporisation d’eau via pistolet à peinture

Une fois la couche précédente humidifiée, on peut appliquer la terre au platoire.

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Application de la deuxième couche au platoire
Notes

[1Chez moi c’est le lendemain, mais ça dépend beaucoup de l’humidité ambiante et de la température. Ça peu aller de quelques heures à quelques jours...

A plat !

Voilà la deuxième couche que nous avons appliqué hiers est parfaite : un peu dure (mais pas trop) et encore humide à la fois.

Il est donc temps d’aplanir tout ça. Je dois dire que c’est la première fois que je fais ça et notre petit cours remonte déjà à quelques mois... Bon je fais appel aux souvenirs (après un petit tél avec notre enseignant ;-)) et j’attaque.

Je commence par bien humidifier tout ça, puis je met une fine couche de terre. Ensuite je prends la taloche et je fais des mouvements circulaires. C’est physique !
Très vite on voit que la taloche répartis la terre. Elle prend la terre sur les « bosses » et en met dans les creux, puis égalise. C’est très chouette à faire.

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Mouvements circulaires avec la taloche
Eclectotravail

Oui, plein de petites choses aujourd’hui.

J’ai tout d’abord décoffré la dalle, puis j’ai coupé la solive et le plancher derrière la dalle afin de donner plus de hauteur pour la montée de l’escalier du rez-inférieur (en effet si je laissait la solive, c’étais un peu juste et on risquait de se cogner la tête...).

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La dalle décofrée

J’ai coupé la première partie à la tronçonneuse, mais ma tronçonneuse est franchement pas la meilleure et la chaîne n’est plus très aiguisée. De plus l’huile gicle beaucoup et ça a tout dégeulassé autour...
Pour couper la solive de l’autre côté, j’ai tenté le coup avec la scie sauteuse, une fois d’un côté, puis de l’autre (en deux passes) et c’est vraiment pas trop mal ! En tout cas ça marche. Bon il faut un peu de place autour pour laisser passer la machine...

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La solive coupée
A droite à la tronçonneuse et à gauche à la scie sauteuse.

Je vais bientôt recevoir mon accumulateur d’eau chaude (boiler) et il pèse tout de même 290 kg (!). Si tout va bien, il sera livré par le fabricant lui-même et il a un chariot pour l’ammener à sa place. Si tout va mal, ça va être livré par une société tierce qui va simplement me le déposer devant la maison, auquel cas il faudra que je trouve un moyen de le transporter dedans. J’ai évidemment insisté pour que ce soit la première solution...
Bref dans le but d’anticiper tout ça on a monté une « route » pour qu’un éventuel chariot puisse rouler jusqu’au fond de la cave.

J’ai ensuite continué à mettre les paillons autour de la fenêtre de la deuxième chambre. Mais comme je suis arrivé à cours d’agrafes, j’ai dû m’arrêter là (la suite sera pour samedi).

J’ai alors continué à mettre de la terre.

L’apprentissage de la terre

Aujourd’hui on était plusieurs. On a d’abord fait un peu de terre, mais on s’est assez vite retrouvé coincés car si on mettait une deuxième couche sur d’autres parts, il fallait venir le lendemain finir et le lendamain c’est dimanche et la règle ici dit « jamais le dimanche »...

Parallèlement, on a fini de mettre les paillons sur le mur de la deuxième chambre (là où il me manquais des agrafes).

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Bon alors je me suis réorganisé et on a mis des paillons là où passera l’escalier, comme ça il se fera coincer derrière l’escalier et ce sera plus propre.

On a aussi continué à faire des chassis de cloisons au 1er.

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Un chassis de cloison terminé.
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Début de chassis au sol.

Au niveau de l’apprentissage de la terre, je voudrais faire une parenthaise à propos des enduits en terre. On a sur une paroie de fissures assez imposantes.

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J’analyse ça de la manière suivante :
- Cette part de cloison est vide derrière (juste la laine de chanvre) et l’espace entre les montants du chassis en bois est assez large. Peut-être que l’enduit bouge un peu.
- La terre était trop mouillée quand elle a été posé, et ça on le sait, c’est égal à fissures...

Mais bon c’est de la terre, on va essayer de simplement fermer ces fissures. Je vous redonnerai des nouvelles...

Un gran merci à Nicole pour son aide.
Aussi un grand merci à mon Papa pour les agrafes.

Jour de réception

Eh oui, tout d’un coup, je reçoit un téléphone de l’entreprise Jeni qui veut me livrer l’accumulateur solaire (boiler) le matin même. Yop là boum, je dis oui...
Peu de temps après vlà que je reçois un téléphone de mon poêlier-fumiste qui veut venir déposer l’insert et sa chaudière le soir même. Alléééé soyons fous :-).

Voilà donc que l’accumulateur arrive sur un petit camion. J’ai voulu que ce soit le fabricant lui-même qui me le livre car ils sont équipés pour le déplacer. En effet, si ça aurait été un autre transporteur (ce qui était une proposition du fabriquant), il me l’auraient déposé devant la maison et « débrouille-toi mon grand » ! Il faut quand même dire que mon accumulateur (qui est un petit) fait 290 kg !
Bref simplement et bien équipé, le livreur l’a descendu de son camion et on l’a attaché au petit chariot. Ce chariot était parfait car il avait de grandes roues pneumatiques et ça, ça roule sur la terre et les cailloux.

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La descente du camion.
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On y attache le chariot.

Voilà, on a donc roulé l’accumulateur jusqu’à l’intérieur et là on a eu deux petits soucis.
Le premier est qu’on arrivait pas à tourner pour entrer dans la cave à cause d’un chassis de cloison. J’étais prêt à tailler dedans, mais l’esxpérience du livreur a montré que ce n’étais pas si difficile de soulever l’accumulateur (malgré ses 290 kg), le mettre à la verticale, le tourner et le remettre à plat sur le chariot.
Le deuxième problème était que la porte provisoire de la cave était trop petite. Qu’à cela ne tienne, on l’a enlevée !

Notre accumulateur est donc arrivé saint et sauf dans la cave. On l’a soulevé une dernière fois à sa place.
Pour le petit truc : pour le tourner ou le déplacer, il suffit de le faire balancer un peu et il bouge tout seul sans grand efforts.

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Et yop il est à sa place.

Ensuite on a continuer les enduits en terre.

En fin de journée et comme convenu, le poêlier-fumiste est venu déposer l’insert et sa chaudière. Il repassera demain pour l’installer.

Le poêle est à sa place

Ce matin, le poêlier-fumiste (Colin Porret à Gorgier que je ne peux que vous conseiller) est venu installer et connecter l’insert et la chaudière à la cheminée.

Il les a soulevés à l’aide d’un palan manuel accroché à deux serre-joints qui eux-même étaient accrchés aux solives.

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La chaudière suspendue au dessus de l’insert.

Puis il a ouvert le canal de cheminée sur la partie de gauche pour la prise d’air frais.

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Le trou pour la prise d’air frais.

Après quelques réglages, le tout était à la bonne hauteur et il a alors fini le branchement à la cheminée. Pour garantir l’étanchéité, il a mis de la bande céramique autour du tuyau de raccordement.

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Le branchement à la cheminée.
On voit la bande de céramique qui fait le joint.

Et pour finir, il a posé le tube d’amenée d’air frais.

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L’air frais est branché !

Reste maintenant à mettre les raccordements pour l’eau de chauffage (raccordement à l’accumulateur) qui sera fait par un chauffagiste, puis on pourra faire l’habillage du poêle pour obtenir sa forme finale.

Parallèlement j’ai continué à enduire les murs en terre. A ce sujet, j’ai pas mal de fissures et assez grosses. Je vous tiendrai au courant de comment je vais y remédier...

Rond le coffrage

Pour faire propre les embrasures des hoblots, j’ai eu une idée : découper dans un passeau la forme finie du bord intérieur de l’embrasure, l’appliquer contre la paroie et remplir de terre jusquà ce bord.

J’ai donc attaqué la découpe du panneau et je l’ai accroché au mur. Le plus dur dans l’histoire a été de le centrer par rapport à la fenêtre. Pour m’aider, j’ai utiliser le niveau laser qui donne non seulement l’horizontalité, mais aussi la verticalité. J’ai donc accroché le laser au milieu de la pièce et je l’ai réglé sur le centre de la fenêtre. Une fois fait, j’ai positionné le panneau en mesurant les distances par rapport au faisseau laser. Et voilà mon panneau réglé !

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La vue d’ensemble du coffrage.
Presque plus guide que coffrage.

Bon mon embrasure brute actuelles (en béton de chanvre) est de temps en temps déjà à fleur du coffrage. Je ferai avec. Je metterai un minimum de terre, puis le tadelakt fera le reste.

Pour le moment, j’ai juste mis une couche d’accroche pour pouvoir ensuite charger jusqu’à la limite du coffrage.

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Sinon, je me suis mis à mettre un paillon sur le pan de mur qui se trouve en dessus de la porte d’entrée. Il n’est pas facile à mettre car ce pan de mur est dans la trémie de l’escalier et fait plus de 5 m de haut.
Comme les paillons que j’achète font 2 m x 5 m, j’ai décidé d’en mettre un d’une pièce.
Vu la hauteur, j’ai dû construire un pont pour la partie haute.

Parallèlement à ça, ma femme a continué à faire des enduits de corp dans la salle de bain.

Femmes en renfort

Ce soir, j’ai eu l’honneur d’avoir des femmes en renfort pour faire les enduits de corp dans les chambres. Elles ont fait ça comme de pros.

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Une chambre commencée.
Mais elles n’ont pas fait que ça !

Merci beaucoup à Valérie et Isabelle.

Réorganisation d’atelier

La place s’amenuise. Au fure et à mesure que les éléments se construisent, on a de moins en moins de place pour nos divers ateliers.
Justement, je m’attaque aux cloisons du 1er et mon atelier actuel est en plein sur la trajectoire des cloisons. De plus, tout mon lambris pour faire le dessous du toit se trouve en attente dans la chambre au nord et si il reste là, je devrai le couper pour pouvoir le sortir (les lames font quand même 5 m) pour faire le lambris au salon (au sud)...

J’ai donc commencé la journée par une réorganisation de l’atelier et du stockage des matériaux. J’ai démonté l’atelier « fixe » pour en faire un atelier « mobile », puis on a déplacé les trois quarts du lambris dans la partie sud de l’étage. On a dû le mettre en bied pour qu’il ne passe pas dans la trajectoire des cloisons...

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Stock de lambris pour le plafond.
Déplacé du bon côté...

Une fois la place libre, j’ai commencé à faire les chassis des cloisons. Après mure réflexion, j’ai décidé de l’aligner à l’axe des poteaux et non pas de la traverse [1] (vous verrez par l’image demain).

J’ai commencé par faire le petit chassis à l’est.

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Petit chassis à l’est.

Puis j’ai attaqué la grande partie qui est relativement compliquée car elle s’encastre dans la traverse (à cause de la différence des axes).

Notes

[1En effet les poteaux et la traverse ne sont pas tout à fait dans le même axe pour des raisons de constructions de la part du charpentier dont je ne me souviens plus.

Ça cloisonne au 1er

Voilà j’ai fini la cloison un peu compliquée du 1er. J’ai dû faire des découpes pour l’encastrer dans la traverse, mais c’était amusant à faire.

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Tout le chassis
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L’encastrement.
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Vue depuis la chambre.

De son côté, le premiers endroits techniques des enduits on reçus l’avant dernière couche (avant la finition qui se fera elle juste avant de déménager...). Là c’est juste sur les arrondis et c’est rudement beau. Je suis content !

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Une embrasure arrondie.
Je trouve ça très beau.
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Tuyaux d’évacuation presque terminés

Aaaahhhh enfin j’ai avancé avec mes tuyaux d’évacuation. J’ai presque tout soudé. Il reste juste la montée sur le toit (qui attendra que la météo soit meilleure) pour la ventilation primaire et les détails des éviers (toilettes et chambre), soit moins de dix soudures !
Je dois dire que j’ai pas mal dû jouer du coude pour les installer car je les ai mis un maximum à l’extérieur des toilettes (cachés) puis à un certain moment, il a bien fallu rentrer dans les toilettes car sinon ils auraient été apparents dans la cage d’escalier...

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Vue d’ensemble
On voit le zig-zag pour éviter de se retrouver dans la cage d’escalier.
On voit aussi l’introduction en attente pour une éventuelle toilette à eau.

J’ai aussi directement mis un « Y » qui est prêt à recevoir une toilette « humide » au cas où [1]...

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Le bout, juste avant de monter sur le toit.
Il y a aussi l’entrée pour l’évier qui sera dans la chambre.

Pour l’attente de l’évier qui sera dans la chambre, j’ai dû faire une soudure manuelle (au miroir) car la soudure se trouve dans la poutre du chassis et le manchon prenais trop de place.

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Le passage pour l’évier de la chambre à travers la cloison.

Suite de quoi j’ai finis la cloison de la chambre y compris la porte.

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La porte de la chambre !
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Et voilà le tout fini.

J’ai aussi eu la visite de Pittet Artisans qui viennent la semaine prochaine commencer à faire l’escalier en voûtes sarasines (comme les voûtes de la cave). Du coup je dois finir la pose du paillon de la porte d’entrée car l’escalier viendra s’appuyer contre.
Et voilà qui est fait.

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Le paillon de la porte d’entrée fini.

En parallèle à tout ça, ma femme et une de ses copines on fait des enduits en terre. Ma fois ça avance ces enduits.

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La salle de bain est enduite.
Ou presque car le pan du hublot reste à faire...

L’embrasure du hublot est maintenant prêt !

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Ca y est, l’embrasure du hublot est maintenant enduit.

Un grand merci à Sylvie pour son aide.

Notes

[1Pour ceux qui ne le savent pas encore, on va mettre une toilette sèche à cet endroit.

La chaudière s’équipe

Aujourd’hui le chauffagiste est venu pour commencer à équiper la chaudière pour faire le circuit de chauffage de l’eau.

J’ai voulu que ça se fasse en cuivre car suite au cours pour les panneaux solaires avec Sebasol, je suis convaincu que c’est un moyen d’excellente qualité.

Donc une fois que le chauffagiste et le poêlier-fumiste se sont mis d’accord avec la manière de brancher tout ça et par où passer, il a pu commencer.

Et voici un début de résultat :

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Les branchements sur la chaudière du poêle.
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La descente vers la cave.

Pour vous donner quelques explications de tout ces tuyaux :
- En Suisse on doit sécuriser une chaudière pour éviter qu’elle explose. Il doit donc y avoir un système de refroidissement. C’est pour ça que j’ai dû amener de l’eau sous pression (petit tuyau gris entortillé) et un écoulement jusque là (gros tuyau noir qui fait le syphon).
- Ensuite on a les tuyaux qui transportent l’eau froide et l’eau chauffée (dans mon cas en cuivre) jusqu’à l’accumulateur (boiler).
- Il y aura aussi les sondes qui serviront à informer le circulateur (pompe) des diverses températures (accumulateur et chaudière) afin qu’il se mette en marche au moment voulu.

En parallèle, les enduits continuent et une fois de plus ça prend du temps...
Pour le truc et astuce (d’ailleurs je ne sais pas pourquoi je n’y ai pas pensé avant, c’est tellement évident) au lieu de tirer comme un boeuf les bacs méga lourds pleins de terre, il existe sur le marché des chariots à roulettes (si si c’est vrai !) sur le quel on peut poser le dit bac. Rest alors plus qu’à ballader notre bac...

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Le chariot et son bac
C’était pourtant tellement évident...
La construction des escaliers commence

Nous avons décidé de faire des escaliers maçonnés car ils correspondent à notre désire. De plus, après quelques demandes d’offre, il s’avère que c’est quasi le même prix.
Aujourd’hui un des artisans de l’entreprise Pittet Artisans a commencé à faire les escaliers. Son premier travail a été de dessiner les repères contre les murs.

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Le traçage des répères de l’escalier.

Mais avant ça on a longuement discuté plusieurs détails que je ne développerai pas ici.

En même temps, le chauffagiste (Di Marzo Eco-Energies) est venu finir la première partie de l’installation (du poêle à la cave). Il a tout soudé puis a testé l’installation en mettant de l’eau sous pression dedans. Enfin il a isolé tout ça.

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Tout est connecté maintenant.
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La descente sous la dalle.
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Le long du mur avant de passer dans la cave.

De mon côté, il y a encore des pans de murs qui ont été enduits.

J’ai aussi isolé les fenêtres du 1er, ainsi que posé les tablettes de fenêtre.

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Le tablettes de fenêtre du 1er.

J’ai construit le chassis pour la porte des toilettes du 1er. En ce qui concerne les cloisons du 1er, il me reste maintenant à faire le « box » où se trouvera l’évier. Cependant je recherche une petite fenêtre (pas plus que 50 cm x 70 cm) autour de laquelle je construirai le chassis... L’appel est lancé !

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Le chassis pour la porte des toilettes.
La paillasse se propage

Voilà, cette semaine la construction de la paillasse voûtée en briques de l’escalier a commencée.

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Mardi.
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Chaque jour un petit bout de plus. Pour gentillement arriver au point le plus technique : le virage...

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Mercredi.
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Ici on voit bien la forme voûtée.

Aussi, le poêlier-fumiste est venu installer les plaques d’accumulation autour de l’insert. Ces plaques sont faites en grande quantité de fer et sont très lourdes (d’où le nom poêle de masse...). Comme son nom l’indique, cette couche va accumuler la chaleur produite par l’insert, puis rendre ça gentillement à l’habillage (dernière couche) pour chauffer la maison.

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La couche d’accumulation.
Les plaques rouges vont accumuler la chaleur lors de la flambée.

Pour ma part, j’ai commencé à poser les boîtiers et les tubes électriques au 1er étage. C’est pas toujours évident car je n’ai pas vraiment de plans. En fait j’en ai un, mais il y a beaucoup de changements dans le vif du sujet. Par exemple, il est plus facile de placer des lampes quand on est dans la réalité que sur des plans (même 3D...). Donc j’adapte au fur et à mesure (d’un coté, merci l’auto-construction).

Un tobaggan dans la maison ?

Non pas un toboggan , mais la paillasse est finie ! Le maçon a réussi (tout juste) à finir le virage, puis d’une volée a fini jusqu’en haut !
C’était très impressionnant et instructif de l voir à l’oeuvre. D’ailleurs si vous voulez voir le bâtissage d’une voûte et escalier je vous invite à aller voir ce petit film.

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Le haut de la paillasse (arrivée au 1er).
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Le tournant vue de dessous.
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Le haut vue de dessous.

J’ai quant à moi continué de poser des tubes électriques, mais comme à un moment donné il me manquait des informations sur l’emplacement de certains éléments, je me suis rabattu sur le chassis des toilettes du 1er.

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Quelque tubes électrique.

Pour ce chassis, il me reste en fait plus que la partie qui abritera l’évier. Avec ma femme on a décidé de mettre une petite fenêtre intérieur (d’ailleurs je cherche une petite et vieille fenêtre pour ça...) et de faire un petit toit avec des tuiles (que je cherche aussi...).

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Le châssis et son toit intérieur.

De leur côté les enduits avancent. Ils sont bientôt finis, mais les embrasures arrondies prennent vraiment beaucoup de temps ! Je pense que la semaine prochaine ce sera fini.

Le velux est emmitouflé

Aujourd’hui j’ai une fois de plus eu la participation de Nicole et j’ai décidé de faire une chose que je souhaitais faire depuis longtemps. Isoler et étanchéifier le velux.

Pour ce faire il a fallu bourrer de laine de chanvre l’ouverture entre la ferblanterie du velux et l’étanchéité du toit pour isoler. Puis on a fait une bande étanche autour des chevêtres pour que l’air ne passe pas (merci Nicole, j’aurais oublié ;-) ). Ensuite on a fais des cales pour y agrafer le lambris et on a isolé autour des cales. Puis pour finir on a posé une partie du lambris.

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L’habillage et sa ceinture de bande comprimée.

Ainsi donc un grand merci à Nicole pour son aide !

En fin de journée, j’ai aussi posé quelques tubes électriques avec mon fils. Un grand merci à toi Antonin !!

La terre monte au 1er

On entame les enduits en terre au 1er étage et aussi la troisième tonne de terre. Je me suis dépêché ce matin de poser les paillons sur un pan sous le toit afin que ma femme et une de ses copine puissent venir cet après-midi appliquer l’enduit de corps.

Pendant qu’elles faisaient la première partie, j’ai posé les paillons sur un autre pan de mur pour qu’elles puissent continuer une fois le premier pan fini. C’est qu’elles avancent vite !

On a eu aussi la visite d’une partie de la famille qui a aussi fait un bout du mur.

Au 1er, pour mes cloisons intérieurs, je vais laisser l’intérieur vide. Je me suis posé la question de comment allait se passer l’application des enduits dans ce cas. Voici la réponse en image...

Je trouve ça parfait. Ça « dégueule » derrière et ça reste comme ça. Du coup ça fait de l’épaisseur à l’enduit et ça fait une bonne accroche au paillon.

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L’envers de l’enduit.

Un grand merci à Silvia, Isabelle, Saskia et Sven pour votre aide !

Ça avance !

C’est agréable, pour une fois on a une impression que les travaux avancent bien !

Tout d’abord nos enduits en terre au rez-supérieur sont finis ! Il reste tout de même la couche de finition (couleur, texture, etc...) mais ce sera pour la fin des travaux. Pourquoi à la fin des travaux ? Ben parceque la loi de Murphy dit que « si tu fais tout beau, c’est sûr qu’à un moment ou à un autre, tout le matériel que tu vas rentrer et manipuler dans la maison touchera tes belles finitions et tu pourras en refaire un bout... ». Un homme avertit en vaut deux !

La paillasse de l’escalier est en train de se faire doubler (elle devient donc solide). Pour ce faire, l’artisan met quand même une armature en plastique entre les deux couches afin de la renforcer.

Au 1er, on a déjà 3 pans d’enduit de corps qui sont finis. Merci Isa !

A la salle de bain du rez-supérieur, notre mur de la douche est fait. Pour celui-ci on voulait de la sensualité. On a donc décidé l’arrondir le haut du mur.
Pour le mortier pour faire les joints, on a utilisé une mélange de terre (celle que j’utilise pour mes enduits) et de chaux hydraulique (1 volume de chaux pour 2 volumes de terre).
Et voici le résultat.

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Le mur de la salle de bain.

Une fois ce mur fait, on a attaqué un mur en semi-parement [1] qui sera fait en moellons. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile à faire car je souhaite qu’il soit non linéaire. C’est à dire que l’arrangement des moellons ne soit pas en ligne, mais plutôt aléatoire. Je constate que notre tendance (peut-être dû à notre société ?!) est d’aligner les choses (voir la première rangée de notre mur). Mais bon en se faisant un peu violance ;-) on y arrive.

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Le début du parement en moellons.
Notes

[1Semi-parement car on prend de vraies pierres de notre vrai terrain qui se trouve vraiment devant la maison. De plus notre terrain se trouve dans une ancienne carrière de pierre jaune d’Hauterive, qui pour moi est une magnifique pierre.

De l’acoustique en plaques

Aujourd’hui j’ai reçu mes panneaux « Pan-Terre Acoustix » qui serviront à faire une isolation phonique (pour le bruits d’impacts et aérien) au niveau du plancher (entre étages).
J’ai trouvé ces panneaux dans le livre L’isolation phonique écologique (ISBN : 978-2-36098-047-5) que je vous conseille.

Nous allons donc mettre ces panneaux sur notre plancher « primaire » puis nous mettrons le plancher (flottant) définitif dessus. Ceci a pour but de minimiser les bruits d’impact (quand on marche ou on laisse tomber quelque chose) entre les étages (surtout le rez-supérieur et rez-inférieur). En même temps, on ne fait pas une « fixette » là-dessus car en cas de bruit, les seuls personnes « embêtés » seront nous-même...

Autrement, le mur en pierre avance, mais on a des doutes quant au fait qu’il nous plaise vraiment. On va donc y réfléchir et on verra ce qu’il adviendra. Je vous tiendrai au courrant ;-).

Au niveau électrique, j’ai aussi installé quelques boitiers de dérivation au 1er. J’ai donc presque fini de mettre les tubes au 1er, il me reste que quelques endroits qui sont pour le moment inaccessibles.

Absorbeurs « part two »

Voilà, une journée plus tranquille pour le brasage des trois derniers absorbeurs.

Pas de problèmes particuliers, on a tenu un bon petit rythme de plus ou moins un absorbeur par heure (à deux). Le métier commence à rentrer ;-).

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Cintrage du serpentin sur la table à cintrer.

Pour gagner un peu de temps, on a utilisé une perceuse avec un embout pour poncer. Pour les bandes noires sur le bords c’est extra, mais pour la surface, je trouve que c’est plus efficace cette bonne vieille « Scotch-Brite ».

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Nettoyage des plaques avec la perceuse.
En fait on a fait uniquement les bandes noires, le reste a été fait à la "Scotch-Brite"...

Une fois les absorbeurs finis, on est allé chercher du matériel (isolation pour l’accumulateur et le champ de capteurs) chez un fournisseur à Renens.

Encore une fois un grand merci à mon Papa !

En rentrant déposer tout le matériel dans la maison, j’ai croisé l’artisan qui fait les escaliers. Il a fini trois marches. C’est cooool... On pourrais même déjà y monter.

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Les trois marches.

Apparemment on a aussi eu la visite impromptue d’un contrôleur du service de l’environnement pour voir si on avait un chantier propre (pas de produits chimiques qui trainent, pas de feux pour éliminer les déchets, etc...). Il est apparement repartis content car il est vrai qu’on a très peu de déchets poluants. Dommage que je n’étais pas là pour l’accueillir, j’aurais eu plaisir à lui montrer un chantier « propre »...

Un chantier partipatif improvisé

Ce n’était pas vraiment prévu, mais on s’est retrouvé à six sur le chantier pour mettre de la terre.

Heureusement qu’en début de matinée on était deux homme pour déjà préparer une bonne quantité de terre, car une fois que ces dames sont arrivées, ça a commencé à sérieusement débiter. On s’est même retrouvé à cours de surface à enduire...
On a bien essayé de mettre quelques paillons pour refaire de la surface à enduire, mais je me suis retrouvé à cours d’agrafes pour la paille.

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Une des surfaces enduites.

Il y a une paroie qui a été enduite sans paillons. Pour la raison que sur cette paroi, on va mettre du lambris, mais j’ai quand même tenus à mettre l’enduit de corps pour deux raisons : c’est ce qui était déclaré sur les plans et j’aimerai boucher tout les possibles passage pour les éventuelles souris.
Il semble que ce n’était pas si facile que ça à mettre. J’en ai entendu plus d’une râler ! ;-)

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Enduit à même la paille.
Pas si facile que ça...

On a aussi cassé tous les angles optus des cloisons afin qu’on puisse arrondir un peu l’enduit à ces endroits.

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Angle cassé.
On ne voit pas très bien, mais en cherchant un peu vous verrez...

Un grand merci à Estelle, Françoise, Christelle, Isabelle, René-Pierre et Mathieu pour leur précieuse aide !

Préparatifs pour escaliers

Pour commencer cette journée, je suis allé acheter du matériel pour la suite, ce qui prend vite un peu de temps.

Suite de quoi, j’ai fait et installé une petite poutre en renfort qui va servir à d’appuis à la paillasse pour l’escalier qui ira de l’entrée au rez-supérieur.
En effet on essaie de gagner là un maximum de place en faisant descendre directement la première (ou dernière si on monte) marche au niveau de la solive. La porte d’entrée ouverte prend pas mal de place et on risque d’être un peu « cougnés » là en-bas. Affaire à suivre...

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Le renfort en dessous de la solive.

Suite de quoi, on a rangé la cave - ou plutôt déplacé une partie - car on va maçonner un mur de séparation.
Une fois fait, on a fait une petite fouille dans les cailloux, puis on a fait le coffrage pour faire une petite semelle en béton et on l’a coulée. On attend maintenant que la semelle ait pris pour commencer à monter le mur.

Aussi, j’ai commencé à construire l’escalier qui liera le rez-inférieur à l’entrée.

Pour ce qui est de la conception de celui-ci, je vais faire des limons en crèmaillière sur lesquels viendront se poser les marches, puis je ferai les marches en deux temps : d’abord avec du plancher sapin (le même que pour mon plancher primaire actuel) et la finition en plancher chêne massif (comme le reste des marches de la maison d’ailleurs).
Je vous passerai les détails de calcul de l’escalier, entre le balancement des marches, la ligne de foulée, les épaisseurs des matériaux, etc... Mais bon j’ai été bien aidé par un logiciel de calcul ;-) qui en plus m’a exporté tout ça dans Sketchup afin que je puisse simplement prendre des mesures directement en 3D !

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L’escalier en 3D.

Pour ça j’ai commandé des panneaux 1 pli de 6 cm d’épaisseur dans lesquels je découperai mes limons en crémaillère. Je les ai pré-découpés aux dimensions extérieurs puis je les ai placés à leur emplacement définitif. Ensuite j’ai dessiné les marches à l’aide de mon niveau laser, d’un niveau à bulle et de mes plans 3D.
Demain la suite...

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Un limon prêt à être dessiné.
Des escaliers en veux-tu en voilà !

Tout d’abord grande nouvelle, les marches de l’escalier qui va du rez-supérieur au 1er sont terminées, on peut donc maintenant l’utiliser !
Il reste à fare les barrières et l’enduit de finition.

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Et voilà toute les marches.
Quel plaisir de monter cet escalier !

Pour ma part j’ai découpé les limons en cremaillère. Pour le faire j’ai utilisé ma scie circulaire un maximum. Comme la lame est ronde, il reste toujours un petit quelque chose à découper une fois la scie arrivée au trait. J’a donc fini les découpes à la scie sauteuse.

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Découpage des limons.
A la scie circulaire puis je finis à la sauteuse.

Je suis très content du résultat. De plus une fois mis en place, mes marches sont parfaitement d’aplomb ! Good job !

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Limon gauche.
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Limon droit.

Sinon le mur de la cave avance bien, on en est à peu près à la moitié.

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Voilà déjà la moitié.
En avant, « marches » !

Voilà, je commence par faire une pièce de retour du limon en cremaillère (limon gauche en bas qui fait l’angle). Tout bien, je le pose in situ et là je constate que je suis environ 3 cm trop bas ?! Oh oooohhh... Bon je fais un contrôle, et assez vite, je constate que je me suis un peu planté ! Bon l’explication est simple, j’ai pas compté que sur la dalle en bois, j’allais mettre directement le plancher massif et qu’il n’y avait pas un marche de 27 mm dessous...
Bon c’est juste un peu embêtant car je dois démonter mes limons, couper le pied de 27 mm et remonter les limons. Mais rien de bien grave, juste une perte de temps.

Une fois la petite erreur rectifiée et contrôlée, je fais donc les pièces manquantes pour finir les limons, les régler et les fixer.

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Les pièces du limon en bas.

Je m’attaque ensuite aux marches. Pour les faire, j’ai prévu d’utiliser les restes de mon plancher sapin 27 mm. Je fais assez vite les 4 marches droites (facile) puis je m’attaque aux marches balancées qui vont être mois faciles à faire. J’utilise directement l’ordinateur pour les mesures.

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Quelques marches.

J’ai réussi à n’en faire qu’une car j’ai dû m’arrêter pour faire une autre tâche plus urgente.

Au niveau des escaliers maçonés, j’ai eu la bonne surprise de voir que l’escalier qui va de l’entrée au rez-supérieur est fini ! Il y a même déjà la rembarde qui est faite. Du coup dès que j’aurai fini avec mes escaliers, toute la maison sera liée par les escaliers définitifs !

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L’escalier qui va de l’entrée au rez-supérieur.
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La rembarde.

Il y a aussi le chauffagiste qui est venu et il a terminé de brancher tous les éléments pour pouvoir allumer le poêle. Du coup jeudi prochain on fera une mise en service du système et on pourra faire un feu. C’est un peu tard dans la sasion, mais bon on va peut-être pouvoir chauffer un peu ces derniers jours de froid...

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L’installation finie.
Newbie...

En me projetant dans le fait de faire toutes mes marches avec des lames de plancher et en constatant que je n’aurai surement pas assez de bois pour le faire, j’ai craqué et je suis allé acheter un panneau contreplaqué 3 plis de 27 mm (ma fois tant pis pour la colle...).

Hé ben, c’est vachement plus simple à dessiner puis à découper... Bref, une fois mes marches découpées je vais les mettre en place et là je constate que j’ai fait l’erreur du débutant : Le bois - même contreplaqué - a un sens et il est plus résistant dans le sens des veines (celles de dessus et dessous) que dans l’autre sens. Comme je ne me suis pas posé la question, j’ai simplement dessiné et découpé dans le panneau comme ça m’arrangeait. Ben c’est pas bien ! Une fois mes marches en place (qui soit dit en passant entraient pico-bello à leur place), quand je marchait dessus, elles étaient drôlement souples, elles ne donnaient pas confiance. Rââââââââhhhhh.
Solution : je vais leur mettre un renfort dessous avec mes restes de planches 30 mm (et les veines dans le bon sens ;-) ).
Résultat : c’est cool, mes marches d’escaliers son solides.

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L’escalier fini.
On voit sous les marches les renforts...

Voilà, l’escalier est fini et opérationnel, en tout cas pour sa première partie. Reste les finitions (marches, contre-marches et nez de marches en chêne massif).

Conclusion de cet escalier : je confirme que c’est pas facile à faire, il faut penser à beaucoup de choses. Mais maintenant j’ai une expérience et ça c’est du tout bon !

On a aussi fais un bout du mur en briques de la cloison de la cuisine, Ce mur a deux nervures qui serviront à poser l’évier en pierre. Le mur lui-même sera le sous-bassement de la cloison avec la fenêtre intérieur.

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Une vue 3D de la cloison et sa fenêtre intérieur.
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Le mur côté poêle.
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Le mur côté cuisine.
Et les murets qui soutiendront l’évier.

Nicole est venue une fois de plus nous donner un coup de main, mais ce coup-ci je pense que ce sera la dernière fois car elle va imminemment commencer sa propre construction de maison en paille ! Bonne construction Nicole et encore merci pour tes multiples coups de main !!
Elle a passer sa journée à mettre des paillons pour que l’équipe qui arrivais l’après-midi pour travailler.

En parlant de l’équipe de l’après-midi, on a donc eu l’aide de tout une famille, qui sont venus nous mettre un bout de l’enduit de coprs au 1er étage.
Un grand merci à Manon, Valérie et Robin pour votre aide !

Le mur de la cave est fini

Afin de renforcer la statique des voûtes et des murs de la cave, les artisans qui ont fait les voûtes ont installé une barre traversante du mur nord au mur sud. Cette barre reprend les forces de poussée des voûtes (vu la forme arrondie).
Toutefois cette barre est pour nous pas très esthétique. Dans mon imaginaire, je voulais la cacher avec une poutre dans laquelle j’aurais fait une rainure, dans laquelle j’aurais glissé la barre.
Dans un soucis de simplification, avec ma femme on a trouvé une solution qui me va très bien : on ne va faire qu’un linteau avec une poutre (pour l’esthétique) puis nous allons maçonner le reste et cacher la barre dans les briques. Ces qui est fait !

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En parallèle, le chauffagiste est venu remplir l’accumulateur car demain la mise en service du circuit du chauffage de l’eau par le poêle va être mis en service. On pourra peut-être allumer le premier feu ?! Affaire à suivre...

Mise en place et mur pilote

Ce week-end Pascal j’ai le malaxeur à axe vertical pour faire du béton de chanvre car je souhaite isoler le mur de la cave (côté intérieur). De plus demain j’ai 5 personnes qui viennent m’aider et je vais en profiter. Il faut donc que je me prépare pour demain.
Nous allons donc faire du béton de chanvre banché. Le principe est de monter un coffrage, mettre la matière entre le coffrage et le mur, puis de tasser le béton de chanvre avec un bâton. Vu la technique de mise en place, et dans un but esthétique, on va pigmenter (teinter) le béton de chanvre de différentes couleurs pour faire des strates visibles.

N’étant pas un spécialiste de ce genre de travaux, on va faire un mur pilote sous l’escalier (mur qui ne se verra pas....).

Tout d’abord il a fallu retirer les marches de l’escalier. Ensuite on a préparé le coffrage. Puis on a installé la machine. Enfin on a lancé un mélange comme suit : on a commencé par mettre un ballot de chanvre ( 200 l), puis un sac de chaux aérienne (25 kg), ensuite les pigments ( 500 g) mélangés à un peu d’eau, et pour finir un demi sac (15 kg) de plâtre (fixit101).

Une fois le méalnge fait, on a commencé à mettre le béton de chanvre. Quand le mélange fut fini, on est passé à la couleur jaune. Et on l’a posée.

Au niveau de la couleur, il faut que je dise que le rouge donne un peu rose et que le jaune est un peu pâle. Comme pigments, j’ai acheté des « ocres ». Pour avoir une couleur assez vive, je dirais qu’il faut au moins mettre 1 kg par mélange. Il faut aussi savoir qu’en séchant, la teinte va s’éclaircir. De plus, j’ai mis de la chaux aérienne car elle est blanche et donc n’altère pas la couleur, par contre j’ai pris du plâtre fixit101 qui est légèrement gris et donc a un peu parasité la couleur (surtout le jaune). Essayez donc de trouver un plâtre blanc (mais attention aux plâtres chimiques...).

Bref voici le résultat :

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Mur pilote.
J’aime bien la ligne de séparation (strate).

Il y a aussi eu la mise en service du circuit de chauffage par le poêle de masse. Un installateur est venu, a branché les sondes et programmé le circulateur (pompe). Le poêle de masse est donc en théorie opérationnel. Je vais quand même appeler le poêlier-fumiste avant de faire un feu...

Un grand merci à Laurent pour sa précieuse aide !

Hop deuuuux. Tassez !

Aujourd’hui on a du monde qui vient nous aider. J’en profite pour faire l’isolation du mur intérieur de la cave en béton de chanvre.

On commence par quelques explications, puis on forme les équipes. Une qui fera l’escalier (très technique) et la seconde qui s’occupera de la grande partie à droite (travail plus massif).

On commence par poser les panneaux de coffrage. Le but étant de le tenir à une distance de 12 cm du mur, on a assez vite compris que le mieux était de mettre une première visse (visse de 120 forcément...) pour tenir l’écartement, puis une plus longue qui elle sert à tenir le panneau de coffrage et le serrer contre la visse d’écartement.

Pendant ce temps on a lancé la machine pour faire le premier mélange. Une fois fait, on a commencé à tasser en faisant attention à faire un peu d’art. C’est à dire qu’il fallait penser au rendu du mur vu qu’il sera apparent et qu’on le teinte. Donc on essaie de faire un peu de mouvement dans les « strates » [1].

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Allez on tasse !
Ici on voit bien les deux visses : celle d’écartement et l’autre pour tenir le panneau.

Sinon pour le bon conseil, vraiment tassez bien. Malgré tout nos efforts il y avait encore quelques endroits qui étaient pas bien tassés. Ne mettez par trop de matière à la fois, sinon ça bourre sur la masse et en dessous on arrive pas tasser. C’est pas bien grave, mais un auto-constructeur avertis en vaux pas plus mais il est avertis !

On a presque tout fait, mais je devrai revenir demain pour finir car on a le malaxeur uniquement pour ce week-end.

Et voilà le travail. Bravo et merci à l’équipe, c’est du bon et beau boulot !!

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La partie de droite.
On voit bien les différentes couches et les mouvements que les artistes on fait.
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L’escalier.
Très beau !

Un grand merci à Thérèse, Sabine, Nicolas, José et Lany pour leur grande aide !

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L’équipe au travail.
C’est carrément du sport !
Notes

[1Ce qu’on appelle les strates ce sont les différentes couches de différentes couleurs.

Mur en pierre version 2

Dans un article précédent, je vous disais que le mur en pierre ne nous plaisait pas forcément. Ben c’est confirmé ! Donc on a tout démonté et on a recommencé.
Ce qu’on a changé est :
- On va casser les pierres pour qu’on ait le beau jaune des pierre d’Hauterive.
- On va faire une mise en place un peu plus linéaire.
- On va faire des joints plus gros qu’n va remplire d’un mortier plus claire (si possible blanc).

On a déjà bien avancé :

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Mur en pierre version 2.
On y voit un essait de joints clairs.

Comme je l’ai dit dans mon article précédent, j’ai dû finir de faire le béton de chanvre. Pour ce faire j’ai eu la grande chance d’avoir mon ami Didier qui est venu m’aider en dernière minute. Que tu en soit remercier ici ! C’était pas du luxe, car on a fini, mais sur les rotules (en tout cas pour ma part). Pour moi c’était clairement le jour de trop (bon ça va j’en ai pas eu beaucoup jusque là)...

Nettoyages de printemps

Suite à nos divers travaux, mais surtout l’isolation en béton de chanvre, il y avait un tel b....l [1] que j’ai décider de prendre une partie de mon temps pour faire du rangement en profondeur.

J’ai commencé par la cave qui le méritait bien, puis tout l’étage du bas (celui où on a fait le béton de chanvre). J’y ai même passé l’aspirateur !

Ben au résultat c’est vraiment très cool et ça m’a motivé à maintenir le plus possible la maison en l’état (surtout que je suis pas très assidu à ce niveau là).

Suite de quoi, le mur en pierre a continué.
Au début du premier mur, on avait décidé de faire une « niche » décorative pour y mettre un objet de déco. Puis on était plus très convaincus et on a eu l’idée de faire 4 petites niches : une par membre de la famille dans laquelle chacun pourra mettre ce qu’il veut.
J’ai mis des petits tubes électriques qui vont à chacune d’entre elles pour mettre une éventuelle petite source de lumière (comme une LED). J’ai bien fait attentiton de laisser un fil de fer à l’intérieur pour pouvoir passer mes fils électriques le moment venu.

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Le tubage des 4 niches.
Notes

[1Un mot qui commence par « bor » et qui finit par « del »... Ma fois je n’ai pas trouvé d’autre mot pour qualifier ça.

Mur en pierre fini

Voilà, le mur en pierre est enfin fini. Une fois de plus ça prend du temps.

Par contre on a fait le bon choix de passer à une version 2 car on le trouve juste superbe, il est à notre goût !

Au niveau design, on voulait faire des joints claires (voire blanc). On avait fait un essai avec de la chaux hydratée (aérienne) qui est blanche et du sable (qui est gris) et ça donnait gris (ben ouais logique vous me direz).
Conclusion, si je veux des joints claires, il faut que je trouve du sable claire. Après quelques recherches, j’ai simplement trouvé chez mon fournisseur du sable de quartz qui apparemment est assez vitreux et donc prend la couleur de la chaux. Résultat : tip top !

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Le mur fini.
Il sont pas blancs ces joints ? Hein !

Nous avons aussi eu Sibylle qui est venue nous aider. Elle a fait la deuxième couche de terre sur quelques pans de murs. Merci beaucoup !

Nettoyages de printemps, mais extérieurs

Vendredi, les échafaudages métalliques partent et on doit enlever tout ce qu’on a mis qui les touche, soit nos propres échafaudages. Du coup ça nous a donné l’élan de faire du nettoyage extérieur.
Je dis pas que c’est tout beau tout propre, mais c’est déjà drôlement plus agréable. La semaine prochaine, je commande une benne à déchets et je la remplis avec tout ce qui traîne et dont je ne peux rien faire.

Dans un autre registre, on a décidé d’huiler notre poutraison intérieurs avec de l’huile de lin mélangée à de l’essence d’eucalyptus [1] ou d’agrume (orange). On a fait un essai avec de l’essence de térébenthine, mais c’est passablement toxique et ça ne sent pas très bon...

On a aussi fait quelques retouches à l’isolation en béton de chanvre dans la cage d’escalier. Ça n’a pas été facile de trouver le bon mélange pour avoir la même couleur, surtout qu je n’avais plus le malaxeur. D’ailleurs je n’y suis pas arrivé... Mais c’est pas plus mal, je me suis trompé dans la dose des pigments et j’en ai mis 2 fois plus. Mais c’est pas grave car je dois le dire c’est plutôt joli !

Notes

[1Accessoirement l’eucalyptus est un répulsif naturel pour insectes de plus il dégage une bonne odeur. Ce qui est aussi le cas pour les agrumes...

Fini de chez fini ce toit.

Voilà, le ferblantier est venu mettre la touche finale. On a donc remis les dernières tuiles en place. J’ai quand même dû en meuler quelques unes pour qu’elles soient bien à leur place.
Pour la petite histoire, pour la prise d’air primaire (sortie du tuyau des égouts sur le toit), j’ai utilisé du Geberit Silent qui a un diamètre 110 extérieur et un peu moins de 100 intérieur. Normalement le Geberit Silent s’utilise dans des bâtiments comme des écoles où le silence est d’or. Bref par habitude, il a fait une garniture de 100 et il ne pouvait pas l’enfiler. Il a donc juste dû en refaire une adaptée et est revenu la poser dans l’après-midi. Rien de grave, c’était un peu de la faute à tout le monde...

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Et voilà le pan ouest fini.

Bon ben du coup, on a plus rien à faire sur le toit. On demonte les reste des échafaudages !
Ben c’était cool à faire, mais quand même un rien risqué. Je peux vous dire que je prenais le temps de faire des mouvements lents et précis, en réfléchissant plutôt deux fois qu’une à la procédure de démontage. M’enfin c’est bel et bien fait et je suis très content ! Elle est bêêêêllle cette façade ouest. Reste encore les échafaudages métalliques et ce sera pour demain.

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Démontage de l’échafaudage presque fini.
On voit en haut à gauche le dernier plateau qui a été le moins évident à enlever...

Pour finir la journée, je me suis remis à mettre des paillons car samedi nous avons des amis qui viennent nous aider et il faut préparer le terrain afin qu’ils aient du travail.

Entre amis

Aujourd’hui une journée sympathique entre amis. On a fait plusieurs tâches :
- Christelle qui mettait de la terre sur les paillons que j’ai installés jeudi. Merci c’était nickel !
- Raph qui m’a fait un box dans le toit pour y ranger notre futur beamer (projecteur video). Merci, on pensera à toi en regardant un bon film.
- Isa qui a continué à peindre nos poutres avec de l’huile de lin. On les admirera en mangeant tes bons petit plats ;-)
- Et moi-même qui a continué à mettre des paillons car Christelle allait vite !
- Pour finir la journée, avec Raph, on a monté le cadre de porte de notre futur chambre à coucher.

Pour le box du beamer, l’idée est de faire une espèce de tiroir qui cache ces appareils que je trouve souvent disgracieux. Il y viendra encore une porte qui sera lamée comme le reste. Donc quand on voudra voir un film, on tirera sur une petite poignée et tac la porte se mettra à plat et le beamer sera directement positionné en direction de l’écran. On a mis un tube électrique de 32 pour y faire passer l’alimentation ainsi que le câble HDMI.

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Le box entre deux chevrons.

En ce qui concerne les échafaudages, ils étaient sensé venir les enlever vendredi, mais apparemment ils n’ont pas eu le temps. Pas de panique, on va voir ce qu’il se passe...

Un grand merci à vous tous pour cette chouette journée !

Y’a plus d’échafaudages

Voilà, le problème des échafaudages est réglé. Ils sont venus lundi en fin d’après-midi pour tout enlever.
Ça fait vraiment bizarre de voir la maison comme ça. Pour moi elle change de forme et j’ai l’impression qu’elle est toute nue ! Ma première réflexion a été « bon, maintenant il faut l’habiller ! ». Ce qui sera fait prochainement avec les terrasses. De plus ça fait de la place et ça c’est agréable.

Du coup aujourd’hui on a encore un peu rangé les extérieurs.

On a démonté tous les ponts qui traînaient encore autour de la maison.

Il restait aussi près de une tonne et demi de terre qui se trouvaient au chemin (maintenant qu’on a de la place, ça dérange). Bah, on va monter cette terre une fois pour tout. De toute façon on en aura besoin ces prochains temps au 1er. N’ayant plus d’échafaudages, on a fixé une perche avec une console pour pouvoir y accrocher la poulie. Un fois fait, sceau par sceau, on a monté toute cette terre ! Ça nous a bien pris trois heures, mais ça valais la peine.
Bien sûr on a fait attention à répartir les charges. c’est quand même une tonne et demi !

Pour finir cette journée, on a commencé à mettre de la terre autour du hublot de l’escalier.
J’ai aussi commencé à mettre des paillons dans tous les endroits un peu compliqués.

Le rez-inférieur est un peu moins seul

Aujourd’hui on s’est attaqué au rez-inférieur. On a contreventé en définitif les châssis de cloisons.

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Le contrevent.
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Incrusté dans le chassis.

Puis une fois fait, on a commencé à poser des panneaux de coffrage autour du châssis ouest, car on va le remplir de terre afin d’amener de l’inertie thermique à cet étage. Il en a bien besoin...

On a aussi continué de mettre des paillons au 1er étage. C’est de plus en plus technique. Ma fois on garde le meilleurs pour la fin.

Aux deux extrêmes

On travaille au 1er (extrême du haut) :
- On met des paillons là où ce n’est pas encore fini.
- Et pour ce faire, je dois avancer sur la construction des toilettes sèches du 1er. On va faire un petit toit intérieur, mais les détails de celui-ci seront peut-être pour une autre fois.
- J’ai aussi ajouté un tube électrique pour une éventuelle lampe dans l’escalier (d’ailleurs c’est ce tube qui m’a empêcher de finir la pose d’un paillon pendant des semaines...).

Autrement au rez-inférieur (extrême du bas) les châssis se remplissent de terre. Et c’est bien.

Une charpente de p’tit toit

Effectivement pour finir ce paillon qui est quand même assez complexe à faire, j’ai dû finir la charpente de notre petit toit sous le vrai toit. Ben c’est pô mal du tout. Ça me plait bien, même que c’est pas vraiment fini...

Pis j’ai directement mis la terre. C’était assez casse-gueule car la partie de gauche est dans le vide. J’ai bien fait un petit pont pour aider, mais la partie en haut à gauche, il fallait avoir le bras long !

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Le p’tit toit.
Vue de face.
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Le p’tit toit.
Mais ce coup-ci, vue de l’escalier.

Quant aux châssis de cloisons au rez-inférieur, elles sont maintenant bel et bien remplies ! C’est coool. Ça change les espaces !
On a aussi finalisé les linteaux des portes. Ils attendent maintenant leur cadres de porte respectifs.

Entre amis, le retour

Ouaip, mais pas avec les mêmes amis.

On a essayé de couvrir tous les paillons apparents (mais on en a oublié un qui se cachait).
On a aussi déjà mis la deuxième couche sur quelques pans de murs.

Un grand merci à Charlotte, Vincent, Antoine (pour son concluant test du hamac ;-) ) et Isabelle.

Autour de l’arche

Tout d’abord, cette semaine, ce ne sera pas une semaine très productive. Je ne travaille que cet après-midi...
Et qu’ais-je fait cet aprèm’s ? Ben je vous le demande !? Nooon je vais vous le dire.

J’ai commencé à mettre des paillons autour de l’arche (ce qui est les dernier coin de mur en paille visible au 1er). Mais c’est pas un coin des plus facile à faire. Evidemment avec l’arrondi de l’arche et qu’il y a une sur-épaisseur jusqu’au cadre de fenêtre.

Alors pour la sur-épaisseur, je vais la remplir avec de la laine de chanvre. Puis devant je mettrai de la latte à tuile qui tiendra la laine et qui me fera la structure porteuse et de montage des paillons et donc de la terre.

Super ! Je prépare tout mon petit bazar et je monte toute la partie de gauche. Je m’apprête à monter le paillon et tout à coup la lumière (ou plutôt ce qui devrait l’alimenter...) : « mais j’ai oublié de mettre les tubes pour les lampes autour de l’arche » ! Argh ! Après quelques gros efforts (oui car je n’avais pas envie de démonter ce qui était déjà fait), j’ai réussi à glisser mon tube.
Bon bon, continuons. Je commence à mettre mon paillon et j’ai presque fini. Mais voilà, c’est déjà la fin de la journée et je dois y aller.

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La partie gauche.
On voit la laine de chanvre ainsi que le fameux tube électrique !
Roucoule, roucoule !

Voilà, le tour de l’arche est fini. On peut mettre de la terre partout autour de l’arche et pour ce mur ce sera fini pour la terre.

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La partie de droite.

Pour la partie à gauche de l’arche, on veut faire une paroi en « semi-pierre » (en tout cas c’est comme ça que je l’ai appelé ;-) ). C’est à dire qu’on va voir apparaître sporadiquement quelques pierre jaune d’Hauterive par-ci par-là.
Pour le réaliser, on va utiliser le reste de nos briques. Problème elles font 12 cm de profondeur et il faut pas plus que 10 cm pour cette paroi. Qu’à cela ne tienne, on va casser les briques dans leur longueur. Après un bref essai, ça marche très bien. En une petite heure, les 50 briques ont été réduites à 10 cm environ !
Voilà, reste pus qu’à maçonner avec de la chaux « of course » !

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Pour la finition, on mettra un enduit sur les briques et on laissera apparaître uniquement les pierres (vous l’aurez compris...).

On est aussi arrivé au bout des 6 tonnes de terre. Après un calcul savant, j’en suis arrivé au fait que je consommait environ 1 tonne pour 33 m2 d’enduit. Vu ce qu’il me reste à faire, j’en ai recommandé 3 tonnes. Et justement elle est arrivée aujourd’hui.

On en arrive à l’explication du titre : comprenez « recule, recule » avec un léger accent portugais ;-).
Je ne le répéterai pas, mais il faut être présent lors de la réception de la marchandise (ah ben si, je l’ai répété) !!!! Cette fois-ci, c’est une chauffeuse qui est venue me livrer, malheureusement je crois qu’elle n’était pas très douée pour les exercices de style. Effectivement pour venir chez moi, il faut reculer une centaine de mètres sur un petit chemin dans la forêt avec un virage sur un dos d’âne... Elle a commencé par me dire qu’elle n’arrivait pas à entrer dans le chemin. Je lui ai gentillement expliqué (en allemand s’il vous plait !) qu’elle devait être la 7 ou 8e à devoir le faire. Bon je l’ai guidée à grand coups de « links », « rechts », « geradeaus » et par de grands gestes, mais quand je lui disait tout droit, elle tournait. J’aurais dû lui fournir mon décodeur ;-). Mais bon, on y est arrivé sans casse et sans soucis. Elle m’a dit que ce fut un bon exercice.

Suite de quoi on a directement monté de la terre pour continuer.

J’ai continué la journée en mettant les paillons autour de la cheminée en rond pour faire notre futur déco.

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L’ossature.
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Et les paillons.

C’est pas top top ce que j’ai fait. En effet, comme vous pouvez le voir sur la photo, j’ai vissé des lattes sur des plateaux arrondis, puis j’ai agrafé le paillon sur les lattes. Résultat, il y a comme un vide entre les lattes et le paillon bouge un peu à cet endroit. Ça aurait été bien mieux de mettre le paillon directement sur les plateaux arrondis, ou le combler les vides ou encore de mettre plus de lattes.

Du vrai faux vieux

Aujourd’hui j’ai comme objectif de finir tout ce qui est paillons au 1er étage. Il me reste en fait la « maisonnette » qui abritera le lavabo des toilettes du 1er. Vue de l’extérieur, on verra comme une maisonnette avec une fenêtre. Celle-ci aura pour but d’amener de la lumière dans les toilettes ainsi que de donner une belle vue sur le lac et les Alpes à celui qui se lave les mains.

Comme je n’ai pas trouvé de vieille petite fenêtre de récup., j’ai décidé de la faire moi-même et de vieillir le bois.

Pour vieillir le bois j’ai fait comme suit :
- j’ai brûler au chalumeau la surface,
- puis j’ai brossé le bois à la brosse métallique (sur perceuse) afin de creuser les veines,
- pour finir je vais le peindre (mais là je ne sais pas encore comment)
- on peut aussi taper le bois avec des chaines pour donner une impression de vieilles histoires (j’avais vu ça à la télé, mais je n’ai pas osé maltraiter mon bois pareillement ;-) ).

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L’encadrement de fenêtre vieilli.

Une fois fait, je l’ai monté à sa place et j’ai mis les paillons autour.

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L’encadrement monté.

Pour mettre le paillon qui se trouve au dessus des escaliers, j’ai essayé de le mettre depuis l’intérieur, mais c’était trop difficile et puis de toute façon il faudra mettre la terre. J’ai donc décidé de faire un pont. C’est quand même dingue de prendre une heure pour faire un pont pour faire un travail de 10 minutes. Mais bon qualité et sécurité obliges !

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On se réjouit de la voir finie.
Lame pour peler ou lame de plafond ?

J’ai commencé par allumer un feu dans le poêle de masse. C’est de saison ! Bon c’était pas pour chauffer la maison (quoi que...) mais pour l’essayer et pour qu’il se mette en place. Selon mon poêlier-fumiste, c’est bien de le faire quand on a le temps.

C’était intéressant de voir qu’il prend son temps pour chauffer. Après une flambée, il était à peine tiède. J’en ai refais une en début d’après-midi et il était chaud (on va dire environ 35 à 40°).

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La flambée de mise en place.

Puis j’ai fais mon sport de la journée : je suis aller écorcer quelques billons en prévision de la journée de montage du mur de soutènement en rondins (pour laquelle je fais d’ailleurs un chantier participatif)...
Pour peler l’écorce, j’utilise un « Biber » qui ressemble à un grand épluche-légume à moteur pour grande carottes.

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Le Biber.
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Le voici en position.

Il faut faire des allés et retours depuis en haut du billon jusqu’en bas, puis faire tourner le billon d’un quart de tour et recommencer jusqu’à qu’il soit complètement pelé.

En 3 heures j’an ai fait 5, mais tout seul. Je pense qu’il est préférable d’être à 2 pour faire ça, pour pouvoir échanger de temps en temps et que quand on arrive en bas du billon, l’autre le fasse tourner. On y gagnerait du temps et de l’énergie !

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En ce qui concerne la technique de montage, voici un prototype de découpe d’encoche aux croisements des billons. Je donnerai plus de détails quand on aura fait le mur.

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Prototype de raccordement.
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Découpe de raccordement.

Pour me reposer un peu, je suis allé faire du lambris. En effet, je pense qu’il est temps de poser ce lambris qui attend depuis octobre...

Donc le lambris, on va le poser de en haut à en bas. On mettra les agrafes dans la rainure afin qu’elles soient invisible. Ici une vidéo représentative de comment je vais faire : http://www.youtube.com/watch?v=j7jIc8HKMWA

Pour ma part j’ai des lames qui font environ 5,2 m. Pour la partie que je veux faire maintenant, c’est parfait puisque j’ai des longueurs de 5 m tout rond. Donc très peu de chutes.

Avant de poser les lames, j’ai décidé de mettre un papier entre la paille et les lames afin d’éviter que les poussières de la paille ne tombent plus bas.

Bon j’attaque la première lame. Elle n’a pas été facile à mettre car on a un petit problème de conception : la panne intermédiaire n’est pas assez basse, ce qui fait que la lame arrive à raz la panne et au niveau design, je trouve qu’on peut faire mieux. Mais bon on fera avec !
Cette première lame, on l’a fixée devant (du côté de la panne) avec des clous sans tête qu’on a enfoncé avec un chasse clou. Puis à l’arrière, dans la rainure, j’ai agrafé avec des agrafes de 35 mm sous chaque chevrons.

Bon j’attaque la deuxième lame. Mais celle-ci est déjà une toute spéciale car on arrive déjà sur la porte du box pour mon beamer ! Il faut donc découper précisément le haut de la porte, et garder la chute pour la coller sur la porte, afin de ne voir que le cadre de la découpe et que ce soit la même lame qui couvre la porte... Ben vous voulez que je vous dise ? Je l’ai ratée, j’ai fait la découpe du mauvais côté, pffffff ! Bon ben c’est l’heure, je garde ça pour demain...

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La première lame.
On voit aussi le papier anti-poussières.
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A raz la panne !
On voit en haut que ce n’est pas toujours bien collé à la panne...
« Lent »bris

Voilà, dans la journée on a réussis à (presque) finir la première partie des combles en lambris. Mais elle a pris le temps. Bon à notre décharge, c’est la première fois que je pose du lambris, on est directement arrivé sur un partie très technique (la porte du box à beamer) et j’ai eu un rendez-vous avec l’électricien pour les explications pour la suite.

Bon une fois que j’ai réussi à faire correctement la deuxième lame avec la découpe du haut de la porte du box à beamer, on l’a fixée, puis ça a été assez simple car la découpe de la porte traversait toute la lame.

Assez vite on est arrivé en bas de la porte, et ô miracle, la base de la porte correspondait juste au bas de la lame ! Mais ô pas miracle, j’ai bêtement mis de simples charnières pour l’ouverture de la porte et forcément les lames se touchent à l’ouverture : on arrive plus à ouvrir la porte. Bon ben je suis allé acheter des charnières de portes de cuisines qui on un mécanisme un peu plus évolué. Aaaaah ma porte ouvre parfaitement.

Pour la suite ça a été beaucoup plus vite ! Il suffisait de couper la lame à la bonne distance et de la fixer. De plus je commence à avoir la main et ça va de plus en plus vite. Finalement il nous aura fallu que 2 heures pour mettre les huit lames derrière la porte. Ça promet pour le reste...

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La première partie finie.
On y voit la porte, qui pour le moment est tenue par une lambourde.

En ce qui concerne l’électricien qui est venu me donner des explications, je crois que je vous retransmettrai tout ça au fur et à mesure que je le ferai.

C’est plein !

Ce matin Paul est à nouveau là pour (pré- [1])finaliser le remblayage derrière le mur de soutènement. Il a fait sont petit « business » et vers midi le niveau de la terre derrière le mur était à raz le dernier billon !
Ça fait plaisir de voir que la cuve de récupération d’eau a disparu. Il ne reste plus que le couvercle de la chambre de visite qui disparaîtra lui aussi sous la terre végétale.

Au sujet du mur de soutènement, mes deux derniers rondins au fond on un espace entre eux qui est assez conséquent. Afin d’enjoliver un peu tout ça, j’y ai mis un bout de perche (rondin plus petit, env 10 cm de diamètre) entre les deux rondins du côté remblayé (avant remblayage, forcément) et c’est vraiment plus joli. Je vous le conseille donc !

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Le niveau de terre au top.
Reste encore la terre végétale.

De mon côté, je suis allé changer ma pompe et j’en ai pris une de jardinage (plus puissante et non immergée). Ben c’était pas mieux. Je crois que je dois un peu étudier l’histoire, mais ce n’est pas le moment...

On a aussi profité de faire un petit raccourcis pour entrer et sortir au niveau du rez-supérieur.

Pour ce qui est du branchement final de la cuve (des descentes chéneaux au filtre), je laisse de côté un petit moment. Je veux d’abord tirer la conduite depuis la descente de chéneau ouest pour avoir le niveau d’arrivée exact.
Aussi je veux faire un bac de rétention qui empêche l’eau d’être récupérée dans les 20 première minutes. En fait la pluie draine l’atmosphère de toutes ses impuretés que entre autre nous les hommes diluons gracieusement... Aussi c’est pendant ces 20 premières minutes que le toit est nettoyé (pollen, feuilles, petites bêtes, etc...).
Le principe du bac de rétention est mécanique et assez simple. Je dois avoir un bac d’environ 200 litres qui se remplit quand il pleut. Quand le bac est plein, l’eau est alors redirigée dans la cuve. Puis le bac se vide tout gentiment grâce à un petit trou. Pour les détails, ce sera quand je le ferai... Au niveau des références, j’ai vu ça dans le livre de la maison des Guisan (la clé de sol) qui ont fait un système similaire.
Bref le dit bac était là depuis le jour où on a acheté le terrain. Je l’avais mis de côté exprès pour ça. Son jour est donc presque arrivé...

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Le bac de rétention.
Derrière on voit notre passage au rez-supérieur.

Pour finir sa matinée, Paul nous a fait un petit chemin afin de pouvoir monter ou descendre des matériaux, il a nettoyé les alentours, nous a fait une petite fouille pour mon tuyau d’arrosage extérieur, un joli trou pour faire une fondation de pilier de terrasse et une fouille pour le drainage ouest (ben ouais, on a profité de sa pelle mécanique !).
Merci Paul pour ta disponibilité ce samedi.

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Vue d’en bas.
Paul nous a fait un petit chemin pour pouvoir monter avec du matériel.

Ayant encore quelques heures, on a décidé d’aller continuer le lambris dans le combles. On en a mis quatre rangées, mais elles étaient assez compliquées et ça a donc pris du temps...

Notes

[1« Pré » car après il faudra encore démonter notre cabanon, égaliser le remblayage et mettre la terre végétale...

Blanc comme neige

On avance on avance, les combles se couvrent de leur manteau blanc. On a fini tout le pan est et on a attaqué le pan ouest. On commence à avoir la main et on évite pas mal de petites choses qui prennent du temps. De plus on commence à avoir l’oeil pour les découpes un peu spéciales...

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Un pan (est) complet.

La fin d’une partie était pas grande (environ 2 cm de lame). Pour la finir, nous avons découpé une lame dans la longueur en y mettant un angle de 45°. Ainsi on a pu la glisser la « mini-lame » dans la rainure de la précédente. Celle-ci on l’a collée et en attendant qu’elle sèche, on l’a fait tenir avec des « coins ».

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Final collé.

On s’est aussi amusé à dessiner la futur cuisine au sol afin d’avoir un aperçu 1:1 des dimensions. Ben ça nous a drôlement été utile. On a pu constater quelques points inattendus et du coup prendre des décisions utiles.

Lambris sud c’est fini.

Toute la partie sud a été couverte par le lambris. C’est très lumineux !
Pour faire la partie sur les escaliers, il a fallu jouer de l’échafaudage et un peu faire l’équilibriste (mais en toute sécurité bien sûr).

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Lumière ô lumière.

Nous allons faire une fenêtre témoin (petite fenêtre où l’on voit la paille derrière). La dite fenêtre sera faite dans le lambris et sera ronde. Je n’ai pas oublié de mesurer et noter le centre afin de pouvoir découper le lambris par la suite.

Par contre, après coup, j’ai constaté que j’avais oublié de noter et découper un boitier de dérivation électrique derrière le lambris... Bah on va le retrouver car il est accroché à un chevron. De plus j’ai suffisamment de photos pour me rappeler son emplacement...

Pour finir la journée, on a attaqué la chambre à coucher (partie nord) qui est plus petite. On a posé 4 lames.

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Au tour du rez-inférieur

Depuis le temps qu’il attend celui là il doit être content que l’on s’occupe enfin un peu de lui. Les murs du rez-inférieur vont en effet être enduits samedi.

Mais pour ça, il faut tout préparer : isoler autour des fenêtres et des portes, mettre les tablettes de fenêtres, mettre les cadres de portes et poser les paillons ! Pfouiiii, ça en fait du boulot !

Ben justement, au boulot ! Je commence par ranger... Ouaip, vu que là en bas c’était en attente, on a un peu accumulé le cheni...

Une fois fait, on a alors commencé à faire l’isolation autour des fenêtres et des portes. A ce sujet, je crois que j’ai fait une bêtise. Autour du cadre d’une porte, j’ai peut-être un peu trop bourré de laine de chanvre et ça a dû pousser un peu le cadre (du genre 1 mm). Et vlan, la porte ne fait plus vlan (en claire dans le texte, elle ne ferme plus). Je pense que je suis bon pour enlever mon isolation...

Autour de la buanderie, quand on avait fait les cloisons, j’avais un peu trop écarté les montants de l’ossature (je n’avais pas pensé à l’enduit...). Maintenant, si je met les paillons comme ça, ça sera un peu branlant et difficile à appliquer la terre.
Après un mure réflexion, j’ai décidé de faire une sorte de lattis qui va réduire l’écart entre deux appuis pour les paillons.
Ben c’est pas mal du tout !

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Le lattis.
On est prêts pour samedi

Comme je l’ai dit dans mon dernier article, j’ai du monde qui vient m’aider samedi. Mais je dois me préparer et mettre un maximum de paillons. De plus il faut rassembler les outils, préparer de la terre et protéger les portes et fenêtres.

Un peu de stress, mais on y est arrivé ! Heureusement que mes neveux sont venus m’aider ! D’ailleurs un grand merci à Lany et Caryl !!

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Les Verts en action !

Oui en effet, aujourd’hui j’ai eu l’honneur d’avoir le parti politique des Verts du village qui sont venus poser l’enduit de corps en terre sur mes murs du rez-inférieur.

Et ils ont bien bossé car tout ce qui pouvait être enduit a été enduit. Même que que pendant qu’ils enduisaient une partie, on a continué à mettre des paillons à la buanderie. Heureusement car pour finir leur journée ils ont enduits la dite buanderie !

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Enduit !
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Une pièce de plus.
On ne pourra plus traverser les murs pour amener du matériel...

J’ai aussi profité du fait que j’avais (du coup) un peu plus de temps pour faire avancer les fondations des piliers pour les terrasses. On a pu couler deux fondations de plus. Une devant la maison et l’autre le long de la façade est.

Celle qui est devant la maison est hors gel. Par contre celle qui se trouve (et qui se trouveront) le long de la façade, je ne l’ai pas mis hors gel car grâce à mes avant toits, je n’ai jamais eu d’eau là. De plus c’est un endroit drainé (d’ailleurs sur la photo on y voit même le tuyau de drainage...).

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Encore un pilier hors gel.
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Une fondation de pilier contre la maison.

Une belle journée dans la bonne humeur. Donc un grand merci au Verts d’Hauterive, à savoir Martine, Soraya, Marlène, Willi et Pascal !
Un grand merci aussi à André et Spiridula pour cet excellent repas de midi !
Merci aussi à Caryl, et à Eduardo pour la bouteille de blanc !

Q

Spéciale dédicace pour F de St-Blaise... Voilà pour l’intro mais ceci ne vous regarde pas ;-)

Voilà, on a fini la parenthèse avec la première couche de terre au rez-inférieur, mais maintenant j’aimerais finir le lambris au 1er. Alors hop hop, on attaque sec !

A la mi-journée, on avait fini 30% de ce qu’on avait à faire dans la journée, mais pas contre c’était la partie la plus technique (avec des des découpes). Hem, J’espère qu’on va y arriver.

L’après-midi, on attaque donc les deux dernières parties, mais cette fois-ci c’est plus facile (sans découpes) et on est en bas (pas de ponts à faire). La dernière partie étant une partie un peu cachée et dont les bords vont être encore finis lors de la pose des enduits de finitions, on s’est permis de couper les lames par paquets de cinq !
Du coup, on a fini le lambris avant l’heure ! Ah bravo alors !

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Dernière partie exécutée.

Ayant donc un peu de temps, je décide de faire une petite finition qui va faire du bien au moral : la fenêtre témoin [1] !
Pour faire celle-ci, on a acheté un hublot de bateau décoratif, mais qui s’ouvre et on va le planter dans le lambris. En fait on verra la paille du toit et en ouvrant le hublot on pourra même la toucher !
J’ai un peu dû me battre car les visses fournies avec le hublot étaient trop longues et les pas de visse pas aux normes de chez nous. J’ai donc dû les couper pour les adapter à ma situation.
Mais bon c’est fini et bien fini. On est rudement content du résultat !

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Le hublot dans son contexte.
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Et ouvert pour qu’on puisse toucher la paille.
Notes

[1On voit souvent dans les maisons en paille une fenêtre témoin qui « prouve » que derrière les murs on a bien de la paille. En fait c’est surtout pour le fun !

Rangements

Cette journée n’a pas été sous le signe des avances significatives.

On a commencé par faire un peu de rangement et de nettoyage.

Par contre cette journée est encourageante car on a décidé de monter des étagères dans la cave afin de pouvoir ranger certains éléments du chantier, mais surtout commencer à amener des cartons avec des affaires de notre habitation actuelle. C’est là que c’est encourageant car c’est un début de déménagement ! Mais on se calme tout de suite, ce ne sont que des prémisses, le déménagement réel n’est vraiment pas pour tout de suite...

Bon pour ces étagères, il a d’abord fallu vider la cave du chenis qui s’est accumulé tout au long du chantier. Entre autre toute ma réserve de tuiles que j’ai mises dehors (eh oui les tuiles ne craignent pas la pluie...). En enlevant les tuiles j’ai fait une petite découverte. Le coin tout au fond de la cave (où étaient rangé les tuiles était tout mouillé. Je pense qu’une partie de l’humidité de la cave est venue s’accumuler là et que les tuile on ralenti voire empêché le processus d’évaporation. Pas très grave, on a une cave parfaitement perspirante et ça sèchera.

Ensuite pour les monter, je vais utiliser la structure des murs de la cave, à savoir les nervures. Je vais mettre des bouts de lattes à tuiles de parts et d’autres des nervures, puis pour faire les plateaux, je vais utiliser les planches des barrières de mes échafaudages (récup, récup !). Ces planches font 15 cm de large, mes nervures font 30 cm, parfait ! J’en met juste 2 pour remplir la nervure. Mais comme je veux des étagères plus profondes, je vais encore en mettre une devant. Mes bouts de latte à tuile et donc mes étagères feront donc 45 cm de profondeur.

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Un début d’étagères dans les nervures de la cave.
Un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour la maison

17 cm de haut, ça va, c’est un petit pas. Mais elle est jolie et elle amène une bonne touche de finition à la maison !

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Un beau seuil de porte.

Oui aujourd’hui on a commencé à préparer l’extérieur en vue de finir le coin est de la maison. En effet, Paul va bientôt venir pour mettre la groise [1] devant le mur de soutènement. Il faut donc que l’on fasse quelques travaux qui doivent être faits avant. Dans ces travaux, il faut finir le seuil de la porte est. Pour ce faire on va prendre de la pierre d’Hauterive, laquelle on trouve à profusion sur mon terrain, et on va la coller avec un peu de ciment (une fois n’est pas coutume, la photo est en-dessus...).

Suite de quoi, j’ai décidé de bien séparer la groise des galets de drainage et donc nous allons faire une espèce de bordure (toujours en pierre d’Hauterive) qui séparera les galets de la groise.

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Bordure de séparation.
Plutôt pas mal hein !

Je suis très content de tout ça, c’est rudement joli et ça sent le fini à plein nez !

On a aussi fini les étagères à la cave. C’est cool et ça fait plein de place pour faire des rangements propres ! Mais ce n’est pas fini, quand certains matériaux qui sont encore entreposés là seront utilisés, je pourrai encore en mettre. En fait, les étagères feront le tour de la pièce.

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Ayant encore un petit peu de temps je me met à préparer le mur « technique » (celui où se trouvent toutes les sorties d’eau, l’évacuation et l’évier) de la buanderie pour pouvoir mettre les paillons dessus.
En effet samedi je remet ça et on refait une journée d’application des enduits en terre.

A l’époque, j’avais fait sortir l’évacuation des machines dans la pièce. Il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour voir que c’était une bêtise et que l’évacuation sera bien mieux dans le mur ! Bon, qu’à cela ne tienne, j’ouvre autour du tuyau et c’est l’heure, je finirai demain...

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Le tuyau dégagé.
Notes

[1Espèce de terre, qui sert à finir le sol. On en voit beaucoup sur les chemins de campagne.

Sous les pavés...

... ben nous on a mis du béton... Ouaip, j’ai trouvé tellement joli la bordure en pierre d’Hauterive que j’ai décidé de faire une autre séparation, mais plus orientée pavés. C’est à dire que pour faire cette séparation, on va plutôt prendre des pierres qui sont carrées. Bon il faut avouer qu’on les a souvent aider à devenir carrées à grand coup de massette...

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Toutes les bordures.
On attend plus que la groise !

Cette nuit j’ai pris conscience que j’avais oublié deux éléments pour l’électricité : un interrupteur pour la cave et une lampe pour la buanderie !
En ce qui concerne l’interrupteur, j’ai eu une idée. J’explique : quand on arrive les mains chargées à la cave pour y ranger quelque chose, on est bien embarrassé pour presser le bouton de la lumière. Alors bon combien de fois il m’est arrivé chez moi d’essayer d’allumer la lumière avec le pied en faisant un exercice de style, jambe en l’air et un tat d’affaires dans les bras ?! Haaaa, c’est là que surgit l’idée : Je vais mettre un interrupteur en bas, au niveau des pieds :-). Si si, je vous assure !
Bon les détracteurs me diront mas pourquoi tu ne met pas un détecteur ? Ben comme dit la pub Orangina, « PARCE QUEEEEEE » !

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Un interrupteur à pied !

Je dois aussi essayer de finir de mettre le reste des paillons au rez-inférieur (les tout derniers !) pour le chantier participatif de samedi. Mais avant ça je dois finir d’installer l’eau sous pression et l’évacuation qui sont dans la cloison de la buanderie. Petit problèmes : je n’ai pas/plus les outils pour sertir les sanipex (tuyaux d’eau sous pression) et pour souder les tuyaux d’évacuation... Un petit téléphone à mon installateur sanitaire et par chance il est dans la région. Ça a été un peu la course car il en avait besoin l’après-midi, mais on y est arrivé !

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Voilà tout est installé !

Bref j’ai réussi à mettre les paillons dans le corridor, mais reste encore la buanderie. Je les mettrai samedi pendant que mes GP (gentils participatifs) mettrons de la terre.

Saucisses du terre-oir

Ce samedi, terre et saucisses au menu ! On pourrait presque dire saucisses du terroir ?!

Je reçois du monde qui ont la gentillesse de venir m’aider à essayer de finir la terre au rez-inférieur.

On commence la journée par une petite explication, puis l’équipe attaque sec. Ils commencent par mettre la première couche dans le corridor pour se faire la main, puis très vite un détachement se fait et une partie de l’équipe attaque la deuxième couche dans le bureau.

Au sujet de la deuxième couche, on a décidé de faire simple et donc plus rapide. En effet cet étage ne sera pas un étage de vie (bureau, buanderie et atelier), donc il n’est absolument pas prioritaire pour déménager. Cependant, on ne voulait quand même pas le laisser en chantier avec des cloisons ouvertes (quoi que on a hésité...), surtout que finalement la buanderie on va l’utiliser !
Donc pour faire vite et bien on a décider de mettre la deuxième couche et de la peaufiner un peu directement au platoir.

Pour ma part j’ai mis les paillons restant, les derniers de toute la maison (!) dans la buanderie et j’ai fait les mélanges de terre pour que cette équipe puisse avancer à fond !

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Le mur de la buanderie.
Que ça fait du bien de ne voir que ces quelques petits éléments qui ressortent...

Un grand merci à Sabine, Didier, Kader, Lany, Christophe, Valérie, et Laurent pour le repas !

Chanvre à la sauce béton

Il nous reste quelques petits coins de chanvre à faire.

Tout d’abord, lorsque nous avions isolé le mur de la cave avec du béton de chanvre, il restait une petite partie à faire : le tour de la porte d’entrée de la cave.

Ensuite, il reste quelques endroits où l’on voit encore la paille et où il faut faire quelque chose. Ces endroits sont entre les solives en dessus des moises. De plus au rez-supérieur, c’est un endroit sensible car là l’isolation n’est pas excellente. C’est un de ces petits détails qui laisse à désirer. Je m’explique : les solives sont traversantes vers l’extérieur pour faire notre balcon. Et comme justement il y a le balcon, la paille ne monte pas plus haut que le haut des solives et donc il doit y avoir juste quelques centimètres d’isolation ! L’idée est donc venue que pour boucher ces espaces, autant prendre une matière isolante, et quoi de mieux que le béton de chanvre ?

Donc on a mis en route la bétonnière et on a fait des mélanges. A ce propos, n’ayant plus la bétonnière à axe vertical, je me suis rabattu sur ma bétonnière classique. J’ai fait quelques tests pour trouver comment faire le mélange plus ou moins correctement.
- De prime abord, j’ai fait comme les mélanges avec la bétonnière à axe vertical, soit le chanvre, mouiller, ajouter la chaux, mouiller puis le plâtre et mouiller. Mauvais plan, le mélange se fait mal et j’ai en sortie un ribambelle de boulettes qui se sont formées en roulant (vu que l’axe est là horizontal et que c’est le récipient qui tourne).
- J’ai fait pas mal de petits tests avec plus ou moins de quantités de tout, mais rien y fait...
- Finalement après avoir lu quelques articles sur internet, j’ai compris que je devais d’abord faire une « barbotine » avec le liant (chaux et plâtre), puis mettre le chanvre jusqu’à obtention de la matière telle que je la veux. Attention à ne pas laisser tourner trop longtemps, dès que c’est mélangé, arrêter la machine. C’est nettement mieux, mais j’ai encore quelques boulettes.
Par contre ce que j’ai constaté est que c’est le plâtre qui aide à la formation des boulettes. Si je ne met que de la chaux, il n’y a pas (ou très peu) de boulettes !

Bon maintenant il faut remplir ces espaces entre les solives. Ceux là je les fait avec le mélange sans plâtre (pour éviter le gris du plâtre).

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Avant.
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Après.
Un vide de plus en moins à faire !

Une fois fait, j’attaque l’isolation autour de la porte de ma cave (avec le plâtre ce coup-ci) mais je n’ai plus beaucoup de temps... Je continuerai demain.

La porte a reçu son manteau

Pas grand chose à dire, mais il faut aussi dire que c’était une petite journée...

J’ai simplement fini de mettre le béton de chanvre autour de la porte. Elle est parée pour l’hivers. Quoi que, il faut encore mettre la porte elle-même !

J’ai aussi reçu le plancher en chêne massif. Deux tonnes à vite rentrer dans la maison à l’abris. Mine de rien ça prend du temps et c’est physique.

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Environ un quart du plancher...

Pour le plancher, je l’ai commandé en France car les prix sont imbattables (comme d’habitude). Mais expérience faite, je vous déconseillerais de faire de même, pour plusieurs raisons :
- Il a fallu près de 4 mois pour être livré (ce qui entre nous m’a pas dérangé vu l’avancement des travaux). Ça m’a même un peu fait flipper à un moment donné, car j’ai eu un peu peur que le fournisseur soit en faillite (impossible de communiquer avec lui...) et j’avais payé d’avance.
- Le bois est de bonne qualité, mais la finition laisse à désirer. En effet à certaines places, il y a des nœuds qui sont mal poncés et qui arrachent un peu (pas très agréable pour les pieds).
- Au niveau de la garantie, c’est quand même plus compliqué !

Bref je ne commanderai plus de « gros » matériel sensible en à l’étranger à mois d’être sûr de mon coup.

Terre à bout touchant

On essaie de finir cette satané terre, à savoir la deuxième couche au rez-inférieur.

Comme là en bas on est dans une partie de l’habitation qui est moins importante (atelier, buanderie et bureau), je me permet de faire quelques essais. Un de mes essais est de passer une brosse sur la deuxième couche toute fraîche et c’est pas mal... Mais attention, en séchant, c’est très friable. Il faudrait donc bien fixer la terre avec quelque chose.

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A la brosse !
On voit bien la différence entre le brut et le brossé.
Recyclage du lambris

J’ai quelques restes du lambris qu’on a posé sous les combles et je vais donc le recycler. Du coup j’attaque un coin qui me chagrine depuis longtemps : Le passage à la croisée des chambres et de la salle de bain.

En effet on a décidé de faire la finition avec le dit lambris et pour ce faire, j’ai commencé par faire une petite ossature afin de pouvoir le fixer après. J’ai un peu dû me battre avec les divers tuyaux qui passaient par là, mais c’est allé.

J’ai aussi remplis la moindre avec un peu de laine de chanvre pour isoler phoniquement (ben ouais y’a certains bruits qui doivent rester dans la salle de bains...).

Fin de journée, j’ai pas tout à fait fini, mais c’est bien avancé.

L’ouverture rapetisse

Après maintes discussions houleuses, on s’est mis d’accord ma femme et moi, et on a décider de réduire un peu notre ouverture entre le rez-supérieur et le 1er.

Ce matin, à la première heure, le charpentier est passé mettre une nouvelle solive.

Une fois fait, j’ai directement mis le plancher en sapin.

Une bonne chose de faite.

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Dessous.
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La rallonge de dessus.

Au niveau de l’auto-construction, je crois que nous arrivons à saturation avec ma femme, mais peut-être que je ferai un article prochainement pour m’étaler dessus.
Bref, du coup on a décidé de donner plus de travaux aux artisans et nous avons contacté des peintres, menuisiers, charpentiers et Paul va nous faire les extérieurs.

Maman les p’tits bateaux

Dans notre futur séjour, on a voulu le thème de la mer et dans ce but on a choisi de faire une paroi avec un bardage à clin blanc et bleu. Jusque là génial.

Mais dans l’esprit de vouloir déléguer pour gagner un peu de temps, on a décider d’acheter le bois pour cette paroi déjà peint. Hormis le fait que nous avons passé par dessus le fait que la peinture n’est pas très dans nos normes écologiques, les couleurs n’étaient pas exactement ce qu’on pensait.

Bon pour les installer, j’ai commencé à poser des lattes le long des piliers, puis j’en ai mis aussi au milieu pour consolider la paroi.

Comme d’habitude quand on fait du lambris ou du bardage, la lame la plus difficile et qui prends le plus de temps à poser est la première. Il a fallu la découper pour qu’elle épouse la forme du lambris des combles.
Puis tout est allé très vite, « clic-clac » les lames se sont emboîtées les unes dans les autres et hop voici le résultat !

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Partie gauche
On voit sur le pilier la latte d’accroche
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Un peu falshy non !?

Aaahhh mais ça fait mal aux yeux ça ! Ouaip une fois fini on trouve ça vraiment « flashy ».
On essaiera de rectifier le tir en éclaircissant ou vieillissant ou peignant les lames. Mais pour le moment, on laisse comme ça. Peut-être que quand il y aura les meubles ça va déjà atténuer l’effet psychédélique...

Tadelakt

Le « tadelakt » est un enduit à base de chaux et travaillé de manière à ce qu’il devienne étanche à l’eau, tout en restant perméable aux vapeurs d’eau (perspirant).

Pour ce faire, j’ai contacter un spécialiste (Yves Bilat - De Chaux & d’Argile). Toutefois, comme à l’accoutumée, nous somme dans un cas spécial car nous voulons mettre le tadelakt sur les enduits en terre crue et Yves n’a pas encore l’expérience d’un tadelakt sur ce matériaux.

Mon optimisme et moi ont dit « pas de soucis, ça va pas bouger ! ».

Yves a commencé par faire un « gobetis » pour faire la couche d’accroche. Puis quelques jours après, une fois sec il a attaqué le morceau.

Avec ma femme nous avons choisi un bleu outremer et après essais, nous avons choisi de le faire assez soutenu (à la limite de saturation dans la chaux).
Ce qu’il faut savoir est que le bleu outremer ne se trouve pas sous forme naturelle. Enfin si, mais le prix très mais alors très très élevé ! Du coup Yves a dû acheter les bons pigments car le pigment doit résister à la chaux et en général les pigment synthétiques ne le sont pas.

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La paroi extérieure de la douche.
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La paroi face à la douche.

Et voilà le tadelakt presque fini. On le trouve magnifique. Mais c’est sacrément bleu ! Yves nous rassure en spécifiant que de toute façon en séchant il s’éclairci bien.

A savoir aussi, c’est long à faire. Il faut compter 4 m2 par jour pour quelqu’un d’expérimenté. Et donc ce n’est pas bon marché...

Isolation acoustique

Ce soir (!) je me suis mis à poser mes panneaux Acoustics car les menuisier doit venir tout prochainement poser le plancher. C’est donc un prérequis !

Pas grand chose de compliqué. Il suffit de bien démarrer sur une belle ligne bien droite puis tout suis.

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Pose des panneaux Acoustix.

La complication est tout de même dans les bords, surtout dans une maison où les murs ne sont pas très droits. De plus comme nous avons voulu mettre un maximum d’arrondis il y a plein de petits détails et donc plein de petites découpes...

A ce sujet j’ai appris ce jour là à « crapauder », C’est à dire à reporter une ligne non droite sur un plan afin de le découper au plus juste. Donc pour mon cas, faire en sorte que les panneaux des bords aient la même ligne que les murs contre lesquels il vont s’appuyer.

Pour expliquer comment faire un dessin vaut mieux que deux tu l’aura.

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Principe du crapaud.

Pour la découpe, j’ai mixé entre la scie circulaire pour les lignes droites et la scie sauteuse pour les courbes.

Paradigme

C’est un mot que je viens d’apprendre dans tout son sens. En effet je suis en train de découvrir l’ampleur de ce qu’il veut dire. Je vous laisse aller lire la définition pour ceux qui ne la connaîtrait pas ou pas bien.

J’ai commandé un plancher en chêne massif en France. Nous avons décidé de donner le travail de pose à un menuisier.

En Suisse nous utilisons du plancher ripoliné, trié, de choix quoi. Et le plancher que j’ai reçu n’est absolument pas dans le paradigme Suisse...

J’ai donc sauté sur mon clavier et j’ai envoyé un mail sec à mon fournisseur Français, dont voici un extrait :

Mon menuisier est venu hier pour le poser et au fur et à mesure que nous défaisions les paquets, nous avons constaté qu’il était inutilisable !!

Nous avons constaté que :

  1. Beaucoup de lames était mal raboté et avaient des marques de machines.
  2. Le profils des bouts ne sont pas les mêmes que les longitudinaux.
  3. On a trouvé des coups de scie profonds.
  4. Gros nœuds traversant.
  5. Les joints sont rarement à fleur.
  6. Il y a des champs mal faits.
  7. Aux jointures, on a des écarts (lames pas droites).
  8. Enormément de galeries de vers.
  9. Passablement d’aubier.
  10. De grosse taches noirâtre.

Suite de quoi, il m’a répondu que tout ce que je décrivait était justement ce qu’il vendait... Et qu’il me conseillait de le poser et que je verrais.

Effectivement en relisant le contrat, il est spécifié que c’est de la « qualité campagne ». J’ai donc regardé sur Internet ce qu’est la qualité campagne et je suis tombé sur un site qui donnait un tableau des qualités. Pour résumer, la qualité campagne admet : Tous nœuds, fendus rebouchés ou rebouchables, défauts et anomalies, fentes de cœur, gerces, cœur rouge, ronces, piqûre noire, légères traces de bois non duraminisé, ainsi que de légères imperfections d’usinage.
Soit à peu près tout ce qu’on lui reprochait...

On était à deux doigts de brûler le plancher et d’en commander un autre quand on a décidé de le poser tel quel.
Eh bien on ne le regrette pas car au final il est splendide !!!

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Pose du plancher en cours.

Avant d’huiler le plancher, j’ai bouché les nœuds. Pour ce faire, j’ai trouvé une combine dont je suis très content : J’ai fait de la sciure fine de chêne avec des déchets du plancher, puis j’ai mélangé cette sciure avec ma colle à bois super écolo à la caséine (qui elle même est en poudre). Puis j’ai mouillé le tout, et là la magie de la chimie (enfin je suppose) a opéré. Le tout est devenu un mastic brun foncé, de la même couleur que les nœuds !! Cerise sur le gâteau, il est resté un peu coulant et a donc coulé légèrement dans le nœud, ce qui atténue le « trop parfait du paradigme Suisse » et une fois sec il se ponce très bien !

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Mélange sciure de chêne et colle à la caséine.
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Et voilà la réaction.
Sans doute le tanin du chêne qui réagit à l’eau !
La cuisine commence

Pendant que Pittet Artisans fait les enduits en chaux/plâtre sur nos escaliers,

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une fine équipe se met à ouvrir la myriade de cartons Ikea et à déchiffrer les hiéroglyphes se trouvant sur les papyrus estampés IKEA.

Mais oh surprise, le premier meuble prend un peu de temps, puis ça devient même facile !!!

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La première série.

Bref la cuisine commence à pointer le bout de son nez...

Un grand merci à Jean-Louis et Didier pour leur grande maîtrise du montage Ikea...

Passerelle en verre

Nous souhaitions réduire notre ouverture du rez supérieur au 1er. Toutefois nous ne souhaitions pas perdre la lumière et la vue de notre arche depuis le bas. De plus nous souhaitons profiter du panneau de contreventement en bois pour faire une bibliothèque.

La solution s’est présenté à nous par elle-même. Il faut faire une passerelle en verre ! C’est fun, solide, lumineux et ça réduit l’ouverture.

Après quelques recherches, j’ai conceptualisé la dite passerelle qui se posera sur mes solives.

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La passerelle en conception.

Je vais donc faire fabriquer des poutres métalliques, puis un vitrier viendra me poser les verres adéquat.
Après avoir synchronisé tout ce petit monde (je vous passe tous les détails de discussions...), la fabrication est lancée.

C’est pas sans mal que j’ai reçu le matériel. Tout d’abord, les poutres ont été fabriquées chez un petit artisan du village. Celui-ci les a envoyé à peindre (thermo-laquage) dans une société spécialisée. Quand les poutre sont revenues, ils s’étaient trompés de couleur. Hop retour à l’expéditeur.

Bon maintenant j’ai mes poutres, je me réjouis de les poser ! Et hop je les mets en place, et là je constate que le haut des rails dépasse de presque 1cm le niveau de mon plancher ?! Aaaaargh !!! L’artisan s’est trompé, il n’a pas compté l’épaisseur du métal quand il a plié les supports...
Après discussion avec lui, on convient d’un accord. Il me réduit le prix et moi je vais défoncer les solives pour réduire en conséquence la hauteur de mes poutres...

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Du concept au concret...

Et voilà le travail. Manque plus que les verres...

Pour la sécurité, j’ai fait faire des barrières qui seront du type « pont de bateau ». Elles seront fixées sur la passerelle et vers l’escalier (autour de l’ouverture quoi).

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Barrières type pont de bateau.

J’ai aussi posé mes tuiles sur mon petit toit intérieur. Et quand j’ai fini j’ai constaté un gros défaut. La pente du toit fait qu’on ne voit pas les tuiles et donc cet élément de déco devient inutile...

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Point de vue dans la ligne de la pente.

Il faudra que je rectifie ça en augmentant la pente de mon petit toit !

Des barrières

Ça y est on a monté les barrières autour de l’ouverture. Une pour le côté de la passerelle en verre et l’autre pour ne pas tomber en bas l’escalier depuis le futur filet fun...

La barrière du côté de la passerelle est superflue au niveau sécurité, car le filet fait l’affaire. Toutefois, on a souhaiter en avoir une pour un confort de bien être. D’autant plus que sur la parois en bois derrière la barrière, on veut faire une bibliothèque.

Evidemment il n’y a pas de barrières côté salon ! Sinon comment vas-t-on aller dans notre filet ?!

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Côté bibliothèque.
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Côté escaliers

Merci à Caryl pour son aide.

Tablette pour la vasque

A la salle de bain, on va mettre une vasque en guise de lavabo. Ça fait déjà un bon moment qu’elle attend d’est mise en place. Mais avant ça, il faut construire la tablette sur laquelle elle va poser.

Je l’ai construite avec le même bois que le plancher de la salle de bain, c’est à dire avec du robinier usiné en plancher type « pont de bateau ». Ce genre de plancher a un profil qui laisse une rainure sur le plat du plancher qu’il faut remplir avec un joint. Pour ce faire, j’ai été chez le marchand d’accastillage et je lui ai acheté du joint pour pont de bateau.

Pour poser ce joint, il faut tout d’abord mettre une couche d’accroche qui est une espèce de colle bien pétrochimique et qui pue bien ! Elle sèche assez vite (quelques minutes). Puis avec le pistolet, il faut bien bourrer les rainures. Suite de quoi il faut laisser sécher (plusieurs jours) et poncer jusqu’à ce que le joint soit à fleur du bois.

J’ai ensuite huilé le tout à l’huile de lin afin de protéger le bois (ici pour la recette de notre huile).
D’ailleurs à ce propos, l’expérience montre qu’il faut huiler le bois dès que possible, surtout s’il est réactif à l’eau [1] (comme le robinier ou le chêne).

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La vasque à sa place
Reste à la fixer...

En parallèle Paul a fini le chemin d’accès à l’entrée principale. Il a mis une couche de tout-venant. Ça fini l’histoire et on trouve ça plutôt joli.

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Le chemin d’accès
Le chemin est en groise.
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Notes

[1En effet le plancher de la salle de bain est en robinier et quand Yves Bilat est venu faire le premier tadelakt, malgré une bonne protection, il a été touché par l’eau. Il a noirci instantanément ! Heureusement c’est partis facilement au ponçage.

Jingle bells !

Avec me femme on a décidé de faire une petite fête de Noël dans la maison. Elle atteint maintenant un niveau de finition qui nous permet de le faire. Et ça c’est plutôt encourageant.

Du coup la cuisine avance bien. Tout les caissons sont en place et la forme finale se voit déjà.

On a quand même bien transpirer pour installer tout ça.
Eh oui, comme d’habitude on ne fait rien dans la facilité. Le « presque-îlot » [1] a des meubles dans toutes les directions. Du coup les distances ne sont pas toujours comblées et on a des vides entre les meubles. Bah on en a vu d’autres, mais ça nous a pris du temps pour consolider tout ça et tout mettre à niveau.

Reste à mettre :
- les tiroirs,
- les façades et tablars,
- les corniches (bandes décoratives en haut des armoires),
- l’évier en pierre, qui attend depuis un bon moment son tour,
- le plan de travail,
- et l’électro-ménager

Ben en écrivant tout ça je prends conscience que j’ai encore du travail en masse pour finir la cuisine...

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Les meubles sont en place
Au premier plan le « presque-îlot », et au deuxième plan le frigo et l’armoire qui est tout juste passée.
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Pour le grand meuble qui se trouve collé au réfrigérateur (cf. photos), il est passé au centimètre près (si c’est pas au millimètre !). J’avais pourtant tout bien mesuré, calculé et prévu un peu de marge, mais malgré ça ce fut juste ! Mais bon l’essentiel est qu’il est en place...

En guise d’essai j’ai monté et mis les premiers tiroirs. Comme d’habitude, le premier est long et compliqué,,,

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Les premiers tiroirs
Notes

[1Je l’ai appelé comme ça car il ressemble à un îlot de cuisine, mais on ne peut pas faire le tour.

Un filet fun

Celui-ci il a failli ne jamais exister ! Il a une sacrée histoire que je vais vous compter ici :

Il était une fois un premier projet de fou où la présence d’une ouverture équipée d’un filet était requise voire même le centre d’intérêt autour du quel la maison a été dessinée. Toutefois ce premier projet n’était pas réaliste et il a été abandonné au profit du présent projet. Or l’ouverture équipée d’un filet a été remis en question au design du deuxième projet. Après moultes discussions avec architectes, amis et autres conseillers le filet disparu du projet, mais pas l’ouverture.
Durant la construction de la maison, plusieurs fois la questions s’en fut revenue : « ...aaaah c’était une bonne idée ce filet... ». C’est alors qu’au détour d’une de ces discussions nostalgique une étincelle étincela dans le cerveau des heureux constructeurs.
— « Allé on le met ! Laissons nos enfants qui sommeillent en nous s’exprimer ! », dirent en cœur les constructeurs.
C’est ainsi que le filet pris vie au cours de la construction de la maison. Il vécu heureux et beaucoup d’enfants (y compris les enfants intérieur des grands) s’amusèrent dessus en toute sécurité.

Bon maintenant et après cet exercice littéraire de style, un peu de technique...

C’est un filet que nous avons commandé en France [1]. Si ça vous intéresse, vous le trouverez ici. Il est forcément fait sur mesure.

Une fois reçu, c’est surprenant car il parait tout petit. Notre première réaction fut de dire qu’il s’étaient plantés à la fabrication. Mais après avoir un peu tiré dessus, on a constaté que ça devrait jouer.

Techniquement nous avons quand même dû un peu anticiper. En effet le filet va être tenu par la passerelle en verre. A la conception de celle-ci j’ai donc dû demander au serrurier de me souder des boucles tous les 15 cm.
En effet pour monter ce filet il faut que tout le tour de l’ouverture il y ait des boucles tous les 15 cm environ. Les trois autres côtés de l’ouverture sont des poutres en bois. Donc facile à poser.

Une fois les boucles posées, on a alors fait de la haute couture avec une corde en nylon (fournie avec le filet).

Et voilà le travail, c’est « trop top cool génial ». En tous les cas à l’usage, c’est magique. Les enfants (et leur copains) se régalent, sautent, lisent des livres dessus, etc... Et nous les adultes, on fait de ces « ronflées » là-dessus (on l’a même appelée la place de la sieste...).

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Merci à Caryl et Lany pour leur aide en soirée.

Notes

[1Eh oui, une fois de plus ce les matériaux qui sortent un peu de l’ordinaire ne se trouvent pas en suisse !!

Joint de bateau

Comme je l’ai déjà dit, dans les spécialités, nous avons choisi de faire le fond de la salle de bain avec un plancher en bois (robinier) type pont de bateau.

Il est temps maintenant de le finir et donc de faire les joints. Pour la technique, j’ai déjà expliqué comment les faire dans un précédent article.

Je coule donc les joints et attend quelques jours que ça sèche bien.

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Joints coulés bruts (non poncés).

Une fois bien sec, j’ai poncé avec la ponceuse à bande pour le gros, la ponceuse à vibration pour les bords et finitions et une petite ponceuse en triangle pour les coins. Un gros boulot car les joints ne partent pas si vite. Je dirais même que la ponceuse à bande était nécessaire, sinon j’y aurais laissé une journée et mes nerfs !
N’hésitez pas à mettre assez de matière car la pâte est assez « coulante » et après ponçage, à certains endroits, il y a des manques..,

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Fond de la douche fini.
Poncé et huilé.
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Le reste de la salle de bain.
Poncé et huilé aussi...

Une fois poncé, j’ai directement huilé, car l’expérience montre qu’il ne faut pas laisser du bois tout beau tout poncé comme ça. Surtout du bois hyper réactif comme le robinier ou le chêne.
Mais là j’ai fait une erreur : en pensant sur-protéger mon bois, j’ai mis beaucoup trop d’huile. Du coup il a mis énormément de temps à sécher, des mois (je suis même pas sûr qu’elle est entièrement sèche maintenant en 2015) ! Je conseille donc de mettre plusieurs couches, mais fines. Peut-être l’appliquer ou l’essuyer après application au chiffon ?!

La cuisine est finie

Ou presque, il reste un meubles sur mesure à faire (sous l’évier en pierre), mais il va attendre un peu. On déménagera avant...

Le poignées ne viennent pas de chez Ikea, car ils n’en avaient pas des comme celle-ci. Pour fixer ces poignées, je me suis fait un gabarit de perçage afin d’aller plus vite et d’être plus précis. En effet j’ai quand même fixé une trentaine de poignées...
Attention si vous percez des façades, mettez un bout de bois derrière bien tenu (par un serre joint par exemple) afin que quand la mèche traverse elle n’arrache pas le bois et que le trou soit propre !

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Les poignées

J’ai aussi posé les corniches et les caches-lumière [1]. Je dois dire que cette partie est assez difficile car il faut être précis si vous voulez que ça ait un peu de gueule.

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Les corniches.

Une fois tous mes meubles posés et finis, j’ai demandé à mon menuisier de fabriquer et d’installer le plan de travail en chêne massif. Puis une fois fait, j’ai huilé le dit plan avec une huile spéciale pour plan de travail que vous pouvez trouver ici [2]. Cette huile est vraiment super, je ne peux que vous la recommander.

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Le plan de travail huilé.

Bon il manque encore les appareils électro-ménagers et la cuisine est opérationnelle !
D’ailleurs à ce propos je m’en vais de ce pas vous faire un petit compte-rendu de ma petite étude !

Notes

[1Le cache-lumière est un profilé (dans mon cas le même que les corniches) qui comme son nom l’indique cache les lumières qui son fixées sous le meuble. De plus ça donne du cachet.

[2D’ailleurs je dois dire que la société Thymos est formidable. Elle fournis d’excellents produits naturels au niveau enduits, peintures, huiles, etc... Ils sont très sympas et de bon services !

L’électro-ménager

Pour acheter l’électro ménager j’ai passé pas mal de temps à étudier les offres des fabricants.

Personnellement j’avais plusieurs critères de base :
- Je voulais que les machines à laver puissent prendre l’eau de pluie. En effet, vu que je récupère l’eau du ciel, il n’y a pas de raisons que le lavage se fasse avec de l’eau traitée pour être bue !
- Je voulais que les machines à laver puissent prendre l’eau chaude. Le seul cas où il est conseillé d’utiliser l’eau chaude dans les machines est si vous chauffez l’eau via des panneaux solaire ou par un poêle à bois [1].
- Et évidement en basse consomation. Mais bon maintenant les machines le sont presque toutes

J’ai donc écumé les sites internet des fabricants afin de trouver les modèles qui correspondent à mes critères. Je vous passe des détails, mais pour moi, le grand vainqueur est « Miele ».
- Primo c’est le seul fabriquant dont toutes ses machines à laver la vaisselle accepte l’eau chaude (en tous les cas quand j’ai fait mon analyse...).
- Secundo ils ont un modèle de machine à laver le linge qui s’appelle « AllWater »
- Tertio ils ont quand même une bonne réputation.

Il y a plein d’autre petit critères qui ont fait pencher la balance, mais je ne vais pas m’étaler ici et puis de toute façon je ne m’en souviens plus ;-).

Pour ce qui est du réfrigérateur, on souhaitais avoir un grand congélateur avec. La solution du box à l’américaine est donc venue d’elle même, et on est bien contents, c’est vraiment extra...

Pour le four et les plaques de cuissons, on avait ces critères :
- On ne voulait pas de plaques avec commande tactile (dont les bouttons de commandes sont intégrées sur la vitre de cuisson).
- On ne voulait pas de plaques à induction, car on crois que le champ électro-magnétique de celles-ci est bien trop élevé et donc potentiellement dangereux. Voici un résumé plus qu’officiel qui étaie mes dires...

Eh bien le plus dur a été de trouver un four avec des plaques de cuissons qui ont des bon vieux gros boutons pour les enclencher.

Pour finir, on a décidé de tout acheter à la même place et en Suisse. Je sais qu maintenant on peut trouver des prix canons sur le net, mais le service est bien plus compliqué ! Puis en négociant bien on arrive quand même à avoir un bon prix.
On s’est donc rabattu sur une société que je ne citerai pas ici (qui commence par « F » et qui fini par « ust »). Hormis quelques couac à la livraison, tout s’est bien passé.

Notes

[1Ces deux moyens de chauffage sont ceux qui ont la meilleure efficacité énergétique (ou COP). Ça vaut donc la peine d’utiliser l’eau chaude provenant de ces sources énergétique.

Tadelakt 2.0

Comme je l’ai dit dans un précédent article, le tadelakt tire fanchement la gueule ! Il a maintenant de grosses fissures, des parties se décollent.

Ce tadelakt est donc disqualifié ! Il faut maintenant le remplacer. Je téléphone donc à Yves et on s’arrange. Je téléphone aussi à Pascal Pittet pour voir s’il a une idée pour le renforcer. Pascal me dit qu’il a un treillis en fibre de verre qui devrait faire l’affaire. Ni une, ni deux, je vais chercher de ce treillis [1].

On a donc commencé par enlever le tadelakt qui se décollait d’ailleurs très facilement. Je dois dire que ça fait quand même mal, mais bon quand y faut, y faut !

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La partie qui se décollait.
On voit bien ici que le tadelakt ne tenait pas à la terre. Certainement dû aux mouvements de la maison.
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Comme toujours, plus facile à enlever qu’à mettre...
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Comme toujours, plus facile à enlever qu’à mettre...

Puis Yves est venu refaire le tadelakt mais cette fois-ci armé. Il a posé le treillis dans le gobetis (couche d’accroche), puis il a refait le tadelakt.
Merci à Yves d’avoir joué le jeux. S’il vous intéresse, je ne peux que vous le conseiller. Voici son site http://www.yvesbilat.ch/.

On est très content et franchement on se sent mieux de savoir ce tadelakt en sécurité (et donc la paille qui est derrière avec...).

Au niveau du vestibule, on a fini de poser le lambris de récupération. On a quand même redéfait un bout pour le refaire car les planches qu’on a utilisée étaient restées un certain temps dehors sous la pluie et malgré qu’on avait sélectionné des planches sèches, elle on eu un sacré retrait (on a vu des espaces de plus d’un centimètre). Je le savais dans la théorie, mais ma fois on apprend par l’expérience...

Du coup on a pu isoler le sol du vestibule. Pour ce faire, j’avais un reste de liège qui traînait, ainsi que les restes de mes panneaux Pan-terre qui ne sont pas fait directement pour isoler thermiquement, mais bon c’est de toute façon un plus.

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Notes

[1Comme à l’accoutumée, ce genre de matériaux sort du paradigme de la construction en Suisse et est donc très difficile à trouver. Heureusement que Pascal en avait en stock...

Speedy Gonzales !

Une journée dont la productivité a été exemplaire !

Nous approchons de la date du déménagement. Il est temps de semer l’herbe afin d’avoir un endroit pour faire du foot avec mon fils ;-).

Une fois de plus j’ai pu compter sur des participatifs ! Et une ribambelle !

Bon maintenant occupons nous de notre gazon. Je me suis renseigné comment faire et là je constate qu’il y a plein de théories. Je dois donc en choisir une.

Après mûre réflexion Je vais faire comme suit :

  1. Retourner la terre au motoculteur.
  2. Enlever les cailloux (en tout cas un maximum).
  3. Semer.
  4. Ratisser légèrement pour enfouir les graines.
  5. Attendre que l’herbe pousse.
  6. Puis passer le rouleau pour tasser.

Vous aurez remarqué que je passe le rouleau après que l’herbe pousse ! En effet c’est une théorie (comme une autre...) qui dit que si l’on passe le rouleau une fois qu’on a semé, la terre fait comme un croûte que les graine on plus de peine à passer, et ça augment le temps de pousse.
Bah c’est un choix à faire, mais l’un dans l’autre, je ne suis pas sûr que ça change grand chose.

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Motoculteur
Tourner la terre pour faire monter les cailloux.
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Ratisser
Pour enlever le gros.
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De cailloux, des cailloux et des cailloux...

Pendant qu’une fine équipe de jardiniers me faisaient la pelouse, une autre fine équipe posait les tatamis dans les chambres des enfants.
A ce propos, il ont mis les tatamis bien serrés les uns aux autres et après expérience, je pense que ce n’est pas la meilleure idée. En effet dans les chambres la surface n’est pas très plane, il y a des « bosses » au niveau des jointures.

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Dans une chambre, il y a le canal technique [1] qui passe.

Ne pouvant rien visser dans le murs, et n’ayant qu’une poutre qui passe par là, j’ai trouvé une seule solution pour cacher ces tuyaux disgracieux : j’ai fait usiner des cadres en métal que je peux visser sur la poutre et sur lesquels je pourrai visser mes planches.

Eh bien l’équipe des tatamis - ayant fini sont travail - s’est occupé de me les mettre en place.

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Cadre à visser
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Mais aussi (et encore) une autre fine équipe a commencé à tirer les câbles de communication dans les tubes prévus à cet effet.

Mon électricien m’a laissé une grosse bobine de câble ethernet de catégorie 6. Il m’a conseillé de tirer deux câbles [2] ethernet et un câble coaxial pour la vidéo. Ce qui fait un gros paquet à tirer... Effectivement, mes tireurs de câbles ont souffert.

Un grand merci à René-Pierre, Didier, Flavio, Laurent, Pio, Sabine, Yves, Lyvia, Morghi et Florian !

Notes

[1C’est là que passe les tuyaux pour le circuit solaire (de l’accumulateur aux absorbeurs), un futur écoulement d’eau et des conduites d’eau sous pression pour le 1er

[2Deux câbles ethernet car sur ces câbles on peut faire passer d’autres données que l’informatique. Par exemple, je fais passer mon téléphone fixe.

Quelle différence y’a-t-il entre et freme la porte ?

Ne cherchez pas, il fallait un titre... Mais le rapport est quand même que nous avons mis les premières portes intérieures !

Mais avant ça, nous avons fini de semer le gazon. En effet malgré l’efficacité foudroyante du jour précédent, il nous restait quelques mètres carrés à semer. Chose que voilà faite !

Puis nous restant du temps, on a décidé de commencer à mettre les portes intérieur. Mais alors là ça commence vraiment à sentir le déménagement !
A ce sujet, nos portes viennent de chez Hornbach, elles sont en bois massif à un prix imbattable. Le rapport qualité prix est très bon. Mais rapport qualité prix ne veux pas dire excellente qualité... En effet les gonds sont en plastique, tenus par deux petites visses. Ma fois ça a l’air de suffire, mais je reste un peu dubitatif.
La première porte qu’on a mis nous a directement révélé les défauts de la pose du cadre. Eh oui la porte ferme mal. Il faut forcer pour la fermer. On a quand même réussi à coup de rabots à la rendre plus ou moins « fermable ».

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La première porte.
Ça le fait non ?

On a aussi commencé à tirer les câbles pour la connectique (réseau informatique et câble vidéo coaxial). Mon électricien m’a conseillé de tirer 2 câbles informatique (RJ45) et un vidéo (coaxial) là où je le souhaitais. Pourquoi 2 câbles RJ45 ? Alors au début je me suis posé la question, mais en fait ce n’est pas bien cher et sur ces câbles on ne fait pas passer que de l’informatique. On peut aussi faire passer le téléphone par exemple. Allé, je met tout ça ! Enfin je demande à deux amis venus m’aider de les tirer. Et ils en ont bien bavé... En effet tirer 3 gros câbles pas trop souple dans un tube de diamètre 25, avec de bon gros coudes bien serrés, c’est pas évident. Mais bon avec une bonne sonde, une bonbonne de silicone (pour lubrifier) et de la patience on y arrive. Bien qu’on ait dû à deux reprises couper le tube et passer les câbles en deux étapes.

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Les câbles de connectique.

Merci à Sabine pour son précieux coup de main et à Yves et Didier pour leurs efforts à tirer ces câbles !

Excès de zèle

Dans la volonté de vouloir tout bien faire, j’avais prévu des arrivées d’eau et d’électricité là où il y avait de l’électroménager. Ben c’est ça le zèle en excès. Car je me suis bien planté ! Eh oui mes arrivées sont tout bien à la bonne place, mais le problème est que la machine prend cette place et donc mes arrivées sont condamnées !!!

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Le belles arrivées bien à leur place...

Après une petite discussion avec mon installateur sanitaire, on va prendre l’eau sur les arrivées de l’évier et l’écoulement ira aussi à l’évier (comme ça se fait souvent d’ailleurs). Et qui plus est, j’ai fait la même bêtise à la buanderie...

Pour l’électricité, j’ai fait une petite saignée jusque sous le meuble de cuisine, puis j’ai tiré un tube et de fils. J’ai alors vissé une multi-prises sous le meuble (voir la photo ci-dessus) et j’ai rebouché tout ça avec du « plâtre d’électricien » (FIXIT 101).

Bref je me suis mal documenté sur ce coup là. Bah à tout problème sa solution !

Maintenant des nouvelles de mon gazon. Il pousse bien, merci. Après un peu plus de deux semaines on voit les brins qui poussent.

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Le gazon pointe le bout de son nez.

Dans un autre registre, j’ai mandaté le maçon du village pour poser les dalles de la buanderie. Mais avant il doit rectifier notre travail et faire une petite chape mais bien plate... Je vous laisse ici son adresse car il bosse très bien : Christian Lana Maçonnerie & carrelage.

Et pour finir, on a isolé et posé un lambris - de récup s’il vous plait - sous le toit du sas en gardant le même style que les parois.

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Lambris de récup.
La profondeur dans la couleur

La main courante de notre escalier est faite en chaux-plâtre. Nous avions vu lors d’une de nos visites un escalier similaire avec la même main courante, peinte d’une manière qu’elle était juste incroyablement belle.
Nous allons essayer de reproduire ça.

Dans les discussions avec Pascal Pittet, il nous a dit que celle qu’il avait fait, avait 5 ou 6 couches de couleurs, et que la couleur finale était en rouge pourpre.

Pour peindre il a utilisé de l’huile de roche (ou stone oil) mélangée aux pigments.

J’ai réfléchit aux diverses couches qu’on allait faire et j’ai imaginé comment allait donner les couleurs dans la profondeur. En effet les couches qui sont au fond donnent un effet de profondeur au résultat final. En me faisant confiance, je propose à ma femme de faire comme suit :

  1. Jaune
  2. Bleu
  3. Rouge ocre
  4. Rouge pourpre
  5. Rouge pourpre (deuxième couche)

A l’attaque ! Pour chaque couche, on prend l’huile et on y ajoute les pigments. On peint la main courante et on attend qu’elle sèche. Puis au tour de la couche suivante...

Dès la deuxième couche on a commencé à sentir la profondeur. Puis quand on a commencé le rouge pourpre, alors là c’était carrément incroyable !

La petite astuce est que la couche bleue, il faut la faire assez légère, ce qui donne un effet de veines de bois.

Je peux dire que nous sommes fiers de notre main courante !!!

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1re couche : le jaune
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2e couche : le bleu
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3e couche : le rouge ocre
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4e et 5e couche : le rouge pourpre
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Magnifique résultat
On dirait de l’acajou

Pour la petite histoire, lors de la visite de conformité, l’architecte conseille du village me dit : « Tiens, c’est marrant votre main courante, on ne voit pas les joints du bois ?! »...

Un glacis pour la cuisine

A la cuisine, nous avons un petit coin avec une fenêtre intérieur. Et ce petit coin est fait de briques en terre cuite recouvertent d’un enduit de chaux et de sable. Il est gris quoi...

Pour mettre un peu de couleur dans ce petit coin, on a décidé de faire un glacis jaune.

Le glacis se fait en mettant un badigeon de chaux, puis en appliquant un mélange d’eau et de pigments (glacis). L’astuce est d’appliquer le glacis au bon moment, quand le badigeon a commencé à sécher, mais qu’il est encore un peu frais. Ceci fait que quand la chaux va faire sa carbonatation, elle va créer des nuances dans les pigments et faire des effets de « nuages ».

Le résultat nous convient très bien !

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Un glacis jaune.
On voit bien là les effets nuages.
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